Sucker Punch de Zack Snyder

Le 7 avril 2011 par Guilhem dans Action

Notes

Réalisation
60%


Casting
50%


Scénario
10%


Photo
70%


Musique
50%


Intérêt
20%


Total Score
43%

43/ 100

Genre: , ,
 
Réalisation:
 
Avec: , , , , , , , , , , ,
 
 
Scénario: ,
 
Photographie:
 
Musique:
 
Pays:
 
Distributeur:
 
Date De Sortie:
 
Année De Production:
 
Durée: 110 minutes
 
Titre original: Sucker Punch
 
Crédit photographique: Warner Bros. France
 

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par Guilhem
La critique

Sucker Punch, film assez attendu par une partie de la rédaction de CDDJ, comme Battle : Los Angeles, depuis l’été dernier et les premières images, déçoit. Zack Snyder devrait faire des jeux-vidéos et peut-être arrêter de faire des jeux-vidéos au cinéma. Comme tout bon réalisateur qui a bossé avant pour se faire la main dans l’affreux monde de la publicité et le plus sympathique monde du clip, il en a tous les travers : bosser de l’image plutôt qu’une histoire, bosser des plans en fond vert plutôt que du cadrage. Mais cela n’est pas tout : tentant vainement de nous présenter un film noir, il nous présente un message d’une platitude sans nom, à grand coup de dialogue ringards et lissés et de jeunes actrices totalement déconcertées par un réalisateur qui a atteint ses limites avec un premier scénario bête à manger du foin malgré le vernis « dark attitude ».

Sucker Punch, c’est donc l’histoire de Babydoll (Emily Browning), enfermée contre son gré dans un asile de fou pour avoir tué par mégarde sa jeune sœur (à travers les premières minutes silencieuses, les seules d’ailleurs intéressantes). Promis à une lobotomisation certaine (nous sommes dans les années 50 ou 60), elle pousse quatre autres jeunes filles à s’unir pour échapper à leurs redoutables ravisseurs, Blue et Madame Gorski (Carla Gugino) – avant que le mystérieux High Roller ne vienne s’emparer de Babydoll.

Créant un monde imaginaire en exerçant une danse dont elle seule à le secret, Babydoll, avec l’aide des filles, partent en guerre contre des créatures fantastiques, des samouraïs et des serpents, grâce à un arsenal virtuel et à l’aide d’un Sage, dans l’espoir de retrouver leur liberté perdue….

Le problème principal quand on assiste à la projection de Sucker Punch, c’est que l’on ne peut s’empêcher de penser au sublime navet de l’espace Dead Or alive, adaptation du jeu vidéo du même nom1 qui rencontre les filles de Sin City, le coté putes en moins et le coté burlesque en plus. Le burlesque ayant été redécouvert par certains puissants de ce monde, il n’en fallait donc pas plus pour orienter plus l’imagerie du film vers ce sympathique courant. Enfin, ne soyons quand même pas trop admiratif : cela reste surtout des go-go danseuses banales.

Mais c’est surtout pour son espèce de vernis sans saveur que le nouveau film de Snyder dénote. En effet, il semblerait qu’il se cacher du pourri, du non dit dans Sucker Punch alors qu’on voit clairement que c’est surtout de l’esbroufe. C’est d’ailleurs même, au mieux, de la psychologie de comptoir, voire de bas étage. Mais cela ne serait pas vraiment dérangeant si le reste du film suivait. Car après tout, ce film est destiné principalement aux adolescents et aux jeunes adultes. Enfin, ceux pour qui aller au cinéma est l’affaire d’une véritable expédition.

Mais ce qui est loin d’être le cas, c’est que tous les aspects de Sucker Punch soient très mauvais. La direction d’actrices (on oublie les acteurs qui manquent totalement de présence) est totalement mauvaise. Les cinq pauvres filles jouent au mieux comme des nouilles, au pire comme des brèles (n’ayons pas peur des mots devant ce sublime carnage). Manquant très souvent de charisme, sans manquer de charme, et d’émotion, elles sont ici totalement perdues dans du fond vert, en essayant de faire passer quelques sentiments fort comme le libre arbitre ou même tout simplement la quête de liberté. On passe sur le rôle de Carla Gugino et de son accent totalement ridicule et qui a un mal fou à nous communiquer son empathie et sa volonté de sauver ses filles des méchants messieurs. Tous des pourris, c’est bien connu. Ce qui est logique puisque le film s’inscrit dans les années 50 où la gente masculine avait droit de vie et de mort sur les femmes. Pour s’en rendre compte, voir le film récent L’échange, de Clint Eastwood ou encore le cas Frances Farmer. Cela se passe aux États-Unis et c’était il y a à peine 60 ans.

Mais Sucker Punch est surtout un film pour racoler le geek de cinq ans d’âge2. Le « geekisme », c’est-à-dire en France les fans de jeux vidéos, surtout et un peu du reste (comme jeux de rôles, univers SF,ect ect)3 est quelque chose d’aussi à la mode4. Aussi, mettre des quêtes dans ce film comme récupérer une carte, une clé ou du feu, c’est un peu la trame de base de tout jeu d’aventure depuis 30 ans. Ce concept n’ayant pas bougé d’un iota, on est dans Sucker Punch en pleine tentative de séduction. Véritable porte étendard d’une génération geek pour certains, Snyder est surtout un bon gros pompeur de tout ce qu’il peut trouver sur le marché en terme d’univers imaginaires et d’œuvres palpitantes qui sont devenues plus ou moins des classiques. Nous pourrions citer des emprunts à Jin-Roh, Le Dragon du lac de feu, Casshern, Kill Bill, Captaine Sky et le monde de demain et quelques autres des films des dix dernières années.

Mais d’autres réalisateurs passionnés d’hommages cinématographiques, revisitant des univers, sont passés par là et non des moindres. Et dans ce créneau, Snyder est loin d’être un Tarantino, Rodriguez ou encore le duo de réalisateur Neveldine et Taylor qui avait déjà pas mal brossé l’envers du décor du monde du jeu-vidéo dans Ultimate Game5. Donner une lame à une fille pour quelle tranche trois pauvres monstres, même sans être très innovant en soi, peut-être vraiment jouissif. Ce n’est pas le cas ici. Que des putes, pardon, des go-go danseuses, se rebellent contre le système, c’est le début de Planet Terror6 et c’était mieux réussi. Mais ce qui peut déranger le plus visuellement, c’est le rythme. C’est ici très lent, comme d’ailleurs Tron : Legacy ou Le Monde de Narnia. On pourrait d’ailleurs citer l’adaptation de Max Payne.

