Drive : amour courtois et permis à poings

Le 11 octobre 2011 par Djool dans Action

Notes

Réalisation
99%


Casting
98%


Scénario
90%


Photo
95%


Musique
98%


Intérêt
99%


Total Score
97%

97/ 100

Genre: ,
 
Réalisation:
 
Avec: , , , , , ,
 
 
Scénario:
 
Photographie:
 
Musique:
 
 
Distributeur:
 
Date De Sortie:
 
Année De Production:
 
Durée: 100 min
 
Crédit photographique: Crédit photographique : Le Pacte
 

Les Plus:

Ryan Gosling...de la belle musique... des belles images... de la poésie quoi !
 

Les Moins:

Pas de scènes de nu, et c'est bien dommage !
par Djool
La critique

Dommage que chez CDDJ nous n’ayons pas un fantôme qui exulte et qui se jouit dessus tellement le film est bon, car c’est celui-ci qui aurait été utilisé pour cet article. Drive, contrairement à ce que le titre pourrait laisser penser, n’est pas un sous Transporteur façon Europa Corp mais bien un chef-d’œuvre qui confirme une fois de plus l’immense talent et du réalisateur danois Nicolas Winding Refn et de l’étoile montante canadienne Ryan Gosling.

Adapté d’un court roman noir éponyme de James Sallis, un polar urbain datant de 2006, le long-métrage Drive diffère quelque peu du livre dans la mesure où la timeline n’est pas déstructurée et suit l’histoire sans flash back ni flash forward. Là où le roman démarrait sur une scène de motel faisant suite à un braquage foiré, le film s’ouvre sur une scène parfaite : une course-poursuite sans fioriture, avec discrétion et panache qui fera sans doute date dans l’histoire des courses poursuites, vu que celle-ci présente l’originalité de ne pas être rasoir et déjà-vue.

« T’es sûr tu veux pas retirer ton T-shirt ? »

Pour le pitch, ça reste une histoire de base : un cascadeur ciné/mécano le jour, chauffeur de braqueurs mafieux la nuit, s’amourache de sa voisine qu’il pense mère célibataire, jusqu’au jour où le mari de cette dernière sort de prison et finit par s’associer à lui pour braquer un prêteur sur gages. On ne connait jamais le prénom de ce chauffeur mystérieux, cow-boy urbain au cure-dent omniprésent coincé au bord des lèvres, pas plus que son passé ni la raison qui le motive à mener cette double-vie solitaire qui ne semble pas être l’argent. Ryan Gosling campe parfaitement ce personnage impassible et silencieux, capable de mettre terriblement mal à l’aise d’un plan à l’autre. Il peut prétendre à une reconnaissance avoisinant celle d’un Christian Bale, surtout après une année 2011 très riche cinématographiquement (Blue Valentine, Crazy Stupid Love, Les Marches du Pouvoir).

Le jeu de Gosling ne serait rien sans la patte du réalisateur Nicolas Winding Refn. L’acteur voulait ce réalisateur et il est allé le chercher. Ce qui n’était d’ailleurs pas une mince affaire1. Visuellement Drive est sublime, grâce au travail du directeur de la photographie qui joue habilement entre ombres et lumières. La mise en scène déchire tout, malgré un léger abus de ralentis (quand il ramène le gamin sur ses épaules, c’est tout de même un peu de trop). On retrouve la thématique de l’ultra-violence chère à Refn (Bronson, Valhalla Rising) dans un Los Angeles loin du côté bling-bling et GTA qu’on pouvait craindre avec un tel titre et une telle affiche (l’affiche française ressemble à celle de Fast and Furious, alors que l’originale n’a rien à voir) avec plutôt celui des motels miteux, des apparts de merde, des parkings sombres et des restos moisis.

