Entretien avec Cars On Rooftops, « laisser de l’espace, laisser respirer le son »

Publié le 6 mars 2015 par Erwan dans Actu

Des instruments acoustiques, de nouvelles percussions, une voix aérienne, mais aussi une nouvelle façon de travailler, Cars On Rooftops nous raconte son nouvel EP Gravitate.

Racontez-nous un peu comment vous vous êtes rencontré tous les quatre, et ce qui vous a donné envie de faire de la musique ensemble ?

On était ensemble à l’american school of modern music à Paris pour jouer du jazz, et c’est là qu’on s’est rencontrés. On avait tous envie de jouer de la folk, donc quand Bar nous a proposé de jouer ses compo on s’est bien retrouvés dedans. Ensuite on est devenu des super amis.

On sent que cet E.P. est toujours dans la même veine que le précédent, avec toujours ces sonorités folk, mais avec des morceaux plus soutenus et plus rythmés, avez-vous travaillé différemment pour ce disque ?

Oui. Pour commencer, on a pris un virage acoustique juste après la sortie du premier EP, et Louise a quitté le clavier pour faire des percussions, Andrew a pris la contrebasse, Bar n’a joué qu’avec la guitare acoustique, et pierre a joué de la batterie debout. Ça a changé l’ambiance des concerts parce que c’était plus punchy, et le public réagissait bien. Donc on a travaillé à donner de l’énergie sur scène en gardant la simplicité des instruments.

On retrouve en tout cas toutes les couleurs de la folk music, quels sont les artistes qui vous ont influencés dans vos goûts et vos choix musicaux ?

On a tous un penchant commun pour Radiohead. Pour les textes bar aime beaucoup Leonard Cohen et Bob Dylan. Louise aime beaucoup les rythmes les harmonies vocales d’Afrique et du cap vert tout particulièrement. Pierre se nourrit de jazz et de big band. Et Andrew tourne en boucle la discographie de Frank Zappa…

Qu’est-ce que vous aviez envie de raconter avec ce disque à travers ses arrangements et les textes des chansons ? Les mélodies font certes voyager, mais n’y trouve-t-on pas aussi quelque chose de plus personnel ?

Les chansons racontent les réflexions de Bar sur ses histoires d’amour, réelles ou imaginaires, mais aussi par rapport à son sentiment sur les situations politiques, et la société. La chanson Constant Use parle du coeur, de son pouvoir, de ses fragilités. Mais le refrain parle aussi de politique avec la question du pouvoir laissé ou non aux chefs d’Etats…

Qu’est-ce que chacun d’entre vous, avec ses origines, son vécu, et son instrument, apporte au groupe dans les phases de créations, de composition ?

C’est certain que les différences dans nos origines ne font qu’enrichir le processus de création. Même si nous ne sommes pas toujours d’accord… On apporte tous les résultats de nos recherches musicales en répétition, que ce soit une nouvelle percussion amenée par Pierre, des harmonies vocales que Louise nous fait bosser… Bar nous fait souvent découvrir des nouveaux artistes. On passe du temps ensemble et très souvent autour de la musique. Bar qui est israélien et Andrew dont la mère est américaine ont une culture anglo-saxonne commune. Bon, après il faut dire aussi que l’on partage tous une passion pour la bonne cuisine…

Vous avez pour cet E.P. travaillé avec Mike Cave, ça a été une expérience enrichissante pour vous ?

Tout d’abord on a enregistré l’album à Paris avec notre ingénieur du son Corentin Giniaux qui l’a coproduit. On était tellement content du résultat de l’enregistrement qu’on a choisi de le faire mixer par Mike Cave dont Bar apprécie beaucoup le travail, notamment sur l’album « Early in the Morning » de James Vincent McMorrow. C’était enrichissant parce qu’il a bien écouté notre musique et nos demandes, et il a réussi à sublimer notre travail sans en perdre le sens

Cette atmosphère aérienne, presque lunaire, qu’on retrouve dans votre musique, comment faites-vous pour la traduire et la faire ressentir en live ?

On a loué un studio sur l’étoile noire et avant chaque concert on regarde l’intégrale de star wars pour se mettre en jambe. Et puis musicalement on essaye de laisser de l’espace, de laisser respirer le son comme dans l’album!

Retrouvez Cars On Rooftops sur Facebook et Twitter, ainsi qu’en concert ce samedi sept mars au Pop-Up du Label à Paris !


A propos de Erwan

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Fils bâtard de Kurt Cobain et de Cendrillon



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