Même si Sucker Punch est très loin, et peut-être heureusement, d’un Transformers 2 irregardable au cinéma, il se retrouve avec les défauts de certaines séquences de Scott Pilgrim, à savoir le manque de rythme. Jouer avec les effets spéciaux et les images de synthèse est effectivement une chose courante aujourd’hui mais il semble que cela, et c’est assez étonnant en 2011, manque totalement de fluidité et de montage. Comme si les univers des jeux-vidéos et du cinéma avaient bien du mal à se fondre, sauf, par exemple, chez la famille Wachowski, qui avec Speed Racer, avait sublimement mélangé les deux.

Ou alors, il se peut que Snyder, taxé tout de même de « réalisateur visionnaire » dans la bande annonce de Watchmen7, ne soit finalement qu’un réalisateur lambda, où son 300 n’était finalement peut-être que le summum de ce qu’il pouvait faire. C’est pour le moins sont seul fait de gloire, Watchmen n’étant qu’une adaptation très linéaire et peu convaincante de l’immense œuvre de Moore et Gibbons. On craint déjà pour l’adaptation de Superman qu’il est sensé réaliser, même si la réception critique de Sucker Punch au Etats-Unis risque de mettre un terme à ce projet de réalisation.

Alors avec tout cela, il y a vraiment deux moyens d’apprécier ce Sucker Punch à sa juste valeur : soit en le voyant comme un nanar en devenir, en clair, un film de filles en string qui tape sur des robots, ce qui ne change pas trop d’un Dead Or Alive (même si on n’est pas déçu par la plastique des filles), soit en le voyant comme une œuvre noire et visionnaire qui met tout le monde sur le cul. La première solution semble de loin la meilleure, pour notre bien à tous.


  1. A ne pas confondre avec la trilogie de Takeshi Miike. []
  2. Entendre par là une personne convertie. []
  3. Nous rappelons qu’être geek, c’est avant toute chose et à la base être passionné par quelque chose. []
  4. Voir le film Paul pour s’en convaincre. []
  5. Nous sommes encore moins dans Avalon, bien entendu. []
  6. On passera sur toute la production dite alternative ou de série B, comme Nunn with Big Guns ou   Zombie Stripper, ou Bitch Slap pas dispo en France,  qui mettaient en scène trois nanas dans le désert. []
  7. L’une des accroches plus marrantes de ces dernières années pour vendre un film. []

A propos de l'auteur

Guilhem
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Créateur du site. Et accessoirement d'autres casquettes et rôles (beaucoup). Envoyez un mail à guilhem@cadependdesjours.com pour toute demande, question, suggestion ou demande plus formelle (courrier des lecteurs accepté aussi).

84 commentaires sur cet article



  1. avatar
     

    J’en reviens à ma position. Le scénario du film tient sur deux lignes, mais il y a bien trois niveaux d’interprétations à chaque fois et si on reste sur l’aspect graphique uniquement, ça n’est pas un film mais un clip. Mais c’est bien tout ce qu’il sous entend ou ne dit pas qui fait qu’on ressort avec un certain malaise…


  2. avatar
     

    On peut pas trop taper sur les doigts des actrices qui n’ont aucune matière à travailler, les dialogues sont juste minables.
    « Va dire à ta reum que tu la kiff’ »
    Bah, déjà, c’est plus crédible !


  3. avatar
     
    Dextarian

    @Laymore
    L’aspect graphique, dans un blockbuster est quelque chose d’assez important, ne serait-ce que pour faire de l’entrée. Parler de cela est en soi une chose nécessaire.

    Quant au niveau d’interprétation féminine, j’en reste sur ma position : De quelle filles parle-t-on ? Pour citer un exemple de films de genre de qui parlent aux filles, je te cite Martyrs, Au delà de l’aspect visuel et du rythme du film qui est excessivement long, ça parle à une partie de la gente féminine. Mais pas toute, loin de là. Beaucoup vont voir dans ce film une bon gros navet.

    Sans compter que la guerre des sexes, au secours.. Enfin, pardon, Girl Powa pour citer Cindy de Carréviiip :)

    Alors Sucker Punch, si j’ai bien compris le message de Snyder, qui n’est pas foutrement bien compliqué et les thèmes qui s’y rapportent, je doute qu’on ait besoin d’être une fille ou un garçon pour comprendre les choses. Il faut juste un cerveau et un peu de culture. Et c’est justement là ce qui m’ennuie avec Sucker Punch : c’est de la marmelade grand public qui se donne des allures de cynisme, un petit coté désabusé. Et c’est mal fait parce que pour une fois, il n’adapte pas un scénario d’un très bon bouquin ou d’un bon film. Et mettre du sweet dream ou where is my mind… mais au secours…

    @Siclones :
    Ton lien/site est sympa mais il fait mal aux yeux :)
    Sinon, j’avoue que ce qu’il a à dire, je ne peux que lui conseiller de prendre un bon scénariste… Avoir des choses à exprimer, c’est un fait. Savoir les exprimer, c’en est un autre. Et tout le monde ne sait pas forcément bien le faire…

    @Dom
    oui, j’ai tenté de préciser, peut-être maladroitement, que si les filles manquent de consistance, c’est surtout à cause de la direction d’actrice ou d’acteur mais là, actrice.


    • avatar
       
      Frieda M.

