Stephen King, auteur de romans incroyablement prolifique possède aussi le record du nombre de livres adaptés au cinéma ou à la télévision. Il est qualifié de maître de l’horreur, mais ce serait faire l’impasse sur d’autres œuvres certes plus calmes, mais toujours empreintes de la même angoisse.

10  The Stand

Moins connu du grand public, The Stand (Le Fléau en français) est l’adaptation en mini série-télé de ce qui est peut-être le meilleur roman de Stephen King. Les acteurs sont à la ramasse et le scénario n’est pas, globalement, à la hauteur, mais ça se laisse regarder.

9 – Christine

Christine n’est pas un chef d’œuvre du film d’horreur. Ni du film tout court, d’ailleurs. Concrètement, il est même difficile de lui accoler l’étiquette « horreur ». Mais il réussit son rôle de divertissement et possède cette petite saveur de série B qui fait toujours fureur en fin de soirée, vers trois heures du matin.

8  Carrie

Adapté du roman qui a permis au King de connaître la gloire, Carrie, de Brian De Palma, est un film qui aura marqué de nombreuses générations. Même s’il a malheureusement plutôt mal vieilli, il reste une référence du genre.

 

7 – Dead Zone

Un des meilleurs rôles de Christopher Walken. Il interprète Johnny Smith, un homme qui, après un long coma, se découvre la faculté de connaître les secrets des personnes qu’il touche. David Cronenberg, le réalisateur, est égal à lui-même. C’est à dire bon.

6 – Shining

Difficile de vraiment lui trouver une place dans cette liste. Shining, en tant que film, est un bijou, un véritable chef d’œuvre. Mais en tant qu’adaptation stricto sensu, il est très mauvais. Mais on ne pouvait pas faire autrement que de le placer quelque part…

Les Evades

5 – Les Évadés

Considéré comme un des meilleurs films de tout le temps, selon le classement IMdB par exemple, Les Évadés est le premier long-métrage de Frank Darabont. Ce dernier a consacré presque exclusivement la suite de sa carrière à adapter des œuvres de Stephen King pour le grand écran, avant de se pencher vers la série télé en adaptant le célèbre comic book The Walking Dead.

4 – La Ligne verte

Tout le monde a vu ce film, et tout le monde a bien raison. La Ligne verte ne s’inscrit pas dans la lignée des habituelles productions du romancier, tenant plus du drame fantastique que de l’horreur. Il y a une véritable tension, servie par un casting remarquable, Michael Clarke Duncan et Tom Hanks en tête.

3 – The Mist

The Mist a ses défauts. Ceux-ci résident principalement dans ses longueurs et dans sa faiblesse à retranscrire à la perfection la peur psychologique qui s’installe peu à peu dans le cœur de ces protagonistes enfermés dans un supermarché parce qu’un épais brouillard empli de monstres les attend à la sortie. Mais la tension permanente et le coup de théâtre final font de ce film un grand parmi les grands.

2 – Misery

Rob Reiner avait la difficile tâche de porter une des œuvres les plus torturées du romancier. Il réussit admirablement, mais sans jamais vraiment parvenir à nous procurer le même choc psychologique et l’étouffante sensation claustrophobique que le roman nous offre. Pourtant, comme œuvre à part entière, Misery nous hante.

1 – Stand By Me

Un excellent long-métrage de Rob Reiner dont le potentiel d’amour est décuplé par la sensibilité et l’expérience personnelle de ceux qui le regardent. Tout ici est réussi, du casting jusqu’à la bande originale, entêtante. Il s’agit d’une adaptation d’une nouvelle, le scénario prend donc de nombreuses libertés. Stand By Me est le film tiré de sa bibliographie que Stephen King lui-même préfère.

Cadeau Bonus :

Maximum Overdrive ne fait malheureusement pas partie de cette liste. C’est la première fois et, heureusement, la dernière que Stephen King s’est risqué à passer derrière la caméra : le résultat est épouvantable.

Beaucoup de fans de l’écrivain se demandent pourquoi personne ne s’est penché sur une adaptation de Marche ou crève (The Long Walk en version originale). Il s’agit en effet d’un excellent roman court qui semble tout taillé pour le cinéma. Des rumeurs murmurent que Frank Darabont, encore lui, est de plus en plus intéressé par l’idée.