Time Out de Andrew Niccol – Time is money

Le 29 novembre 2011 par Guilhem dans Action

Notes

Réalisation
65%


Casting
75%


Scénario
85%


Photo
85%


Musique
75%


Intérêt
70%


Total Score
76%

76/ 100

Genre: , ,
 
Réalisation:
 
Avec: , , , , , , , ,
 
 
Scénario:
 
Photographie:
 
Musique:
 
Pays:
 
Distributeur:
 
Date De Sortie:
 
Année De Production:
 
Durée: 109 minutes
 
Titre original: In time
 
Crédit photographique: Twentieth Century Fox France
 
par Guilhem
La critique

Après le demi-succès (ou demi-échec) de Lord of War1, il était salutaire pour Andrew Niccol de revenir à ses premiers amours, le film d’anticipation. Le réalisateur du culte Bienvenue à Gattaca revient donc en 2011 avec Time Out, un nouveau film de Science-fiction permettant de porter un œil critique sur notre société actuelle, avec une nouvelle génération de jeunes acteurs (Justin Timberlake, Amanda Seyfried, Cillian Murphy, Alex Pettyfer et Olivia Wilde) après les Jude Law, Ethan Hawke et Uma Thurman de son tout premier film.

Dans un futur proche, le gène de la vieillesse a été supprimé et le temps est devenu une valeur marchande. Si les gens ne vieillissent plus après 25 ans, ils doivent gagner du temps pour rester en vie à partir de cet âge. Alors que les riches, jeunes et beaux pour l’éternité, accumulent le temps par dizaines d’années, les autres mendient, volent et empruntent les quelques heures qui leur permettront d’échapper à la mort.

Will Salas (Justin Timberlake) fait partie de cette catégorie. Mais il n’accepte pas sa condition. La rencontre fortuite avec un de ces « riches » lui permettra de bouleverser le système, en kidnappant la fille d’un immortel, Sylvia Weis (Amanda Seyfried). Cette dernière va devenir son alliée et à partir de ce moment là, chaque minute va compter…

Time Out ressemble furieusement à Bienvenue à Gattaca, tant au niveau de l’histoire (au-delà même du genre, c’est-à-dire l’anticipation) que formellement. En effet, certains codes du premier film de Niccol se retrouvent présent ici : un personnage principal qui refuse son destin, un flic qui accepte l’ordre établi, une fille bien établie dans cette société futuriste et qui va peu à peu s’en détacher, la mer comme élément déclencheur de ce changement (en rapprochant les deux personnages principaux), une photographie et des décors composés de tons verts et jaune et, pour finir , des voitures aux allures futuristes retravaillées à partir d’anciens modèles. Il n’y a donc pas de doute, Niccol a rebâti son film sur les modèles du précédent même si, au niveau du scénario, il présente des similitudes avec Repent Harlequin, une nouvelle d’Harlan Ellison2.

 

Mais hors de ces considérations, Time Out offre de jolies qualités pour un blockbuster. En effet, avec une jolie galerie de personnages secondaires comme les MinuteMen, une bande de malfrats dirigée par Alex Pettyfer et les Gardiens du Temps (TimeKeeper), symbolisé par le personnage de Cillian Murphy, le film de Niccol parvient à garder un rythme soutenu, malgré une histoire finalement classique entre les riches et les pauvres. On insiste ainsi beaucoup sur le nouvel étalon de valeur qui régit les rapports humains et c’est évidemment une critique de la société capitaliste qui est ici mise en avant. Les amateurs de film de genre ne pourront que difficilement s’empêcher de faire le parallèle avec Le Territoire des morts, quatrième volet de la Saga des Zombies de Romero, tant le monde de ce dernier et celui de Nicoll ont des similitudes sur le fond.

Sur le fond uniquement puisque le souci d’esthétisation est omniprésent dans Time Out. Les décors, les immeubles, les voitures, les costumes : tout est ici très travaillé pour donner une touche glamour. Un univers qui est par ailleurs bien matérialisé par le personnage d’Amanda Seyfried, l’une des nouvelles coqueluches d’Hollywood après ses rôles dans Cher John ou Le Chaperon Rouge. Elle passe le plus clair de son temps à courir avec des chaussures à talons (trop) hauts, défiant presque les lois de la gravité.