En dehors des scènes de violence assez surprenantes et paradoxales (la scène de l’ascenseur est déjà culte), le chauffeur reste implacablement calme, et sa relation naissante avec sa voisine Irene est très platonique même si on sent par les jeux de regards que les sentiments sont totalement réciproques. La fraîcheur apportée par Carey Mulligan2 n’est pas sans rappeler celle de Michelle Williams plus jeune, ce qui est ironique quand on sait que Gosling a interprété son mec dans un film de la même année (Blue Valentine). Pour revenir à cette scène dans l’ascenseur, apogée de la violence dont est capable le chauffeur, on ne peut s’empêcher de penser à Irréversible de Gaspar Noé. Même maîtrise technique, même souffle coupé, même si les résultantes des scènes sanguinolentes sont plutôt suggérées et moins crues.

Il est difficile de ne pas parler de la bande-son de Drive, totalement envoutante elle aussi, qui accompagne de main de maître la mise en scène qui a obtenu le prix à Cannes en 2011 de façon justifiée. Entre un Kavinsky inspiré de l’electro-kitch façon eighties aux ascendants italo disco empruntant des sonorités au groupe datA, les Chromatics et College entrecoupés de compos originales de Cliff Martinez (Traffic, Solaris), l’ambiance du film prend une dimension intemporelle et permettra sans doute à Drive de rentrer dans le cercle fermé des « films cultes » dans les années à venir.

Petite précision : les studios Hollywoodiens ont très probablement voulu faire mousser la bande-annonce en invitant des grandes figures de séries qui ont bonne presse telles que Bryan Cranston (acteur principal de Breaking Bad) et Christina Hendricks (Mad Men), mais l’un est très secondaire et l’autre totalement anecdotique comme ne le laisse pas présager la bande-annonce. C’est utile de le préciser car dans les critiques négatives visibles ça et là sur le net, le reproche est fait du peu de relief donné à ces deux acteurs certes très talentueux… leurs personnages n’en nécessitaient guère plus.

  1. Pour la petite histoire, leur première rencontre a été un véritable « rendez-vous manqué ». Refn étant très intimidé. Mais c’est sur le chemin du retour, alors que l’acteur ramène le réalisateur chez lui, que tout s’est déclenché. Gosling a allumé la radio, histoire de briser le silence qui s’était installé dans la voiture. C’était Can’t Fight This Feeling de REO Speedwagon, un slow typiquement des années 1980. «  »là-dessus, racontre Gosling, Nicolas s’est mis à chanter puis à pleurer.  Et il a dit « le voilà, notre film ! Au fond, c’est l’histoire d’un type qui sillonne Los Angeles la nuit en écoutant de la musique pop » ». []
  2. Révélée par Une éducation et vue dans la suite de Wall Street []

A propos de l'auteur

Djool
avatar

Rédactrice Cinéma et DVD Je cherche encore une citation à mi-chemin entre Emmanuel Kant et Didier Gustin. • Bio : Née dans le 91, a grandi dans le 94, habite désormais dans le 93, parce que Paris ça pue le hispter et la pute à frange (que j'ai été, mais c'est parce que j'y habitais). Ancienne martyr moche à l'école/collège/lycée, j'ai commencé à être bonne à la fac, mais bizarrement, c'est à partir de ce moment que mes notes ont commencé à baisser. • Réalisateurs préférés : Paul Verhoven, Alfred Hitchcock, Les frères Coen, David Cronenberg, David Lynch, Stanley Kubrick, Michel Gondry, Alain Resnais, Michael Haneke, Nicolas Winding Refn, Wes Craven, Wes Anderson, Roman Polanski et Woody Allen même si ce sont les rois des pedobears. • Films préférés : La Nuit Du Chasseur, Psychose, Funny Games, Vertigo, The Eternal Sunshine Of The Spotless Mind, Blindness, Drive, Tetro, Precious, Le Père Noël Est Une Ordure, Smoking/ No Smoking, Scoop, et La Classe Américaine bien sûr ! • Musique préférée : Electro – Rock – Indie – Slam Ghanéen.

56 commentaires sur cet article



  1. avatar
     

    Excellent film qui m’a beaucoup surpris, j’ai vraiment eut l’impression d’être « chez moi » dans ce clair obscur défraîchis, ni trop lent, ni trop rapide, sortant complètement des mécaniques scénaristiques que l’on peut voir habituellement. Les personnages sont presque tous attachants, même quand ils apparaissent peu à l’écran. C’est beau, froid et passionnel en même temps.