      Le message de Zack le voilà :
      « De la même façon qu’il possède des univers parallèles, Sucker Punch contient différents niveaux de lecture – certains plus équivoques que d’autres.
      L’ambiguïté est volontaire. On peut prendre Sucker Punch comme un divertissement ou un drame. C’est ce qui m’avait marqué dans Brazil, de Terry Gilliam, lorsque je l’ai vu : on l’interprète de manière différente en fonction de sa sensibilité. Certains y trouveront une farce hilarante et absurde sur la bureaucratie; d’autres, une tragédie dont on ne se relève pas. Je vous parie que d’un côté, il y aura ceux qui seront en parfaite connexion avec le récit, y verront un divertissement fun et léger tout en assimilant parfaitement l’enjeu dramatique (une fille devenue folle se réfugie dans un monde imaginaire) ; et ceux qui vont se focaliser sur des détails, reconsidérer le récit d’une différente manière en fonction des dialogues à double sens et seront peut-être déprimés par la noirceur.
      Comme dans tous les films qui se déroulent dans des hôpitaux psychiatriques, la confusion naît du point de vue (qui raconte l’histoire?).
      Oui, il faut voir le film à répétition pour distinguer ce qui tient du réel et de l’imaginaire. A l’arrivée, on se rend compte que Sucker Punch est plus complexe que prévu. Ce n’est pas un film qui cherche à plaire mais plus un film extrême qui détermine justement la limite des fantasmes. Faut-il en plus considérer Sucker Punch comme un grand plaisir coupable? Evidemment! Encore faut-il en avoir conscience. Ma seule peur, c’était de paraître trop bizarre, trop dégénéré pour le propre bien du film et donc d’exclure ceux qui ne sont pas familiers avec le genre. »


  4. avatar
     

    En fait je ne vais pas tellement argumenter. Mais je constate que quand je parle avec un mec de ce film il me dit « clip débile et pas de scénario », et quand j’en parle avec une fille elle me parle du malaise sous-jacent à toutes les métaphores de chaque scène. Je ne dis pas que c’est l’un ou l’autre, mais ce constat me fait bizarre quand même.


  5. avatar
     

    Snyder est un grand penseur derrière les apparences gaming/comics/porn : il remet en doute de grandes évidences. Regarder un film de 3h peut paraître beaucoup plus long que lire la même histoire une après-midi et des hommes en slips peuvent être plus beau à regarder que des femmes en corsets.


  6. avatar
     

    Hm débats sur le film récemment dans mon entourage. Avant sa sortie j’avais l’impression de voir là un gros navet qui mélange trop de trucs ensemble. Je ne l’ai toujours pas vu mais ça confirme pas mal l’impression que j’en avais.
    Et j’irai jamais voir ce truc au ciné, cela dit…


  7. avatar
     
    Dextarian

    Ah oui, j’aurais dû préciser que Sucker Punch peut plaire aux filles qui font du GN.

    Dom, c’est pas nouveau, l’acronyme GN mais c’est vrai qu’au début, à part dans Casus Belli et le « GN » donc, ça ne s’employait pas trop.


  8. avatar
     

    @Dex, t’as parfaitement raison sur le scénario, le type aurait pu réussir en restant « humble » mais il chercher à péter plus haut que son cul. Si seulement Sweet Dreams était une version originale, son remix aseptisé ne vaut rien ! D’ailleurs, à l’origine, il devait mettre Hurt de NIN mais il s’est montré incapable de monter la séquence d’intro avec cette musique…
    Je l’ai entendu dire, avant de voir le film, qu’il a tenté de se mettre dans la tête d’une jeune fille de 20 ans… mais WTF! il en connait beaucoup des pépettes qui rêvent de désosser du samouraïs géant, des soldats d’outre-tombe et autres orques ?
    J’en arrive à la conclusion suivante : Zack Snyder vit dans un monde parallèle au notre.


  9. avatar
     

    « mais WTF! il en connait beaucoup des pépettes qui rêvent de désosser du samouraïs géant, des soldats d’outre-tombe et autres orques ? »

    Moi oui, plein, et elles sont même super douées, mais on ne vit vraiment dans le même monde.


  10. avatar
     

    (j’espère que je me fais comprendre malgré les fautes d’orthographe et de grammaire, et dire que je suis en train de rédiger une critique en ce moment même, ça va être du propre)


  11. avatar
     

    @Laymore, haaaa mais oui, jeux de rôles donc ! Alala, ces acronymes nouveaux !


  12. avatar
     
    Dextarian

    Ah ça.. ils auraient presque pu faire partie de la BO de Sucker Punch.

    Dommage pour Hurt, clairement, ça aurait eu un peu plus de gueule que les sempiternels morceaux entendus et réentendus, façon Nouvelle Vague (non là, je provoque gratuitement…).


  13. avatar
     

    J’ai plus l’habitude de voir l’acronyme GNR, mais pour ce que ce groupe représente aujourd’hui, il va tendre à disparaitre :p


  14. avatar
     
    Dextarian

    Hum, je crois que c’est accorder beaucoup trop de crédit à Snyder que de supputer qu’il y ait plusieurs explications ou interprétations que l’on peut se faire à la fin de son film. Sans compter que le déroulement scénaristique de l’affaire, tel qu’il a été présenté au cinéma dans cette version, fait qu’il est bien difficile d’en avoir plusieurs.

    Si effectivement, comme Wolfman, le film a été bien tronqué et vidé de son contenu, alors peut-être qu’il faudra revoir la chose. Mais je sais pas pourquoi, je reste super sceptique…

    Sans compter que ça serait le ranger dans la catégorie de réalisateurs de « films d’auteurs blockbusterien », qu’il souhaite bien sûr, comme l’est un Nolan et qui le mérite bien plus que lui, je trouve. Chez les deux réalisateurs, il y a un fond noir, un fond sombre. Mais ce n’est pas du Danny Boyle (ses premiers films sont très intéressants à ce niveau là) ni du Fincher qui ont eux aussi et de manière plus cinématographique montré des choses intéressantes.

    Je reste vraiment perplexe sur la potentialité du gugus, en ayant vu Sucker Punch, sur sa créativité et ses réflexions sur la vie, la mort, les fleurs et les alternatives de la potentialité de l’être humain :D.


  15. avatar
     

    Sucker Punch n’est pas une fable victorieuse, c’est une comptine sans fin heureuse qui ne laisse comme échappatoire que sa propre interprétation. Il n’y a pas d’explication très claire ou réelle de la fin de l’histoire, il y en a plusieurs. Je sais juste que plusieurs scènes ont été coupées et seront dans le DVD que j’attends avec impatience pour enfin savoir si je dois préférer la solution 1 ou 2, mais pour le moment, je reste sur la 2.


  16. avatar
     

    Bon alors voyons ça autrement :

    Snyder est nul, mais il se trouve que malgré lui il a fait un film avec des explications à tiroir, même s’il ne l’a pas fait exprès :)


    • avatar
       

      Nan mais le soucis est ailleurs : pour qu’on s’intéresse à une intrigue à tiroir, il faut déjà dessiner des personnages qui nous donnent envie de connaitre leur destin, ce qui n’est pas le cas ici.
      Que Babydoll soit une projection de Sweet Pea ou non, aucune théorie n’améliore la caractérisation des personnages. Dès lors, comme on dit communément : « On s’en branle ! » – oops, le girl power a paumé !


