Top 10 des grandes héroïnes romanesques rebelles à l’amour

Publié le 14 février 2014 par charlotte dans Actu

Héroïnes au courage sans borne, pour certaines sulfureuses et pour d’autres ingénues, la rebelle se démarque par sa façon très personnelle d’éprouver le sentiment amoureux hors du cadre social et de la norme en vigueur. S’érigeant souvent contre le mariage convenu, à la charnière entre un féminisme raisonné et une féminité à fleur de peau, elle emporte son public et/ou ses lecteurs dans un flot d’idées et d’actions libres. Étonnant toutefois, de constater que ces grandes dames ont la peau dure. L’esprit de contradiction pousse à la rébellion, aux crimes ou à l’humour caustique, mais la bonne étoile est pour la plupart d’entre elles bien épinglée au dessus de leur tête.

Alors, le lecteur ressent une grande joie, une belle frénésie à les accompagner, celles qui sont à la conquête de leur destin. Les romans ci-dessous sont tous des classiques écrits entre le 16e et le 20e siècle, période qui laissa s’épanouir le genre romanesque, lui, qui renouvelant les formes esthétiques, réussit à dire des vérités humaines propre à l’époque qui lui donne vie. Objectivité du cadre social normatif et subjectivité des sentiments s’entrechoquent, s’entremêlent rendant très complexe l’existence du personnage féminin… Scarlett O’hara, Suzanne, Beatrice ou Sylvia donnent fougue à leur sexe alors que tout laisse croire que l’héroïsme au féminin rayonne grâce à la vertu. Heureuse la littérature qui peut dénoncer, réhabiliter ou faire vivre l’humain, en marge des affaires politiques.

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Scarlett O’Hara, Autant en Emporte le vent

Scarlett O’Hara est une héroïne culte qui se démarque par sa force de caractère, son courage, son absence d’idées tabous. Les chefs d’œuvres de Margaret Mitchelle mais aussi celui au  cinéma de David O-Selnick parviennent à rendre compte de la difficulté d’être libre pour une femme dans un tel contexte historique et social : La guerre de Sécession. En 1936, date à laquelle le livre est publié, la femme est un être mineur qui n’existe que pour prendre soin des autres et qui doit respecter la place qu’on lui impose. Un homme, joué par Clark Gable parvient à voir la beauté de Scarlett, sa passion, sa vérité humaine. Interprétée à l’écran par Vivien Leigh, Scarlett O’Hara se démarque par son énergie, son dynamisme et sa faculté à se battre. Ni belle, ni laide, juste pleine de ce charme qui fait frémir, cette héroïne est un superbe exemple de rébellion puisque ses actes et toute son existence transcendent les contraintes sociales,  fruit d’une construction des genres figée et clairement injuste. Le film est renversant et bien sûr mythique comme l’est le roman.

Que l’on est lu ou pas cette œuvre chacun peut se figurer grâce à la présence forte à l’écran de Vivien Leigh, l’héroïsme de Scarlett O’Hara qui parvient à nous faire rêver et nous fasciner encore malgré notre contexte à nous, contemporains, qui d’apparences nous offre bien plus de liberté. Grande dame, force qui va, elle est aussi détestable au vu de son caractère capricieux et coquet. Seulement ne voit-on pas au travers de ses défauts, les qualités humaines qui permettent de s’affranchir des seconds rôles pour être et paraître héroïne de sa propre vie ? En ce qui concerne l’histoire, laissons libre cours à nous souvenirs, car finalement est-ce le récit du combat d’une femme pendant la guerre de Sécession ou le devenir des sudistes et de leurs opposants ? Certains lecteurs y voient une belle histoire d’amour sur fond de drame historique et d’autres peuvent en apprendre sur l’ambiance qui règne à cette époque, en plein conflit. Femme moderne, rebelle donc, du fait de sa forte personnalité, Scarlett O’Hara vit et sait faire vivre son lecteur au rythme d’une histoire ancrée dans une époque qu’elle parvient à transcender pour être au plus près de nous-mêmes.