  2. avatar
     

    J’ajoute que la bande-son est parfaite.


  3. avatar
     

    Bon ben moi je retourne le voir ce soir. Et j’annonce : Ryan Gosling fait désormais partie de ma liste, malgré ses yeux rapprochés.


  4. avatar
     

    Ça m’faisait un peu penser à Boulevard de la Mort aussi, en beaucoup mieux et dans un registre un peu différent ^^

    Tiens, c’marrant ça : « Le film poursuivi en justice pour antisémitisme »

    http://www.news-de-stars.com/drive/drive-le-film-poursuivi-en-justice-pour-antisemitisme_art56109.html


  5. avatar
     

    et SURTOUT, pour bande-annonce trompeuse!!! Le film n’a rien mais absolument rien DU TOUT d’antisémite, la meuf a complètement craqué.


  6. avatar
     

    Une conne d’américaine qui n’a rien compris à ce film. Dans ce cas pourquoi pas non plus accuser le film de prôner le soutient aux lobbies pétrolier (les voiture utilisent du CARBURANT ! My God !).


  7. avatar
     

    Et surtout, si ce film avait été un « hommage » à Fast’nFurious, le petit fantôme ferait très probablement la gueule!


  8. avatar
     

    C’est exactement l’inverse de F’n’F : Les personnages sont « vrais », Michael Bay n’a pas inspiré toutes les scènes de poursuites, ça prend au tripe, la ville de nuit est silencieuse et glacée tout en étant très intime, la violence surgit de façon incongrue dans un paysage très calme, presque doux pour disparaître aussi vite qu’elle a pu faire irruption, la psychologie des personnages est à fleur de peau, on les ressent en quelques trais, quelques phrases, Ron Perlman joue un personnage qui n’est pas foncièrement mauvais et on sent bien que dans cette histoire tout le monde a les couilles dans un lacet et que personne n’a envie qu’on tire sur le sien.


  9. avatar
     

    Djool n’a vraisemblablement pas joué à GTA IV : et c’est mal !

    Bon j’ai apprécié le film … à peu près autant que Fast and Furious 5 cette année, même si différemment évidemment. Mais faut pas abuser non plus, c’est pas un chef d’œuvre. Le héros sans nom et sans passé, passe encore … qu’il parle à peine, pourquoi pas, mais le coup du cure-dent et le blouson avec un scorpion, même que ça permet de faire une allégorie à la con : bon dieu ! Besson n’est vraiment pas loin de ça. Franchement, ce héros mystérieux dont on ignore d’où il vient et où il va, il est à des années-lumière de James Taylor (déjà un pilote sans nom) dans Two-Lane Blacktop encore plus aride niveau dialogue. Il est aussi à des lieues d’un Travis Bickle aussi pour ce qui est de l’aspect inquiétant, déterminé et bestial … mais en définitive bon. Ce mec joue clairement dans la cour des petits. Une actualisation de la panoplie de blondin : ne suffit pas.
    Finalement les autres rôles masculins sont beaucoup plus intéressants à suivre … et heureusement.

    Et en fait, y a plein de trucs comme ça, complètement surexposé par rapport au reste … notamment la violence qui n’est jamais surprenante, qui s’étale trop pour nous prendre à vif … on a toujours le temps de s’en remettre avant de passer à la suite, on a le temps de se dire « waaahow il en jette le mec couvert d’hémoglobine ! » comme devant un slasher … et pas d’être en train de se dire « wowowowo ! qu’est ce qu’il vient de se passer là, PUTAIN ?! » comme devant Un Prophète. Essayer de rattraper après ça, le coup avec le visage défait de Carey Mulligan est inutile, elle est juste au milieu de la case suivante du manga.

    Mais c’est un bon film : y a de fabuleuses images, une musique qui frappe immédiatement et qui restent dans la tête … et encore une fois heureusement. Parce que sinon quitte à avoir des séquences un tantinet WTF?, FnF5 était quand bien plus réussi.