  17. avatar
     

    Ce film ne traite aucunement du « girl power ». A l’inverse on peut même dire que c’est plutôt de « Girl Total Loose » qu’il traite. Voir le film (que l’on trouve les actrices convaincantes ou pas) sous cet angle là, c’est prendre 300 pour un film historique.


    • avatar
       

      Ah non mais mais je disais pas ça pour le film ;) D’ailleurs, que ce soit des filles mises en scène ici n’est qu’un prétexte à imaginer un bordel. Il aurait très bien pu faire le même film avec des tarés au masculin – qui auraient imaginé non pas un cabaret/bordel mais peut-être un Leroy Merlin ou Jardiland tenu par des tyrans.
      Mais je m’égare !


  18. avatar
     
    Dextarian

    Je ne vois même pas en quoi c’est un girl total loose non plus :

    1/ Elles sont dans un asile et comme on sait rien de leurs histoires, on suppose que c’est la même chose que Babydoll : elles ont fait une belle saloperie pour y rentrer. On peut aussi supposer qu’on les y a mis de force mais comme strictement rien ne nous est donné comme éléments, c’est même pas la peine de se croquer le cerveau (comme l’existence ou non de la nana … mon dieu sortons un jour du syndrome Fight Club, par pitié).

    2/ Elles sortent d’un asile, soit les pieds devant, soit en s’enfuyant. Elles font rien de plus qu’accepter de faire les putes (ou pas) et rien de plus que glandouiller dans le cas contraire. tu parles d’un accomplissement perso. Comme on ne nous rappelle pas vraiment le contexte historique de ces alises et du droit des femmes en particulier dedans, pareil. On s’en fout.

    3 / Allons encore plus loin : l’asile n’existe pas, seuls elles et les autres existent et ces derniers leur font du mal (école, parents, toussa toussa, voir abus en tout genre, bref, la totale). On pourrait se dire : waa super la métaphore de fou mais non parce que c’est les scènes sont tellement ridicules et pompées sur ce qui se fait qu’on s’en fout. Et surtout, tous les personnages en dehors des filles et du passeur sont totalement cliché.

    4 / Pour être loose quelque part, faudrait avoir été quelque chose avant. Aucun background des nanas n’est brossé, seuls les méchants très très méchants de l’histoire le sont un peu et encore, on sait juste leur motivation. On se fout donc complètement de leur sort, comme on se fout bien de ce qui peut se passer dans le monde tous les jours.

    Et très franchement, je préfère encore voir un St Trinians ou un Cracks sur les thèmes filles et enfermement (ici dans une école). L’un parce que c’est drole, l’autre parce que le coté « mes petites protégées »,je préfère Eva Green et Imogene Poots (et au moins, c’est réalisé par une femme, pas par un mec qui fantasme sur des petites culottes).


  19. avatar
     
    Frieda M.

    Dext, si tu veux plus d’informations je te conseille de lire ceci :
    http://www.excessif.com/cinema/actu-cinema/dossiers/sucker-punch-interview-zack-snyder-6333130-760.html
    Que ce soit de la merde ou pas, Zack a tout de même pensé aux détails, après peu importe la manière dont ça a été fait. Et c’est pas parce qu’un type a décidé de dire que ce film c’est de la merde que ça fera changer tout le monde d’avis. Au même titre que lestoilesheroïques qui veut nous affirmer que Babydoll n’existe pas (alors que Zack affirme que si dans une autre interview).
    Si je vais dire que j’ai bien aimé Sucker Punch (sans pour autant aller jusqu’à dire que c’est un film génial et tout et tout), on va me reprocher de pas avoir de bons goûts ou de ne pas savoir juger si un film est bon ou pas… bref, tu n’as pas aimé, ben moi si même si ça casse pas trois pattes à un canard.


  20. avatar
     
    Dextarian

    Hum, non je crois pas qu’on puisse dire « peu importe la manière ». Un film, c’est de la mise en scène, du montage, du jeu d’acteur, de l’éclairage, du rythme… C’est ça la manière et c’est important, la forme. Surtout quand le message, qu’il soit à tiroir ou pas, manque clairement de substance. En l’occurence, la manière n’y est pas. Ah moins que l’on aime l’inexpressivité, l’absence de rythme et une impression d’être dans un c/c de tout ce qui existe, c’est pas seulement du j’aime ou j’aime pas, qui est de la subjectivité. J’évite d’écrire des articles pour dire j’ai aimé ou pas.

    Ca, tu vas sur allociné ou sur ton blog, tu fais ton article hyper subjectif, c’est fait pour ça. Je doute qu’on en soit encore au débat j’aime/j’aime pas. Que Snyder connaisse des références (putain, le mec compare son Sucker Punch à Brazil, je sens que certains vont pas s’en remettre…), ça ne fait aucun doute. Mais j’avoue que pour moi, c’est loin d’etre un auteur. Il n’en a pas le talent, tout simplement. C’est moche mais c’est la vie.

    Ca n’empêche pas de faire des films, il sait faire des images clipesque et s’inscrit dans une tendance qui plait à un public large en dégrossissant et vulgarisant des oeuvres plus ou moins majeures , mais niveau auteur, c’est juste qu’il n’est pas bon. Il s’est bien vendu avec son 300 qui techniquement était une tuerie et on ne pourra jamais lui enlever ça. Maintenant, passer au cran supérieur et montrer qu’il a un fond plutot qu’une forme, là je dis stop. C’est pas possible.

    Donc, c’est pas juste une question de j’aime ou j’aime pas. J’ai apporté une analyse du film, il y en a d’autres mais de là à me résumer à un « j’aime/j’aime pas », ça me fait clairement un peu chier, ne serait-ce que pour le temps que je passe et les exemples arguments que je mets en avant.

    Après, ça reste du cinéma grand public et effectivement, pour faire du buzz, j’aurais mieux fait de faire des supputation sur l’existence ou non des gens dans le film. Mais clairement, le film ne mérite pas qu’on passe autant de temps dessus.


  21. avatar
     

    @Dext, en fait, c’est seulement une fois que tu as fini d’écrire que tu réalises qu’il y des milliers de quidam qui font la même chose et que les éditeurs s’en balancent pas mal. J’aurais dû utiliser un pseudonyme tel que Musso ou Beigbeder… Je suis trop bête !