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Beatrice, Beaucoup de bruit pour rien

Beatrice est le principal personnage féminin de la pièce Beaucoup de Bruit pour rien  de William Shakespeare, publiée en 1600. Cette comédie est calquée sur les comédies romantiques. Le couple Beatrice et Bénédict semble être le miroir comique de Claudio et Héro. Le personnage de Beatrice est joueur. Ses longues dissertations sur l’amour permettent de mettre en relief sa pertinente impertinence. Au sujet du mariage, elle est caustique et s’adonne à un jeu de répartis qui souligne son tempérament revêche. En intelligente rebelle, elle refuse le mariage et semble consciente de ses arguments. Au fil de la pièce, le spectateur peut se rendre compte que ses refus, ses idéaux de liberté sont des écrans, des apparences qui cachent son désir d’amour. Malgré les fourberies linguistiques et les intrigues, la vérité finit par éclater au grand jour en faisant triompher l’amour !

Pour résumer, la pièce se passe en Sicile. Deux hommes, Claudio et Benedict rentrent de la guerre avec Don Pedro d’Aragon sur les terres de son ami Léonato, gouverneur de Messine. Alors que le mariage de Claudio et d’Héro s’organise, la petite joyeuse troupe complote, tentant de faire tomber amoureux Bénédict et Beatrice.  Puis, ont lieu des jalousie et escroqueries, pour aller à l’encontre des deux jeunes amants Héro et Claudio. Beatrice, tout le long de la pièce fait preuve d’intelligence, d’arrogance même, ce qui lui permet de dire avec humour et jeux les injustices que les femmes mariées subissent. Son tempérament rebelle de l’amour est assez moderne, les traits d’humour dont elle est capable lui font porter la culotte et lui donne un côté masculin, un côté fort au vu du contexte et du siècle dans lequel s’inscrit la pièce. Finalement, pour être amoureuse, elle devra tomber les armes et se soumettre un peu à ce que lui dicte son cœur. Loquace, amusée, Beatrice incarne avec fougue la femme émancipée pour qui le refus serait peut-être une technique de séduction, un bel atour. L’ambigüité provient de son second degré ‘humoristique qui cache sans doute une pensée sur l’homme, la femme et l’union. Quoiqu ‘il en soit, l’intelligence succombe si tôt que Bénédicte lui ferme la bouche avec un baiser.

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Sylvia, Le Jeu de l’Amour et du Hasard

Fille de Monsieur Orgon, Sylvia refuse l’amour ou du moins le mariage et ses conventions. Pour cela elle invente un stratagème, se déguiser en servante, en Lisette (sa femme de chambre) pour sonder le tempérament réel de Dorante. Désirant savoir, elle apparait comme celle qui ne se laisse pas faire quitte à employer des stratégies inattendues. L’idée étant de faire fi des positions sociales pour observer les réalités sentimentales. Tout le long de la pièce, on observe des situations bancales et amusantes mais surtout significatives sur les positions sociales de chacun et sur le rôle du mariage au 18 e siècle. Le marivaudage permet de mettre en jeu  et en mot l’amour sur un ton léger et badin donnant le ton et le style à l’œuvre. Pour en revenir à Sylvia, elle apparait comme la jeune personnalité féminine insolente qui ne peut se soumettre aux mensonges des conventions et aux positions sociales et qui préfère la ruse, le stratagème pour découvrir la vérité… Autant dire qu’elle ne se laisse pas faire ! Espiègle, désobéissante, Sylvia veut jouer sans subir le joug du mari.

