Bus Palladium de Christopher Thompson

Le 9 avril 2010 par Guilhem dans Comédie

Notes

Réalisation
38%


Casting
42%


Scénario
35%


Photo
60%


Musique
65%


Intérêt
25%


Total Score
44%

44/ 100

Genre: ,
 
Réalisation:
 
Avec: , , , , , , ,
 
 
Scénario: ,
 
Photographie:
 
Musique:
 
Pays:
 
Distributeur:
 
Date De Sortie:
 
Année De Production:
 
Durée: 100 minutes
 
Crédit photographique: StudioCanal
 

Les Plus:

Pour les fans de nostalgie (surtout ceux qui ont fait un groupe de rock dans leur vertes années).
 

Les Moins:

Acteurs peu inspirés. Scénario sans intéret. Réalisation poussive.
par Guilhem
La critique
Chaque année, on a droit à notre film français sur la musique. L’année dernière, c’était Incognito, qui permettait à Benabar de faire ses apparitions à l’écran. Cette année, on essaye de draguer les jeunes dans les salles de cinéma, d’où ce Bus Palladium, qualifié de générationnel par la publicité sur ce film, avant même qu’il le soit pour les spectateurs (ce qui est toujours un peu ennuyeux lorsqu’on nous dicte ce que l’on doit fait). Et autant dire que le premier film de Christopher Thompson (fils de Danièle Thompson et le petit-fils de Gérard Oury, ça sert d’avoir de la famille dans le 7e art) accumule plus les clichés et les anachronismes que la percussion d’un film supposé générationnel (mais bon, on nous a déjà fait le coup avec LOL, la bouse infâme bien française et bien de chez nous).


Lucas (Marc-André Grondin), Manu (Arthur Dupont), Philippe (Abraham Belaga), Jacob (Jules Pelissier) et Mario (François Civil) s’aiment depuis l’enfance. Ils ont du talent et de l’espoir. Ils rêvent de musique et de gloire. Leur groupe de rock, Lust, connaît un succès grandissant, mais les aspirations de chacun rendent incertain leur avenir commun.
L’arrivée de Laura (Elisa Sednaoui) dans leur vie va bousculer un peu plus ce fragile équilibre.

Christopher Thompson s’est surtout distingué comme scénariste de sa mère. Enfin, quand on aime les films qui se passent dans le 7e ou le 16e arrondissement de Paname (son Fauteuils d’Orchestre est assez symptomatique de ce cinéma). Et autant dire que passer derrière la caméra, ça demande un peu de savoir faire. S’il est vrai que n’importe quel acteur ou scénariste passe régulièrement derrière, peu s’en sortent avec les honneurs. Mais avant d’aller plus loin sur ce créneau, parlons du film et de son histoire.

Alors ça commence comme Le péril jeune même si le réalisateur se protège de cela en disant que beaucoup de films commence comme ça. Mais le parallèle est tellement facile : une bande de cinq jeunes, qui se droguent et qui baisent, une amitié virile mais sincère, un personnage torturé ou supposé tel (quoique la différence niveau entre Romain Duris et Arthur Dupont se fait un peu sentir), une fille qui vient s’immiscer entre plusieurs personnage. Bref, les similitudes sont troublantes.

De plus, Bus Palladium, qui emprunte son nom à une salle de concert de Paris, sert surtout à parler d’une époque. Et autant dire que dans les années 80, on ne parle pas de « Buzz » comme en parle un des mecs du film. Ou alors, je n’ai pas connu cette époque… ni celle d’après. La musique jouée par le groupe est naze et on se demande comment ils auraient pu avoir du succès en vrai. Mais c’est une histoire, un conte… une parabole.

Pour le reste, Bus Palladium est plat, sans saveur, long. On ne garde pas grand chose comme souvenir quand on l’a vu. On se dit que c’est long. On se dit que le coup de la fille qui se tape tous les mecs musicos qui passent est d’un cliché sans nom et vu et revu. Que même moi, je n’aurais pas osé écrire ça dans un scénario. Remarquez, c’est peut-être une histoire vraie. Enfin, une histoire de pas mal de groupes qui n’ont jamais rien fait de leur vie.

Alors il reste quoi de Bus Palladium ? Le passage à la caserne de Dupont ? Xavier Beauvois dans N’oublie pas que tu va mourir était bien plus saisissant dans ce rôle. Les potes ? Ils sont sans charme et sans psychologie développée. la présence de Géraldine Pailhas, la femme du réalisateur (le cinéma est vraiment une très très grande famille) qui interprète, en blonde, la productrice de ce groupe digne des Forbans de l’époque (et encore ils avaient du succès, eux, à cette époque) ? Un caméo, sans plus.

Bus Palladium est donc ni fait ni à faire. Avec des acteurs sans passion et sans énergie. Ce qui pour un film sur la rock n roll attitude est un peu ennuyeux…


A propos de l'auteur

Guilhem
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Créateur du site. Et accessoirement d'autres casquettes et rôles (beaucoup). Envoyez un mail à guilhem@cadependdesjours.com pour toute demande, question, suggestion ou demande plus formelle (courrier des lecteurs accepté aussi).

5 commentaires sur cet article



  1. avatar
     
    Marjolaine

    C’est dommage ; j’adore Marc-André Grondin depuis CRAZY…
    Il ne joue donc pas que dans de bons films !
    zut alors
    saperlipopette


  2. avatar
     
    Dextarian

    Il va falloir un jour que je vois CRAZY.


  3. avatar
     
    Anonymous

    OuAis c vrm un film a voir!!


  4. avatar
     
    dextarian

    D’accord, d’accord, je le verrais, je le verrais :)


  5. avatar
     

    [...] scénario commun après Une Vie à t’attendre, Le Héros de la famille et le mou du genou Bus Palladium. Si Le Héros de la famille tournait autour de la figure paternelle, c’est la mère qui est [...]



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