    (oui je vais pas tout balancer sur le net ; je trouve ça triste d’ailleurs de lire des magazines / livres en version numérique.)


  22. avatar
     
    Dextarian

    :D ah oui, ça aurait été mieux. Mais c’est vrai que si on n’est pas connu, on peut faire les meilleurs livres de la terre, ça ne va pas servir à grand chose.Mais bon, avec Silence-action, tu commences à te faire une petite renommée non ?


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      Je ne pense pas que ce soit le meilleur film de la terre hein ;) D’ailleurs, je suis conscient de ses défauts mais je ne peux pas les corriger du simple fait que c’est un livre et non un film, avec tous les avantages et inconvénients d’une histoire sur papier…
      Quant à Silence Action eh bien… je sais pas si ça me fait une renommer, j’ai créé le site justement parce que j’avais pris un certain goût à écrire régulièrement.


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      Dextarian

      Ho, je pense qu’avec le temps et l’énergie que tu déploies, le fait que ton site commence à se faire une place va te faire un peu gagner en notoriété. C’est bon pour gagner des points auprès des éditeurs, maintenant.

      Après, je peux pas dire pour ton livre, il y a pas tous les chapitres !! (bon j’arrête de t’embeter là dessus ^^)


      • avatar
         

        Je suis pas certain que les éditeurs soient bien au fait de ce qu’il se passe sur le net. Ils ont un côté assez réactionnaires, enfin, c’est l’impression que j’ai. La preuve, c’est que très peu cherche à développer leur image sur le net. Tu as peut-être entendu parler du faux compte Twitter de Gallimard, tenu par un simple lecteur et qui a fini par le revendre sur ebay – pour soit disant, reverser les gains à une association.

        Ecoute, s’il est publié un jour, je t’enverrai une copie ;)


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        Dextarian

        Je pense pas à des éditeurs comme Gallimard, qui sont de toute façon et trop gros et trop sollicité par tous les jeunes écrivains (et moins jeunes d’ailleurs) de France.
        Il y a pas mal d’éditeurs « secondaires » sur le net qui développe une autre stratégie, ne serait-ce d’ailleurs pour attirer un nouveau type de lectorat (ou une nouvelle clientèle).

        Ca me donnerait presque l’idée de faire un article récapitulatif sur les éditeurs plus ou moins sérieux dans ce créneau. Et tant que c’est pas « à compte d’auteurs », c’est peut-être toujours bon à prendre


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    Dimrost

    Alors, j’ai pas tout lu, parce que j’avais la flemme et que vous en avez mis une belle tartine, et je sors juste du film.
    Je dirai juste que ceux qui défendent ce film bec et ongles sont très très bon public et que ceux qui le descendent en flèche sont très sévères.

    Beaucoup de bonnes idées dans ce film, et beaucoup trop de mauvais goût derrière lequel il est facile de cacher le manque de talent dans l’écriture.

    Ça aurait pu être un chef-d’oeuvre, mais pour ça, il aurait fallu que ce soit quelqu’un avec un cerveau qui écrive le scénar à partir de l’idée de base.


  24. avatar
     
    Dimrost

    Je précise que l’article, je l’ai lu.
    Pas tout vos com’, juste.


  25. avatar
     
    Dextarian

    Ce qui est bien avec Frieda, c’est quand on aime les mêmes choses qu’elle ou presque, on aura droit à pleins de louanges. J’adore. Ou alors, non, encore mieux, ça dépend qui le dit surtout. Parce que Dim dit un peu ce qu’on dit, Dom et moi, depuis 30 commentaires mais bon…

    Ah et un petit lien sur Sucker Punch du blog de Monsieur Lam que Lila a partagé sur facebook (merci Lila) et qui est marrant, il est vrai :

    http://www.monsieurlam.com/2011/03/29/sucker-punch-sucks/


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      Frieda M.

      Tu exagères Dext, si tu veux plus me voir ici dit le tout simplement… Dois-je vraiment justifier que c’est pour le côté « ceux qui défendent le film bec et ongle sont bons publics » et « ceux qui le descendent en flèche sont très sévères » ? Car ça, c’est de la sagesse. C’est pas pour le fait qu’il aime le film ou pas, ça je m’en fous, car ça ne fera pas changer mon avis sur la chose…


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      Dextarian

      T’as quand même conscience que les deux trucs que tu mets en avant dans le commentaire de Dim s’appliquent pour un peu 90 % des films ? Non parce que je peux le dire pour Bienvenue chez les chtis et autres : « ceux qui défendent ce film bec et ongles sont très très bon public et que ceux qui le descendent en flèche sont très sévères ».

      Je peux le faire pour Rien à déclarer : « ceux qui défendent ce film bec et ongles sont très très bon public et que ceux qui le descendent en flèche sont très sévères ». :D

      Cette phrase peut même être remplacée par « c’est bien, ça fait bosser des mecs, ils ne sont pas au chomâge ». :D

      C’est un peu le style « Elle magazine » ou même « Femina Hebdo » qui doivent aimer tous les films qui passent au ciné. Je critique pas cette façon de faire, c’est une ligne édito comme une autre mais c’est quand même bizarre que quand je défonce un film taxé de « geek » (putain de terme de merde), qui mérite assez peu finalement le temps passé dessus, en tentant de justifier un max avec mes quelques connaissance, je me retrouve avec des arguments assez bateau qui s’appliquent à un peu tous les films. Mais ce que je te dis, je le dis aussi à Dim puisque c’est sa phrase. J’appellerais pas ça donc de la sagesse, quand même, le terme est bien trop fort… C’est plus clairement être consensuel.

      C’est même pas que ça me dérange, sauf que des films que je taille en deux, il y en a quelques uns et je vois pas autant d’emballement…

      D’où mon interrogation sur le fait que j’ai un peu l’impression qu’il faille se situer dans un camp comme dans un autre pour Sucker Punch. Comme s’il fallait trouver des gens qui pensent comme nous ici. Et ça m’inquiète un peu vu la qualité du bousin… On est très loin d’un chef d’oeuvre et plus proche d’un navet, voire d’un nanar (si on arrive à le prendre au second degré) quand même… Après je dis pas que les arguments que je met en avant soient imparables, loin de là… M’enfin quand même, je trouve que ceux qui aiment Sucker Punch sont super plus exigeant sur d’autres films du même acabit et soient plus prompts à défoncer ces derniers alors qu’ils sont gentils avec le film de Snyder (sans même parler de ceux qui lui tressent des lauriers). C’est très très surprenant alors qu’on accorde autant de crédit à ce dernier.