Elizabeth Bennet, Orgueil et préjugés

Elizabeth Bennet, Orgueil et préjugés

Paru en 1813, écrit par Jane Austen, femmes de lettres parvient à réaliser une œuvre qui parle au cœur de tous. Toujours très populaire, l’écrivain su narrer une histoire que l’on s’approprie vite et qui nous pousse à une lecture frénétique. Démocratisation de grands thèmes : l’amour, l’argent et le mariage. Ce qui permet de rendre ces sujets intéressant serait le traitement par l’humour. Les multiples rebondissements permettent de ne pas s’ennuyer. Le personnage principal Elizabeth Bennet ou Lizzy se démarque par son intelligence et sa sensibilité. Fière d’elle, prêtant de l’importance au mariage et le considérant comme une façon d’accéder au bonheur plus qu’un malheureux arrangement social, elle fait le choix de refuser le mariage de prime abord. Avec le temps et la maturité, l’on découvre qu’elle finira par apprendre à aimer bien un homme, à l’estimer et le respecter.

Finalement cette grande figure de l’héroïsme au féminin est ambigue. Le refus est remarquable sur deux points : Le désir de vivre un bonheur solide la pousse au refus, ayant la certitude et l’orgueil de penser que le mariage est une aliénation. En ce qui la concerne, il peut être « épanouissement » si elle se libère de ses préjugés au sujet de l’Amour. Personnalité à caractère fort, Lizzy est la figure emblématique de celle qui est libre et qui pourrait le devenir encore plus en allant vers son devenir, sans lutte. Ce qui est passionnant, c’est d’observer combien sa liberté à elle pourrait souffrir de son caractère revêche et intelligent. Rebelle dans un premier temps, elle parvient à faire preuve d’héroïsme en devenant véritablement libre.

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Suzanne, L’Amant

Suzanne vit avec sa mère en Indochine française. Elle est jeune et attrayante. Sa rencontre avec le chinois va la bouleverser… Elle découvre le sexe dans ses bras, l’amour et la haine. Marguerite Duras est un écrivain du 20e siècle, à l’esprit photographique qui aime traiter la description de ses scènes en séquences elliptiques, en instant « polaroids », écrivain de l’absence, d’un « cela échappe »  mais aussi penseuse d’une certaine façon dont le rapport à l’histoire (« la douleur » par exemple) ne vient pas contredire les ambitions stylistiques et le projet d’illusion fictive. L’amant pourrait être considérer de manière basique comme une synthèse (roman qui préfigure le plus dense,  » l’amant de la chine du nord « , Marguerite Duras ayant voulu contribué encore à son sujet, son récit), la mise en valeur par le style de ces petits faits vrais et le partis pris durassien d’écrire en partie de façon cinématographique, séquentielle visent l’essentiel : l’aventure entre les deux protagonistes et le cadre dans lequel celle-ci se développe. Le sexe qui peut y être une punition, la mère humiliant sa fille, l’un des deux frères décrit en parfait crétin et le protagoniste-femme, qui témoigne  par le recours à la fiction de la vie de l’écrivain et qui se moque parfois grossièrement du chinois, le rendant jaloux intentionnellement lui qui  semblent  tellement l’aimer, elle, forte de sa jeunesse et de sa race « blanche ».

Récit autobiographique, l’amant révèle des relations familiales compliquées, une vie émotionnelle difficile et nouvelle, une beauté sale, un univers glauque, des rapports humains et sociaux troubles signifiés notamment par l’atmosphère climatique humide à ce méridien. Suzanne est semblable à un petit animal effarouché assez cruel, calculatrice sciemment, parfois pas. Jeune immature  en amour, elle finira par réaliser combien elle a aimé son amant sur le paquebot qui la ramène en France. A l’écoute d’une valse de Chopin, elle pleure des cascades de larmes. Suzanne serait rebelle comme peut l’être une enfant qui se refuse à l’amour, qui vit dans le déni et qui choisit la bêtise du « non » à la simplicité du « oui ». Le personnage conserve pourtant tout son mystère car on ne sait si elle est intentionnellement dure ou pas… Immature sans aucun doute, malgré la précocité de ses actes qui la jettent en plein dans le monde des adultes. Petite rebelle à l’esprit d’une femme enfant, jolie cruelle et animale effarouchée, l’héroïne inspirée de la vie de Marguerite Duras semble gâcher son histoire par esprit de contradiction.