Le seul souci de Time Out est qu’il se révèle finalement assez inoffensif. Comme tout blockbuster, on reste un peu sur notre faim au niveau du fond. Mais il s’inscrit dans la vague des films d’anticipation chère aux années 80 comme Running Man ou Robocop en pointant du doigt, à travers une histoire simple, les problèmes d’une société contemporaine. Et c’est peut-être tout ce qu’on lui demande.

  1. Tout comme d’ailleurs celui de Simone, son film précédent. []
  2. Ce dernier a d’ailleurs accusé Andrew Niccol de plagiat, en septembre 2011 []

A propos de l'auteur

Guilhem
Avatar de Guilhem

Créateur du site. Et accessoirement d'autres casquettes et rôles (beaucoup). Envoyez un mail à guilhem@cadependdesjours.com pour toute demande, question, suggestion ou demande plus formelle (courrier des lecteurs accepté aussi).

6 commentaires sur cet article



  1. Avatar de Djool
     

    Hyper décevant, pour ma part je donne le fantôme « mouais » -> :/
    Trop d’incohérences, et une idée de base potentiellement géniale et pourtant complètement sous-exploitée. Un des soufflés retombés de l’année.


  2. Avatar de Djool
     

    Mais en plus des talons, comment se fait il qu’elle en ait 3 paires différentes avec les tenues qui vont avec alors qu’ils ont plus un rond (plus de temps = argent quoi).


  3. Avatar de Noa
     
    Noa

    On reste un peu sur sa faim ?
    Nan.
    On reste complètement sur sa faim !

    Ça renifle le film commande à plein nez, on a un superbe concept, et on a l’impression que le réal’ baisse complètement les bras après 30 minutes de film.
    Sans parler du fait que le petit chaperon rouge passe deux plombes à courir comme un lapinou sur ses talons de 3km, on finit par ne RIEN savoir sur Cilian Murphy ou sur le père du héro…. La fin ne se tient plus vraiment. Bonny & Clyde ? Robin des Bois ? What ? Who ? When ? HOW ? And most of all : WHY ?

    Après je suis assez d’accord avec toi sur l’esthétique Gattaca (que j’aime beaucoup), quelques plans léchés, mais on voit bien que les scènes d’action sont un peu filmées avec les pieds (on ne peut pas trop lui en vouloir, c’n’est pas son domaine de prédilection !)

    Bref : grosse Déception :( je suis d’accord avec Djool.


  4. Avatar de Noa
     
    Noa

    c’est les fringues de la reum (mais siii mais siiii u_u…)


  5. Avatar de Noa
     
    Noa

    Ah oui, autre chose que j’aurais aimé voir ! Les relations entre les gens sont forcement faussées, puisque tout le monde est jeune et beau. Les débordements et l’inceste, ce genre de trucs, c’aurait été intéressant … Bref.


  6. avatar
     
    waxaca flo

    Avec Gattaca comme référence, effectivement, ça laisse sur sa faim sur l’exploitation du monde et des réalités : que des jeunes, pas de différences physiques entre la mère et la fille, sur les causes du changement, sur les rapports minute men – time keeper, et aussi sur le héros, son père, savoir si Cillian l’a éliminé par exemple …
    Et sinon, le coup des talons, c’était amusant, surtout sur les toits, mais le pire pour moi, c’est de l’avoir vu en VO. A part Justin, qui est presque épargné, tous les autres ont des doublages pourris ou pas du tout adaptés.
    Enfin, certaines scènes, celle de la mère, celle où ils prennent leur temps à deux par exemple, étaient trop courtes, pour l’importance dramatique qu’on voulait leur donner. Déjà, dans un film « normal », j’aurais aimé que ça prenne plus de place, alors dans celui-ci encore plus.
    Le bonus sympa, le casting, de « trentenaires-beaux gosses ». :)



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