      Le truc qui m’ennuie vraiment, encore une fois ici, c’est qu’on passe un temps fou à parler de ce truc et clairement, même si cette année 2011 est assez pourrie niveau sortie ciné, il y a d’autres films où se prendre le chou et apporter une analyse ou peut être juste dire « j’ai adoré ce film ».

      Voilà pour la clarification de mon propos et le fait que je sois assez surpris qu’il faille choisir un camp ici.

      Quant à faire changer un avis : on m’a fait changé d’avis sur certains films. On m’a expliqué le pourquoi du comment, les intentions et surtout le rendu. Je peux clairement changer d’avis parce que je pense pouvoir me ranger derrière des explications convenables. Sauf que là, apparemment, je n’ai pas l’impression que ceux qui ont aimé ce film puissent être capable de me dire, hormis le coté « fun », « geek » ou « c’est pour les nana » (sans plus de justifications que ça) et qui s’appliquent à pas mal de truc du même style (sans compter que ça ferme une oeuvre plus qu’elle ne l’ouvre), pour que ça vaille le coup que je m’y arrête plus que ce que j’ai fait…

      Sans compter qu’il y a plus de gens qui aiment finalement Sucker Punch qui viennent commenter que ceux qui l’aiment pas, et dieu sait que dans cette deuxième catégorie, il y a du monde :D

      Voilà, après je te répond à toi, je répond un peu à tout le monde. J’espère juste qu’on n’aura pas 300 commentaires comme l’autre qui fait sa théorie sur SP. Et que je préferais qu’on ai ce score pour 300, d’ailleurs :D


  26. avatar
     
    SanJi PinK

    Rah zut, y a déjà eu plein de com’s j’ai pas le temps de tout lire.

    Juste que je suis pas d’accord avec Dexou déjà :D

    Parce que voilà, ça m’agace un peu de vouloir rendre le film intello/chef d’œuvre, etc. alors qu’à la base c’est pas du tout ça.
    En allant voir Sucker Punch, on sait d’avance qu’on va voir un gros trip de geek : des nanas sexy avec des flingues, des armes, un gros côté jeu vidéo, manga, SF, fantastique, le tout avec une BO rock et un côté « cool » !

    Et c’est avec cette idée en tête que je suis allé le voir, je ne m’attendais à rien d’autre, j’ai pris mon pied !

    Et -ô surprise- Snyder tente finalement de passer son film pour plus « intello » qu’il n’est justement, et avec du recul ben ça rend le tout carrément plus intéressant, même si c’était dispensable. Du coup tout le monde critique ça et c’est un peu dommage.

    Parce que ouais, on peut débattre dessus comme Inception, plusieurs niveaux de lecture, de théories, d’analyse (cf. http://lestoilesheroiques.blogspot.com/2011/03/sucker-punch-fin-sucker-punch-reve.html).

    Bref voilà, un film de geek pour geek, à la cool, qui se veut pas prétentieux, la bande-annonce ne mentait pas. Et en bonus une conclusion qui donne une saveur plus intéressante au film, alors qu’à la base on s’en fichait quelque peu.

    J’ai adoré ouais.


  27. avatar
     
    Dimrost

    Nan, mais par contre, autant j’essaie de défendre ce film contre ceux qui crient à la bouse infâme, autant essayer de trouver plusieurs grilles de lectures à ce film, c’est comme dire que Transformers est un film basée sur les livres de Nietzsche.


  28. avatar
     
    Dextarian

    Pas prétentieux ??? Nan mais alors la, un bon gros LOL. Autant dire, puisque c’est important de se placer, que je ne suis pas d’accord avec toi, Sanji :D

    Bien sûr que ce film se veut prétentieux. Il n’y a qu’à voir ce que Snyder dit de son chef d’œuvre en péril et dont Frieda a repris quelques extraits. Ce n’est pas Aja qui fait son piranha pour s’éclater et qui n’a pour le coup aucune prétention autre que celle du fun et du racolage passif. A la limite Scott Pilgrim aussi qui est bien plus « geek » (mon dieu il faut bruler ce terme) d’ailleurs. Mais Sucker Punch, selon « son créateur » (j’ose pas dire son plagiaire, vu qu’on est dans l’aire du remix) est un film qui veut dire des choses pour son réal mais qui ne dit rien au final. C’est pas une volonté après coup du mec, c’est vraiment ce qu’il a voulu faire depuis le début. que tu balances le liens du mec qui fait des théories sur le film confirme le truc que le réalisateur ne fait pas un film cool. Je vois pas trop de gens plancher sur des films « cool » en faisant de genre de délires. Et alors pour le coté « cool », je vois pas bien ce qu’il y a de « cool » dans ce film. Mais je dois me faire trop vieux, j’ai trop connu la coolitude des Die Hard et d’autres bons gros films du même genre.

    Peut être que la coolitude maintenant, c’est le style gothico-twilight . Dans ce cas, je me fais décidément « trop vieux pour ces conneries » :D

    Et si ce film est une bouse, c’est que justement mon cher Dim, qui commence à défendre les films qui veulent dire quelque chose mais qui sont tout nul (et je l’en remercierai si c’était pas Sucker Punch :D), c’est que c’est même pas un nanar parce que ce n’est même pas drôle au second degré. Et puis c’est bien, ça fait presque rebelle d’aimer ce film, vu le bouillon qu’il se prend.

    Et sinon y a d’autres articles à commenter les amis, ça me fait presque mal que ce SP rentre dans le top 10 là…


    • avatar
       

      Ben en tout cas, « personnellement », j’ai trouvé que c’était un film cool, geek, et la volonté du côté « prétentieux » selon Znyder je m’en moque. J’ai passé un très bon moment, j’ai été agréablement diverti et j’ai beaucoup aimé, à partir de là le pari est réussi, peu importe la volonté première du réal. ^^


  29. avatar
     
    schuss

    Au final, ca reste un film d’adolescent, avec toutes les interprétations, les manques , les facilités, la prétention, les fantasmes de nanas en string qui mettent des pains dans la gueule etc que cela implique. Et un ce sens, il n’est pas inintéressant.
    Un film d’ado macéré pendant des années.
    En tout cas, c est le meilleur de ce monsieur, et de loin, vu les bouses intersidérales que sont 300 et Wachtmen.