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Thérèse, Thérèse Desqueyroux

Roman écrit en 1927, Thérèse Desquyroux est l’histoire d’une femme mariée par convention et sans amour, à Bernard à qui elle adresse sous forme de longue plaidoirie une explication justifiant son acte, celui de le tuer en l’empoisonnant. N’ayant pas vécu le bonheur, n’étant pas maîtresse de son destin, elle finit par tenter ainsi de se libérer d’une vie qu’elle subit, qui n’ai plus son projet. Le roman commence à la sortie du Palais de Justice et se termine sur des mots qu’elle adresse aux lecteurs qui entendent ses justifications.
Rebelle criminelle, Thérèse Desqueyroux recherche vainement tout le long du récit à donner une légitimité à son acte, elle essaie de se faire entendre. François Mauriac fait peut-être acte de réhabilitation en écrivant ce roman puisque le personnage « Thérèse » est inspirée de la vie d’Henriette Canaby. Faire entendre la parole d’une faible et d’une femme qui faute d’avoir trouvé sa place s’en prend à celui qui, selon elle, est responsable de son malheur ! Une idée parcourt le livre : Thérèse Desqueyroux ne peut vivre étrangère à sa propre vie.

C’est ainsi qu’elle choisit de s’extraire d’un couple conventionnel en devenant criminelle. Acte de libération et d’enfermement dans le regret et la culpabilité, Thérèse, rebelle au malheur éprouve la violence faute de ne pouvoir se raccrocher à la joie de vivre… D’un tempérament incendier, l’héroïne juge tout mal jusqu’au paysage landais qui devient asphyxie, la boue symbolisant ici la contrainte au déploiement du rêve et de l’imagination. Grande désillusion à la découverte des réalités du mariage, vie grossière et hideuse pour une femme qui probablement devint folle à ne pouvoir poursuivre les plaisirs de l’enfance. Elles est aussi une  épouse criminelle qui ne prémédite pas l’acte de tuer et qui s’adonne véritablement  à un crime passionnel qui aurait pu la soulager du poids de l’ennui.

Antigone d'Anouilh

Antigone, Antigone

C’est l’histoire d’Antigone, la jeune sœur d’Etéocle et Polynice qui s’entretuent lors d’un combat fratricide. Créon jugeant l’acte impropre à la vie de la cité de Thèbes décide de leur imposer une punition posthume qui consiste à se faire dévorer par les vautours, personne ne devant contredire l’ordre de Créon… Antigone, la jeune frêle ne peut pas accepter cette décision, alors elle s’enfuit chaque nuit des portes de la cité, rejoint le désert, pour jeter de la terre sur le corps des deux défunts. Créon l’apprend. Il est alors face à ses responsabilités de chef de la cité et doit appliquer la sentence à sa nièce si elle décide de poursuivre dans la désobéissance.

Antigone de Sophocle et l’Antigone d’Anouilh surtout semblent plus s’intéresser à la liberté qu’aux affaires de l’amour comme le fait pourtant la belle et lumineuse Ismène. Libre, rebelle, Antigone veut choisir son bonheur et même si Hémon, son fiancé est attendrissant selon elle, ce sentiment ne suffit pas à la combler puisque le contexte social lui attribue un rôle qu’elle juge inadéquat à sa personne et au bonheur. L’amour pourrait transcender les contraintes, seulement figure de l’entêtement et de la désobéissance, elle préfère sacrifier sa vie, son amour en faveur de l’existence claire et ferme de sa décision d’être ce qu’elle est.