  10. avatar
     

    Cela dit, c’est vrai que la BA est très différente -au final- de ce qu’est vraiment le film. De là à porter plainte…

    En même temps, dans la salle où je l’ai vu y avait un peu de tout dans le public, des jeunes, des ados, des trentenaires, des papy/mamy, etc. et à la première grosse scène gore ils ont juste halluciné ^^


  11. avatar
     
    Dimrost

    Par contre, mon Sanjounet, quand tu compares le film à Boulevard de la Mort, tu mérite des baffes :p

    Mis à part le fait que les persos principaux des deux films ont un volant entre les mains, les films n’ont quand même absolument rien à voir l’un avec l’autre.


  12. avatar
     

    Avant de donner mon avis sur Drive, que je n’ai pas encore vu (putain), je tiens à préciser qu’au niveau des films de bagnoles de ces 10 dernières années, l’un des films les plus coolos, c’est quand même le remake de Gone in 60 seconds. Et Cage porte même un blouson en cuir. Et c’est beaucoup plus un film de bagnoles que ne le sont les fast n furious qui sont avant tout des films de caisses customisées. ce qui n’est pas tout à fait pareil.

    @Siclones : fais gaffe, à trop citer Two-lane Blacktop et les films de Monte Hellman, je vais exiger un papier de ta part.


  13. avatar
     

    A dire vrai, ce n’est pas du tout un film de bagnole. C’est plus un film de routes, de chemins, de vides et de pleins, de calme, voir de silence, et de bruits, de violence.

    Mais non, pas un film de bagnole du tout…


  14. avatar
     

    Un film à la Michael Mann quoi :) (j’invoque Clint par cette phrase mais je ne sais s’il va pointer le bout de son museau).


  15. avatar
     

    Effectivement c’est pas un film de bagnoles, du coup la comparaison avec Fast and furious 5 est ubuesque.

    Et le visage défait de Carey Mulligan, si, c’est nécessaire mais si je dois commencer à argumenter pour chaque truc où je suis pas d’accord ça va se transformer en discussion où on ne sera jamais d’accord l’un avec l’autre, donc useless.

    Et si, j’ai joué à GTA 4, et j’ai pas accroché, malgré mes origines serbes.


  16. avatar
     
    Dimrost

    C’est complètement un film à la Michael Mann. C’est simple, j’ai pensé à Heat pendant tout le film, mêmes thèmes, mêmes traitement, mais avec une mise en scène et une réa à la Refn, quoi (et le mec est loin d’être manchot, comme on le sait).


  17. avatar
     
    Dimrost

    Et pour l’apparence du héros, avec son cure-dent et son blouson de troc-et-puce, je pense que c’est totalement fait exprès, c’est un espèce d’autiste sapé complètement ringard qui vit dans un monde à lui, et qui se fait sortir de ce monde là, justement, par Mulligan et son môme (Djool vous a dit que le scénar de base est super bateau, non? :p)


  18. avatar
     
    Dimrost

    (A Heat et à cette pourriture qu’est Miami Vice, qui ne vaut que pour son visuel)


  19. avatar
     

    Un scénario bateau pour un film de voiture… hu hu…


  20. avatar
     

    @Dextarian, en fait à la base je me suis juré de ne plus aller au cinéma pour un film de Nicolas Winding Refn, c’était après Bronson … sauf que pour Drive, très rapidement en lisant des avis, j’ai illico pensé à Two-Lane Blacktop.

    Je vannais sur GTA, parce que le dernier est loin d’être bling bling, même à la fin … on s’en fout complètement.

