Les Cavaliers de l’Apocalypse de Jonas Akerlund

Le 3 avril 2009 par Dextarian dans

Notes

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par Dextarian
La critique

Sortie le 1er avril 2009

Les Cavaliers de l’apocalypse est le deuxième film de Jonas Akerlund qui s’était déjà fait remarquer en 2002, avec Spun, un long métrage centré sur l’univers impitoyable de la drogue avec Mickey Rourke, Jason Schwartzman et Brittany Murph, sorti directement en DVD sur le territoire français.  Il est surtout aussi connu pour la réalisation de clips, très à la limite comme Smack my Bitch up des Prodigies ou encore Pussy de Rammstein. Connaissant le succès grace à Madonna et le clip très remarqué de Ray of Light en 1997, Akerlund put commencer à se faire une place au cinéma avec Spun. Sept ans plus tard, il retente une expérience au cinéma avec  La légende des Cavaliers de l’Apocalypse qui s’appuie sur des rituels macabres, dont un en particulier, la suspension. Afin de ne pas livrer aux spectateurs une vision faussée de ce rite, Jonas Akerlund s’est rendu à une « séance », organisée par des adeptes. Même si l’expérience fut très psychologiquement très spectaculaire, le réalisateur s’est rendu compte qu’intégrer la suspension à son film apporterait quelque chose de novateur. Voilà l’un des programmes de ce pauvre film bien cheap et très loin des modèles qu’il veut pourtant imiter…

Depuis la mort de sa femme, Aidan Breslin (Dennis Quaid), policier de son état, n’est plus aussi proche qu’avant de ses deux jeunes enfants, Alex (Lou Taylor Pucci) et Sean (Liam James). Sans compter qu’il se trouve soudainement accaparé par une enquête sur des meurtres en série d’une perversité rare qui semblent liés à la prophétie biblique des cavaliers de l’Apocalypse. Le Cavalier blanc est un maître de la tromperie assoiffé de conquête. Le Cavalier rouge est un guerrier rusé, qui sait dresser les hommes les uns contre les autres. Le Cavalier noir est un tyran sombre et manipulateur qui a toujours un coup d’avance. Le Cavalier pâle est un bourreau d’une force surhumaine, déterminé à répandre la mort avec une précision chirurgicale…
Plus l’enquête d’Aidan avance, plus il découvre, horrifié, qu’il semble avoir un lien avec les quatre suspects… Le jeu de piste ne fait que commencer. Quatre Cavaliers. Quatre victimes sans lien apparent entre elles. Quatre secrets… Viens et regarde.

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Les Cavaliers de l’Apocalypse – bande-annonce – 2010

Malgré la volonté du réalisateur de créer une ambiance digne de ce nom, à travers le mélange d’un thriller macabre et d’une histoire de famille, Les Cavaliers de l’Apocalypse est surtout une succulante bousasse digne d’un direct-to-video (ou DVD ou Blu-ray) car on ne peut pas dire que l’on croit une seule minute à cette histoire totalement artificielle et qui ne s’inscrit d’ailleurs pas, comme l’aurait souhaité pourtant le réalisateur, dans la lignée de Se7en. Au mieux, c’est surtout un pauvre thriller des familles bons à nous rappeler que la famille, c’est sacré et qu’il faut bien faire gaffe à ce que l’on fait. Un brave ton moralisateur pour un truc qui ne trouvera pas écho chez beaucoup de monde, hormis peut-être chez les fans de Dennis Quaid.

Car il faut bien le dire, Les Cavaliers de l’Apocalypse, jouant sur l’une des mythes de ces quatre cavaliers de la Bible amenant la désolation sur leur passage se révèle surtout être au final un film bien long et ennuyeux, où l’on connaît la fin avant même la première demi-heure tellement l’intrigue est totalement téléphonée. Peut-être que le scénario était autrement bien ficelé sur le papier, mais dans les mains d’Akerlund, l’histoire se révèle aussi poussive qu’un épisode de Derrick (oui, j’aime bien faire des comparaisons avec cette série). Ce n’est pas l’ambiance glaciale, sensée suggérer la désolation, qui sort le film d’un ronronnement poussif et factice. Sans compter que la morale finale est totalement inepte et sans intérêt, portée en plus par des acteurs ne sachant pas trop pourquoi ils se retrouvent ici.

On voit ici que Saw a fait des ravages puisque n’importe quel réalisateur se sent obligé de nous infliger des séances de tortures très visuelles autant qu’inutile, et ce n’est parce qu’on veut faire comme Se7en que l’on y arrive forcément puisque ce dernier avait autant une ambiance qu’une vraie histoire qui collait derrière. Ce pauvre Cavaliers de l’Apocalypse est surtout totalement ridicule, mal joué, mal filmé et mal orchestré. Une bien belle bousasse de l’espace, en somme (enfin plutôt biblique).

Les Cavaliers de l’Apocalypse (The Horsemen) de Jonas Akerlund | Scénario de Dave Callaham | Photographie d’Eric Broms | Musique de Jan A.P. Kaczmarek | Avec Dennis Quaid, Zhang Ziyi, Patrick Fugit, Lou Taylor Pucci, Clifton Collins Jr., Barry Shabaka Henley, Peter Stormare, Eric Balfour, Deborah Odell, Liam James | Etats-Unis | 2008 | 110 min. | Policier, Drame et Epouvante-horreur | Distribué par Metropolitan FilmExport | Crédit photographique : Metropolitan FilmExport


A propos de l'auteur

Dextarian
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Le rédacteur ciné le plus prolifique (et je ne tiens pas à perdre ce titre!)

1 commentaire sur cet article



  1. avatar
     

    [...] par Dennis Quaid, l’homme au 15 films par ans depuis quelques années, entre les GI Joe et Les Cavaliers de l’apocalypse) et le Caporal Bower (Ben Foster) se réveillent dans leur gigantesque vaisseau spatial après un [...]



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