Mon nom est Personne de Tonino Valerii et Sergio Leone

Le 26 février 2007 par Guilhem dans Western

Notes

Réalisation
85%


Casting
90%


Scénario
85%


Photo
87%


Musique
99%


Intérêt
95%


Total Score
90%

90/ 100

Genre:
 
Réalisation: ,
 
Avec: , , , , ,
 
 
Scénario: , ,
 
Photographie:
 
Musique:
 
Pays: ,
 
 
 
Année De Production:
 
Durée: 110 min.
 
Titre original: Il mio nome è Nessuno
 
par Guilhem
La critique

Le nom de ce film plus que connu, Mon nom est Personne (Il mio nome è Nessuno, à l’origine), est réalisé Tonino Valerii, sur un scénario et une production de Sergio Leone, sorti en 1973. Mon nom est Personne a dans les rôles principaux Terence Hill et Henry Fonda. Quant à sa musique, c’est évidemment celle d’Ennio Morricone.


Sergio Leone, s’il n’est pas le réalisateur patenté de Mon nom est personne, a grandement contribué à y mettre sa touche personnelle : Ainsi il a participé activement au scénario, produit le film et tourné quelques scènes : celles par exemple entre Personne et Jack Beauregard. C’était les souhaits de Terence Hill lui-même. On lui doit aussi le mélange des genres : burlesques et héroïsme sont indissociables, en réaction à la vagues des western Spaghetti qui s’enfonçaient dans la médiocrité ambiante à l’époque, selon Leone. L’ensemble donne donc un film atypique, aux références multiples (la scène du cimetière avec le nom de Peckinpah inscrit sur une tombe par exemple)

La légende de l’ouest, Jack Beauregard (Henry Fonda), une sorte Lucky Luke des temps anciens, pour son adresse aux revolvers, est lassé du pays, de ces gens que l’on y croise tout le temps et veut aller terminer sa vie dans la vieille Europe, bien loin de l’ouest sauvage. L’un de ses plus grands fans, appelé Personne ( joué par Terence Hill), veut quant à lui que Jack devienne un modèle, une légende, en rentrant dans les livres d’histoire, et cela en se mesurant à la Horde Sauvage : une bande de 150 hommes (premier clin d’oeil à Peckinpah et son film, sorti quelques années aurapavant).

La première particularité de Mon nom est Personne est d’être parodique, exercice ô combien délicat s’il en est. En effet, le sujet (celui du temps qui passe) est abordé avec humour, ne serait-ce que la scène des « baffes », assez hilarante et très « Terencien », en passant par la scène finale avec le barbier.

De plus, sa spécificité est assez, voire complètement amplifiée par le fait que le réalisateur, Sergio Leone s’auto-parodie avec Mon nom est Personne : en caricaturant ses précédents films : avec à la première scène, les trois tueurs qui s’avancent pour tuer Jack Beauregard, ce sont ceux d’Il était une fois dans l’ouest qui attendent l’Homme à l’harmonica, ou bien avec l’expression « Va te faire foutre », murmurée à l’oreille de Jack, présente elle aussi dans Le bon, la brute et le truand où Tuco (Eli Wallach) se prend un café à travers la face par Blondin (Clint Eastwood).

Vite pris dans l’ambiance, ce film peut paraitre sans défaut, hormis évidemment le fait qu’il se termine bien vite, et que ce genre de film ne se fait plus maintenant. Donc, un petit résumé de ses « plus » qui ont fait de ce film un chef-d’œuvre : tout d’abord la musique, signée par Ennio Morricone : un vrai plaisir de l’écouter, les yeux des acteurs principaux (d’où le nom « Beauregard »), les répliques (dont « Quand tu ne seras plus personne et que tu seras quelqu’un, viens me revoir »), mais aussi, tout simplement l’histoire, le fait qu’une personne veuille absolument que son héros réalise son rêve d’enfant, la fin avec la voix de Jack Beauregard.

La fin de ce film se veut être une fin nostalgique, mais avec des propos qui sonnent pourtant de manière très juste : en effet, se trouve un certain contraste : tout le long du film, il y a une dimension parodique, que l’on a déjà évoqué, mais on termine par des propos nostalgiques des temps anciens, ces propos nous montrent le changement vu par Jack Beauregard entre le XIXème et le XX ème siècle : les gens changent, la violence est partout, le passage vers une époque plus moderne arrive, qui est plus industrielle va se dessiner. On voit donc une certaine inquiétude du personnage par rapport au nouveau siècle qui arrive, il se sent dépassé. Devrons-nous aussi ajouter que ce film est un chef-d’œuvre selon des critiques unanimes.



A propos de l'auteur

Guilhem
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2 commentaires sur cet article



  1. avatar
     

    [...] Leone bien sûr, un soupçons de Maverick, Les mystères de L’ouest ensuite et bien entendu Mon nom est Personne, dont certains éléments sont bien biens [...]


  2. avatar
     

    [...] Il était une fois en Amérique (1984) Un génie, deux associés, une cloche (1975) (non crédité) Mon nom est personne (1973) (non crédité) Il était une fois… la révolution (1971) Il était une fois dans [...]



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