Il était une fois, une fois de Christian Merret-Palmair

Le 23 août 2012 par Guilhem dans Comédie

Notes

Réalisation
78%


Scénario
75%


Casting
80%


Image
60%


Musique
71%


Technique
65%


Suppléments
75%


Interêt
75%


Total Score
72%

72/ 100

Genre:
 
 
Réalisation:
 
Avec: , , , , , , , , ,
 
 
Scénario: , , ,
 
Photographie:
 
Musique:
 
Pays:
 
Editeur:
 
Date De Sortie:
 
Année De Production:
 
Support:
 
Durée: 95 minutes
 
Format: Format Vidéo 16/9 compatible 4/3, Format DVD-9, Film en couleurs Audio Français Dolby Digital 2.0, Français Dolby Digital 5.1
 
Langues: Français
 
Sous-titres: Français pour malentendants
 
Bonus: - Scènes coupées - Making of: Very Belge Trip: leçon de Belgitude - Le faisage de Il était une fois, une fois
 
Date de diffusion: 15 février 2012
 
Crédit photographique: TF1 Vidéo
 

Les Plus:

Une idée de départ intéressante. De bons acteurs. Un film divertissant.
 

Les Moins:

Le coté « téléfilm », tant sur l'image que sur le rythme.
par Guilhem
La critique

Malgré un titre amusant et un sujet assez porteur — les belges vus par les français , Il était une fois, une fois a été un échec au Box-office. Si le second film de Christian Merret-Palmair, après Les Portes de la gloire, n’a pas trouvé son public en salles, il y a de grandes chances qu’il le trouve en vidéo. En effet, si le sujet aurait pu faire l’objet d’un traitement particulièrement caricatural, comme trop souvent dans la comédie française, ce long-métrage est pourtant digne d’intérêt pour sa volonté de reprendre des codes du film de cambriole mais aussi pour sa belgitude (bien entendu), devenue ici une véritable arme. La technique de l’arroseur-arrosé, en somme.

Willy Vanderbrook (François-Xavier Demaison), brillant franco-belge devenu citoyen du monde, postule pour un poste de concierge dans un grand palace parisien. Il est accueilli par un ami d’enfance, Serge Luyperts (Charlie Dupont), limonadier désabusé qui héberge son ex-beau frère, Frank Vrut (Jean-Luc Couchard), indépendantiste Wallon gentiment psychopathe. La candidature de Willy — recalé pour délit de belgitude — va le contraindre, lui et ses compatriotes, à une imposture absurde et « royalement » revancharde. En se faisant passer pour l’héritier de la couronne belge, Willy et sa bande déclenchent une série de joyeux débordements dans le cinq étoiles qui attire rapidement l’attention de Jessica (Anne Marivin), une intrigante professionnelle. Mais, en pensant séduire le futur « roi des belges », elle va se frotter à plus fort qu’elle. Ce détonateur burlesque entraîne alors le trio made in plat pays dans une escroquerie aussi conséquente qu’hasardeuse.

Produit par Dominique Farrugia, le point de départ de l’écriture d’Il était une fois, une fois est issu d’une anecdote de l’ami belge de l’ex Nul, Charlie Delwart, que l’on retrouve au début du film : la vision qu’ont les français des belges. Mais au lieu de surfer sur une caricature pure et dure, les scénaristes Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte (scénaristes de The Prodigies, Renaissance mais aussi de L’immortel et Le prénom) vont insuffler un cours sur les belges à travers le moteur du film, le personnage d’Anne Marivin, qui doit apprendre à devenir belge pour réaliser un vol de bijoux dans un célèbre hôtel parisien.

Va donc s’en suivre un entrainement des plus improbables, faire devenir belge une française. Le spectateur découvrira donc un autre monde. Celui des accents belges et ils sont particulièrement nombreux, le plus célèbre étant l’accent bruxellois. Mais ce n’est pas tout, on parlera également de bière, de situation politique et des artistes qui comptent en Belgique, comme Le Grand Jojo, auteur du « Chef un petit verre, on a soif », véritable cri de guerre du film. Et des petites perles de dialogues comme « On ne rigole pas avec l’humour » ou bien encore l’explication sur l’expression « Non peut-être ».