  30. avatar
     
    Dextarian

    Ah oui, carrément, Shuss, pour toi, c’est le meilleur de Snyder…

    Dire que 300 est une bouse, c’est y aller fort. C’est le meilleur de Snyder formellement. Il y a des séquences assez impressionnantes qu’on ne retrouve même plus dans ses autres films.

    Après sur le fond, oué, je peux comprendre que le coté réac et bourrin de Miller peut franchement rebuter.


  31. avatar
     

    Dire que 300 est une bouse c’est surtout se la jouer « moi je suis à contre courant » en tapant sur un blockbuster. C’est aussi facile et prévisible comme posture dans une discussion cinématographique qu’un découpage scénique à la Michael Bay.


  32. avatar
     
    Dextarian

    D’autant plus que 300 était loin d’être un Blockbuster (ce qu’il n’est pas dans un sens), à l’origine. J’ai maté le DVD et le pauvre Snydi a galéré comme un beau diable auprès de la Warner pour leur prouver qu’il pouvait faire quelque chose, notamment en montrant des séquences comme celle-là :
    http://www.youtube.com/watch?v=aTXlWYdodnc&feature=related
    (sans les acteurs évidemment).

    Putain, heureusement que Corto est pas là :D

    Sinon, je suis d’accord sur le fait que Sucker Punch s’adresse en priorité aux ado (et pas vraiment aux nanas mais ça c’est un autre débat qu’on peut pas trancher vu qu’il faudrait un super sondage sur un panel représentatif de la population féminine) mais je me dis que je suis bien content de pas être un ado en 2011, tellement c’est tout pourri :)


  33. avatar
     
    schuss

    Ca n’a rien à voir avec le fait de taper sur un blockbuster que de dire que 300 est une bouse. C est juste un ressenti. Un ennui profond mélangé à un dégout pour les valeurs véhiculées. Même ressenti pour Watchmen: comme tu le dis Dext, c est bourrin et réac’. Et fier de l’être en plus. Je n’ai pas lu Miller, je ne peux donc dire quoi que ce soit sur l’œuvre originale. En tout cas, l’adaptation de Snyder est dégoulinante de complaisance perverse. Sans compter que le fond le touche justement le fond.

    Je te rejoints totalement sur un point: je suis bien content de ne pas être ado en 2011.


  34. avatar
     
    Dextarian

    Pour le coté réac, Sucker Punch peut l’être aussi. D’après ce que m’a dit une personne dont je tairais le nom pour préserver son anonymat, ce que voulait dire Snyder dans son film, c’est pointer du doigt le fait que les jeux videos sont un des travers de la société actuelle, où les jeunes se réfugient pour éviter d’affronter la vie et ses problèmes.

    Dans un sens, c’est aussi réac que le reste même si c’est un thème plus récent (20 ans quoi a peu près, où il y a le même procès d’intention que les jeux de rôles). C’est juste que ça doit mieux passer avec des petites culottes :D


  35. avatar
     
    schuss

    Clair
    le réac en petites culotte passe mieux, c est plus dans le message actuel.
    Mais bon, on n’arrive pas à la cheville de ses autres films question malsain et réac’.
    Après, c est juste un point de vue personnel.
    Je ne cherche ni à justifier ni à casser tout ce que fait ce monsieur.


  36. avatar
     

    Schuss et Dext : ensuite, tout est sujet à interprétation et tout film peut être vu de façons radicalement opposées…
    Je vois pas trop le côté reac’ dans 300 ?


  37. avatar
     
    Dextarian

    J’attendais que Schuss réponde mais il a surement autre chose à faire.

    Donc le coté réac de 300 : alors on lui a reproché de véhiculer des valeurs du parti républicains, de montrer qu’il vallait mieux être bien musclé et bourrin qu’avoir un soupscon de démocratie. D’ailleurs la démocratie, même si historiquement, c’était pas trop ça, est mise de coté (mais bon on a le même truc dans SW, ce qui en fait aussi un film réac). On ne peut pas vraiment dire non plus que ça soit bien fait pour les hippies, ce film ni pour des idées progressistes : c’est tout en fureur, en valorisation de la gloire, du sang versé des ennemis et bien entendu, c’est guerrier en diable. On évidemment dit ce film était raciste bien sur et faisait écho au 11 septembre…

    Bref on a tellement dit de choses sur ce film que j’arrive même plus trop me souvenir et comme notre article ici n’est qu’une reprise d’un article que nous avions publié sur un autre site désormais fermé, je peux même plus me souvenir de tout ce qui avait été raconté. Je me souviens juste qu’on avait atteint les 300 commentaires.

    En fait, 300 est un peu comme Conan le barbare de John Milius, sauf que ce dernier était ouvertement réac et prenait plaisir à le montrer. Parce qu’à une époque, il était encore possible de faire des films d’action en mettant aussi un gros propos politique derrière, sans trop qu’on s’en aperçoivent, d’ailleurs.

    Aujourd’hui, c’est dans les dessins animés et les comédies que l’on met des propos de ce type… les temps changent. Et les blockbuster ainsi que les demi blockbuster comme Sucker Punch sont juste des films à pop corn… C’est la vie… (c’est presque réac de dire ça, d’ailleurs :D)


    • avatar
       

      Mouais, je reste assez sceptique. Mais c’est en fait exactement le genre de films où mon esprit critique se focalise sur la forme uniquement.
      Oui c’est tout en fureur mais bon, c’était un peu le but premier je pense : mettre en scène un groupe qui va lutter contre une invasion par la force (et un peu de ruse, quand même !)
      Parfois j’ai l’impression qu’on cherche trop à intellectualiser des oeuvres qui ne devraient pas l’être ; tu peux déceler « le mal » un peu partout si tu creuses où il faut…


    • avatar
       
      Dextarian

      Ben y aurait quelques années, je t’aurais dit que c’est dommage de voir pas mal de films pour la forme parce qu’ils recèlent aussi un fond.
      Comme à l’heure actuelle, n’importe quelle bouse de l’espace inhumaine est analysée comme un film qui veut trop dire des choses, j’en reviens un peu.

      Mais bon, quand même, hormis si le réalisateur a 15 ans, il y a de grande chances que dans son film, il ne fasse pas juste un film cool ou geek.

