Mass Effect 3 de Casey Hudson

Le 8 avril 2012 par Cédric Le Men dans Action

Notes

Réalisation
80%


Scénario/Traitement
55%


Gameplay
85%


Graphismes
80%


Son
90%


Intérêt
80%


Total Score
78%

78/ 100

Genre: , ,
 
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Développeur:
 
Éditeur:
 
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Avec Les Voix De: , , , , , , , , , , , , ,
 
Scénario:
 
Musique:
 
Pays:
 
Date De Sortie:
 
Crédit photographique: Bioware I ©D.R.
 

Les Plus:

Une histoire et un gameplay plus orientés RPG.
 

Les Moins:

Une fin qui laisse un peu perplexe et certaines fonctionnalités fort sympathiques des précédents opus qui manquent ici.
par Cédric Le Men
La critique

Si le jeu de rôle était, à l’époque des NES, Super NES et autres Megadrive ou Sega Saturn, un genre plus que prisé et répandu, le passage aux consoles Next Gen a vu le genre décroître au profit de jeux orientés multijoueur, FPS et autres shooters, à tel point que le RPG pur et dur n’existe quasiment plus ailleurs que dans le monde du PC. Hybride mélangeant action et jeu de rôle, dont le premier épisode est paru en 2007 sur X-Box 360 et en 2008 sous windows, la série Mass Effect s’est vue gratifier d’un nouvel épisode, faisant évidemment suite aux aventures du commandant Shepard.

Cette fois-ci, après avoir vaincu les Geths et les Collectors (ou Récolteurs), Shepard et ses compagnons sont impliqués dans la sauvegarde de la Galaxie, face aux Reapers — les Moissonneurs en français —, une race extraterrestre techno-organique dont le seul but semble l’extermination de toute forme de vie organique de la Voie Lactée. Alors que les Reapers ont attaqué la Terre, Shepard s’enfuit à bord du Normandy, son fidèle vaisseau, avec pour mission d’unir les différents peuples dans une lutte contre leurs envahisseurs.

On retrouve donc une grande partie des personnages des deux précédents épisodes avec, toujours, le même souci qu’a Bioware de proposer une ligne narrative continue. Ainsi, en plus de la possibilité de d’importer votre personnage et ses caractéristiques depuis la sauvegarde d’un opus précédent, il ne vous sera pas possible de croiser les personnages morts à la fin de Mass Effect 2 par exemple, ou d’interagir avec certains personnages en fonction de vos choix, notamment en ce qui concerne vos précédentes relations sentimentales. Un principe qui, s’il semble parfaitement logique « dans la vraie vie », reste relativement novateur dans le jeu vidéo. De la même façon, on conserve le système caractéristique de la série, consistant à orienter votre personnage vers une réputation plutôt positive ou négative en fonction des choix de jeu, avec tout ce que ça implique comme répercussions auprès de vos partenaires.

Rien de bien nouveau en apparence donc, c’est sur le gameplay lui-même qu’il va falloir aller chercher les détails qui font toute la différence. La première, et de taille, c’est l’orientation résolument plus RPG du soft, contrairement à un deuxième épisode davantage action. Ici, la personnalisation est au rendez-vous et, très tôt, vous aurez à choisir, pour les pouvoirs biotiques par exemple, entre différentes compétences qui influeront inévitablement sur votre expérience de jeu. Idem pour les armes, que vous pourrez améliorer et personnaliser en leur ajoutant des petites interfaces qui perfectionneront tantôt leur précision, tantôt leur puissance… toujours en fonction de votre façon de jouer. L’autre grande différence, qui semble un peu paradoxale, c’est le peu d’interactions possibles avec les autres membres de votre équipe ainsi que la suppression du principe de loyauté qui faisait l’originalité de Mass Effect 2. On se retrouve donc avec des dialogues considérablement raccourcis en comparaison avec les deux premiers épisodes du jeu. Dernière différence remarquable : le système de navigation de Mass Effect 2, qui permettait de scanner chaque planète à la recherche de ressources a lui aussi été supprimé au profit d’un système permettant au joueur de scanner, au sein d’un système solaire, les planètes contenant des informations ou des ressources, mais au risque d’avertir l’ennemi de sa présence.

Techniquement parlant, on ne peut que saluer le travail des développeurs de chez Bioware. Mass Effect 3 est en tous points meilleur : moins de bugs, des textures plus riches et mieux définies, des environnements plus variés, un travail sur le son mieux réalisé, gestion des ombres et des reflets plus juste… Si la prise en main du jeu reste globalement souple, les déplacements du personnages posent parfois problème, ce dernier accusant une certaine lourdeur dans ses mouvements. Attention, donc, à ne pas vous retrouver coincé contre un mur alors qu’un Reaper est en train de vous tirer dessus ! Côté difficulté, on oscille d’un extrème à l’autre : les modes les plus simples conviendront aux joueurs privilégiant l’histoire ; les modes les plus difficiles constituent quant à eux un véritable challenge et vous aurez à planifier très méticuleusement votre stratégie d’attaque si vous voulez parvenir à vos fins. Seul petit point noir : si la musique de ce troisième opus et partiellement signée par le génial Clint Mansell, on regrette une bande-originale plutôt disparate, allant du très bon au médiocre.

Bioware revient donc avec un excellent jeu action/RPG, auquel on pourra toutefois reprocher un final quelque peu déroutant car parfaitement incompréhensible dans le contexte global de la saga — les anglophones pourront par ailleurs lire cet excellent article à ce sujet. Malgré ce défaut, les amateurs du genre en général et de la série en particulier y trouveront sans aucun doute leur compte, au détours de scènes de jeu véritablement anthologiques — la confrontation avec le Reaper sur Rannoch, le final… Et si certaines décisions narratives et la réduction des dialogues éloignent quelque peu le jeu du RPG pur et dur, certaines fonctionnalités viennent quant à elles renforcer cet aspect, pour une expérience de jeu plus immersive encore. Enfin, on ne saura trop conseiller les anglophones de jouer au jeu dans sa version originale : avec des doubleurs de la trempe de Carrie-Anne Moss, Martin Sheen, Lance Henriksen, Seth Green ou Tricia Helfer, la qualité est indéniablement au rendez-vous.  Mass Effect 3, comme ses deux prédécesseurs, est un incontournable, rien de moins.


A propos de l'auteur

Cédric Le Men
Profile photo of Cédric Le Men

Issu d’une famille de musiciens, Cédric fonde en 1995 le groupe Zahori, avec lequel il se produit pendant près de 10 ans, avant de se spécialiser dans la réalisation cinématographique à l’ESRA. Il y réalise les courts-métrages "Kaeron" et "Lacrimosa", dont il compose aussi en partie les musiques originales. Plus récemment, Cédric réalise le court métrage "Dieu reconnaîtra les Siens".

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