Rebelle oui mais jeune rebelle selon Créon qui la soupçonne d’intransigeance et d’être à l’emporte-pièce. Comme si elle ne faisait pas le bon choix, celui dicté par les mœurs et l’âge quand il est avancé, Antigone, selon lui, est rebelle de façon circonstancielle et malheureusement cette mise à l’épreuve est dommage et peu ou pas assez pensé. Elle y laisse sa vie au nom de sa liberté. Bien évidemment, si l’on contextualise à l’époque de la représentation, Antigone trouve toute sa vigueur et sa légitimité : Son choix est juste et fondé, il s’agirait de la collaboration au travers de la figure de Créon. Emblématique, il est intéressant de remarquer que le public adolescent se l’approprie comme le symbole d’une jeunesse bafouée. Ce que l’on retient et cette façon qu’ont les œuvres de vivre à l’esprit des lecteurs surprennent eux-aussi par l’aisance d’interprétation que chacun possede. Antigone, l’histoire d’une belle rébellion et d’un grand courage !

barbey d'aurevilly les diaboliques

Alberte, le Rideau Cramoisi, Les Diaboliques

Paru en 1874, le recueil Les diaboliques qui comporte la nouvelle le Rideau cramoisie dont l’héroïne est Alberte est un recueil qui surprend puisque il met en scène des femmes assez surréalistes, énigmatiques, poussées à se livrer à des actes « criminels » ou vicieux sans honte ni culpabilité. Si elles sont rebelles, c’est en comparaison avec des figures féminines modèles de vertu.  Elles ne correspondent en rien à cela. Magnétiques, leurs actes sont aussi crus que « diaboliques ». Alberte, dans le rideau cramoisi jette son dévolu sur le vicomte de Brassard en posant sa main sur la sienne lors d’un diner. Puis elle ne lui montre aucun signe clair de son désir, le faisant douter, le rendant fou… Joueuse, cruelle ? L’énigme est conservée et les indications au sujet de son comportement ne  permettent pas d’en dire plus.

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La Princesse de Clèves, La Princesse de Clèves

Publiée en mai 1678, La Princesse de Clèves est le récit de Mademoiselle de Chartres qui épouse le Prince de Clèves sans amour et tombe amoureuse du duc de Nemours… Rongée par les remords elle  finira par essayer de trouver une quiétude impossible en se retirant et en refusant tout lien avec le duc malgré une courte entrevue qu’elle lui octroie.  Elle meurt de douleur et de langueur quelques années plus tard. Le choix de la Princesse de Clèves est entier. Si l’on observe le récit en le décontextualisant, il est incroyable d’observer les culpabilités à ce point alourdir l’âme de cette épouse ! Même l’aveu qu’elle fait à son mari ne parvient à la soulager. L’interprétation qu’elle ne peut supporter le poids du mariage et des convenances semble juste mais la peine qu’elle ressent jusqu’à une certaine folie demeure mystérieuse.

Anna-karenine

Anna karenine, Anna Karenine

Difficile pour ce roman publié par Leon Tolstoi en 1877 de dire s’il narre la passion d’une femme rebelle des conventions ou au contraire son enfermement dans la culpabilité. Finalement sa posture est double : Mariée à un homme Alexis Karenine, elle tombe amoureuse de Vromsky, avec qui elle réussit à avoir une relation en marge du grand monde… Elle sauve les apparences un temps, pourtant rongée par la mort, elle ne peut se résoudre à assumer son choix et décide de mettre fin à ses jours en se jetant sous un train. En parallèle, Daria et Oblonsk vivent une vie plus calme grâce à tous les efforts de Daria, son épuisement aux tâches ménagères et son attitude de femme dévouée. Anna Karenine, grande figure de la passion amoureuse représente la difficulté d’être heureuse pleinement. Vouée, quant à elle, à ses sentiments, l’héroïne ne se résout pas à vivre une vie décomposée entre ses rôles d’épouses, d’amantes et de mère… Elle ne parvient pas à se libérer totalement des conventions, son instinct lui, la rend semblable à une grande passionnée. Rebelle ? En quelque sorte, puisque elle ne peut se soumettre à vivre une vie d’apparences. Le choix de mourir, chez elle, semble surtout être la résolution d’un conflit intérieur, d’une douleur, d’une névrose…


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