Il était une fois, une fois cherche aussi à surfer sur le « caper movie », ou film de cambriole, en rendant un hommage appuyé à Ocean’s Eleven jusque dans la reprise d’un des thèmes du film. Mélange des genres, le film surfe également sur la comédie américaine marquante de ces dernières années, Very Bad Trip, lors de la séquence de destruction de la chambre d’hôtel.

Si le film foisonne d’idées et d’énergie — il est d’ailleurs très court, puisqu’il fait moins d’une heure trente —, il a, comme souvent, un vernis de téléfilm qui le ramène dans le niveau standard des productions françaises. Et c’est bien dommage, dans la mesure où il aurait gagné en intensité et en humour si la photographie était un peu plus lumineuse, s’il y avait un peu plus de personnages secondaires et si le film avait trouvé un autre rythme, plus flamboyant : nulle doute que, ces conditions remplies, Il était une fois, une fois aurait rencontré un plus grand succès.

Les acteurs sont d’ailleurs très bons, que cela soit Charlie Dupont qui crève l’écran ici ou Jean-Luc Couchard, qui campe encore une fois un personnage déjanté (sa marque de fabrique depuis Dikkenek). Celui d’Anne Marivin est agréable, sans plus, même s’il constitue le ressort scénaristique principal. Et François-Xavier Demaison ne cherche pas la performance d’acteur à tout prix, ce qui est une bonne chose au demeurant.

Sorti chez TF1 Vidéo, le DVD est de très bonne facture. Le son et l’image sont très bien rendus, comme souvent avec cet éditeur. Les séquences marquantes du film sont reprises pour marquer chaque menu et sous menu. Un joli effort pour les sous titrages pour malentendants, avec des incrustations sur l’ambiance. Et surtout, le film est riche en bonus.

On aura ainsi droit, pour débuter ces suppléments, aux scènes coupées. Chose étonnante, puisque le film est court, mais il en regorge pourtant : quelques unes mettent en avant certaines blagues qui n’ont pas été conservées au montage, d’autres proposent des scènes plus longues. Dispensables pour garder le rythme du film, elle nous révéleront quelques passages comiques — comme le coup de la tartine, que les français trempent dans leur café — assez savoureux.

Le faisage de il était une fois, une fois, bonus des plus classiques s’il en est, nous plonge dans l’envers du décor. Mais à la différence des standards américains, c’est ici un véritable making of, entre pré-production, production et un peu de post-production. On assistera donc à la conception du film, entre idée de départ, interview des scénaristes, des acteurs principaux et de tous les belges qui sont également venus sur le film faire un petit caméo. On apprendra donc qu’à la base le film aurait pu s’appeler « L’union fait la force », la devise belge. Ou bien que le film devait, dans ses premières phases d’écriture, narrer les mésaventures d’un escroc belge utilisant sa belgitude pour escroquer les gens et parler du racisme belge. Mais le film aurait tourné en drame plutôt qu’en pure comédie. Dernier bonus, La Leçon de belgitude sur le tournage, est beaucoup plus dispensable et on a plus l’impression de voir des rushes du making-of qu’un supplément à part entière.

La sortie DVD du film permettra à Il était une fois, une fois de connaître un succès à n’en pas douter plus important que lors de sa sortie en salles. On fait réellement connaissance avec un réalisateur, Christian Merret-Palmair, qui a assurément sa place dans le monde du cinéma. Le film tord le cou à certains clichés et joue à fond la carte de la belgitude avec un séminaire, qui sert de générique final, pour devenir réellement belge. Amusant et distrayant, Il était une fois, une fois gagne à être vu.


A propos de l'auteur

Guilhem
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Créateur du site. Et accessoirement d'autres casquettes et rôles (beaucoup). Envoyez un mail à guilhem@cadependdesjours.com pour toute demande, question, suggestion ou demande plus formelle (courrier des lecteurs accepté aussi).

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