      C’est d’ailleurs le cas pour Sucker Punch. Mais oué, faut peut etre mieux le voir comme une bouse qui ne veut rien dire.


      • avatar
         

        Y a t’il d’ailleurs vraiment encore intérêt à écrire sur le cinéma, même quand il est bon … avec les moyens du jour, pourquoi perdre du temps à lire/écrire ce qu’on peut (relativement) facilement tourner et surtout voir ?

        enfin bon, les cinéphiles auront toujours l’air moins à la ramasse que les critiques rock et ce qui est inutile est indispensable.

        donc, je lis certains articles et commentaires ici. Je proposerai peut-être même un article sur Road To Nowhere si vous ne vous y collez pas … c’est une menace.

        En fait, à la base, je passais confirmer que 300 est bel et bien une bouse. Y a finalement un nombre infime de scènes valables à conserver. Pour le reste, il y a pire que des idées réac’ -c’est le même plaisir un peu régressif que les filles à poil- mais il y a surtout de la grandiloquence.


      • avatar
         
        Dextarian

        Alors là Siclones, j’avoue que je me pose la question au moins un jour sur trois au minimum. Je me demande un peu toujours « mais à quoi bon ».

        Pour Road to Nowhere, j’avoue que je suis passé complètement au travers et qu’effectivement, il est pas prévu qu’on fasse une critique dessus.. donc.. ;)

        Ah Oui, 300 est complètement grandiloquent. Moi ça a réveillé mon coté mec viril hahaha. Disons aussi que j’aurais bien aimé voir en Sucker Punch un digne successeur de 300 à ce niveau là pour les filles. C’est-à-dire un vrai machin bien tartignole qui cherche à en foutre vraiment plein la vue.


  38. avatar
     

    [...] qui comme le reste de l’album ferait une excellente BO de Sucker Punch dans le meilleur des cas (et ce n’est pas un compliment…) où peut être plus judicieusement serait un générique idéal pour une série comme [...]


  39. avatar
     

    Avec cet article je confirme mon envie d’économiser du temps et de ne pas aller le voir, ça me semble bon pour faire mouiller les petits garçons (comme twilight les petites filles).
    De la jeune chatte et un katana, bim un film, why not, après le fond semble vraiment pauvre et trop contrasté avec la forme.

    C’est un objet marketing rien de plus, exciter les jeunes adolescents, suffisamment pour qu’ils aillent acheter la BO, le dvd …
    Et le nombre de films produits uniquement dans ce but n’est pas près de baisser.

    Le sucker punch est un mouvement utilisé dans un combat, s’il pouvait être utilisé contre Snyder ça serait une bonne chose.

    S’il veut se lancer dans la production de sécrétions humaines autant aller direct chez Marc Dorcel non ? ça sera plus honnête.


  40. avatar
     
    Henode

    Juste pour ajouter que le film est très drôle à voir au 36ème degré; au final, tout ce qu’on voit, c’est des gonzesses qui tapent sur des robots, sur fond de rétrospectives manga jeux vidéo geek, avec entre celles ci des passages bubble glam.

    Quand à la volonté de profondeur et de niveaux de lecture de Snyder (si j’ai bien compris, c’est bien ce qu’il voulait) il n’y a rien d’autre que de la métaphysique pour kikoolol.


  41. avatar
     
    Henode

    et Snyder bossant chez Dorcel ouais ça pourrait le faire (Fucker Punch)


  42. avatar
     

    [...] peu de tout et surtout de charme dans l’horreur ou de l’horreur dans du charme. Un peu comme Sucker Punch qui semble plus destiné à un public féminin que masculin, le film d’Hardwicke ne parvient pas [...]


  43. avatar
     

    La vacuité totale de vos commentaires et je ne parle pas même de cette chronique, me fait un peu peur.
    Snyder a fait une seule erreur : dans un processus de narration qui passe uniquement par l’image, il a mis des dialogues. Soit.
    Il n’empêche que le l’oeuvre reste intelligible par ses représentations graphiques même, et c’est ce qu’on demande à un film de genre, non ?


  44. avatar
     
    Dextarian

    Oui, cette critique est totalement vaine. J’aurais dû écrire une seule ligne. Et Sucker Punch passe mieux sur petit écran que sur grand.


  45. avatar
     

    okay… Bon tu n’as visiblement rien compris au film gars…

    http://lestoilesheroiques.fr/2011/03/sucker-punch-fin-sucker-punch-reve.html

    je crois qu’un détour par ce site génial s’impose pour tous ceux qui trouvent ce film simple et sans intérêt…


    • avatar
       

      Rah mais on va peut être arreter de parler de cette sombre purge jusqu’à la fin des temps, un peu oué. Pas grand monde a vu ce film au ciné. La plupart l’ont vu chez eux, sans rien payer, genre en streaming ou dl et viennent me faire un cours sur la vie… au secours.

      Ce film est une pure purge avec un joli vernis de sophistication bien creux et plat qui donne pour certains une impression de légèreté factice. Je me suis tapé assez de films dans ma putain de vie pour bien voir ça dans celui la, du haut de mes putains de 35 ans de films d’auteurs, de film de genre, de séries B voire Z pour pouvoir émettre un jugement sur ce truc.

      Que des sites concurrent se masturbent sur SP okay, j’ai rien contre, c’est le jeu, ça fait venir de la visites, ça fait de la communauté de gentils geekouilles qui peuvent célébrer le merveilleux cinéma de Snyder.

      YOUHOU. On se réveille là : Des films il en sort 500 par an au ciné, et franchement ce SP ne mérite meme pas autant de commentaires. plus de 80 alors que des oeuvres majeures qui comptent n’en font meme pas 10 me sidère. Qu’on ai vu des qualités à ce film oué, why not, j’ai vu des qualités à The Spirit et je suis bien seul. Mais je m’en vante pas trop.

      Donc t’es bien gentil d’etre familier avec moi, « gars », mais je suis pas ton pote. Et vu comme tu parles, j’ai pas franchement envie de le venir. Donc oué, viens faire ta pub pour ton site ou le site de tes potes mais reste cool. Et je suis gentil de laisser le lien pour qu’il puisse avoir un peu de la visite.

      ET pendant que j’y suis, on a 1500 critiques ciné, « gars », donc fais toi plaisir chez nous, t’auras surement tout le loisir de pouvoir nous dire qu’on comprend rien au ciné et que t’es surement le mec le plus cool du monde là dessus.



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