    Et pour fast and furious 5, je le mentionne plus en rapport à cette histoire de procès et pour signifier mon impression que ce n’est pas parce qu’un film s’annonce ouvertement au ras des pâquerettes qu’il est moins bon par nature. Ce que cache finalement ce procès et aussi le mépris qui peut être exprimé à l’encontre des gogos qui pensaient voir un film d’action nerveux, pour moi, c’est justement l’incapacité de Drive à foutre son public sous tension (et d’autant plus son public non averti). Ce qui choque la mémère, ce n’est pas la personnalité trouble du héros, ses explosions de violence et encore moins l’état d’esprit dans lequel laisse le film (enfin indirectement, elle doit bien se plaindre de s’être ennuyée). Non. Il faut qu’elle aille pinailler sur une misérable ligne de dialogue parlant d’antisémitisme ordinaire. Bon après, c’est interdit -12, je crois ? … c’est pas du Noé, quoi. Alors on fait ce qu’on peut avec ce que la production Hollywoodienne nous laisse faire, j’imagine.

    SPOILER (au cas où) :

    Sinon le plan sur Carey Mulligan, il est évidemment nécessaire … le souci c’est qu’il tombe à plat. Emotionnellement, le spectacteur est déjà fixé depuis 3 ou 4 coups de botte quand on la voit enfin. C’est le cocu le dernier au courant qui donne forcément un spectacle un peu pathétique et tout ça parce qu’on a mis la priorité sur une grosse surcouche de violence. (la suite du film confirme d’ailleurs qu’au bout du compte, la réaction immédiate d’Irene n’était qu’immédiate et que les questionnements qui pouvaient s’en suivre sont balayés aussi vite qu’ils sont arrivés)

    FIN SPOILER

    Sinon c’est pas totalement tiré par les cheveux la comparaison avec Mann, la figure du personnage sans attache et qui maîtrise son art sur le bout des doigts, la ville la nuit, la musique bien cold … ça chasse bel et bien sur les terres d’un Collateral, voire Heat.
    Bon ben Drive n’approche jamais l’intensité des deux films sus-cités.


  21. avatar
     

    Pour ma part j’ai bien aimé collatéral mais pour son scénario plus que pour sa réalisation sans réelle innovation, et je n’ai pas du tout aimé Heat, victime du tapage fait autour à sa sortie. J’ai préféré de loin Drive, mais c’est peut être parce que j’arrête de regarder les bandes annonces d’autre chose que les films de Marvel pour éviter de me pourrir le film :)


  22. avatar
     

    Je suis une des rares à avoir très peu apprécié Collateral, non pas parce que j’estime le film mauvais, mais parce que je trouve Cruise pas crédible pour un sou. Sa froideur me laisse froide, j’y ai pas cru une seule seconde.

    Je devais mater Heat en DVD puis je me suis endormie, du coup après mon rattrapage nécessaire « Carlito’s Way », ça va être le prochain film à voir que j’ai pas encore vu (avec Soleil Vert que j’irai mater à la cinémathèque en Novembre).

    PS : juste pour être sûre Siclones, te connaitrais-je sous un autre pseudo? Celui-là ne me dit rien.


  23. avatar
     
    Dimrost

    Heat, ça reste quand même le meilleur de Mann.
    Après, c’est encore et toujours un réa pour apprentis réa (sans vouloir troller), un mec qui vaut surtout pour ses ambiances et ses images, plutôt que pour l’histoire qu’il raconte.


  24. avatar
     

    Euh j’étais sur VIParea sous le nom de WASTE à un moment, et peut-être Raoul avant ça ? Le signe plus sûr c’est l’avatar, ça c’est le machin le plus fixe de mon identité sur la Toile …


  25. avatar
     

    Marrant de faire référence aussi à GTA alors qu’un même jeu est sorti à la même époque ou pas loin, Driver. Même si ce dernier est un peu plus « moral », je me demande s’il n’est pas plus dans l’esprit que GTA.


  26. avatar
     
    Clint

    Même si j’ai pensé à Mann, effectivement, je m’insurge :

    « J’ai pensé à Heat pendant tout le film, mêmes thèmes [...] »

    Absolument pas !

    Heat traite avant tout de la confrontation de deux solitaires, qui vont trouver un alter égo dans l’autre. Un double bénéfique/maléfique. Pacino flic, perd sa femme au même moment où DeNiro truand découvre l’amour. Jusqu’au final, le film est un chassé croisé entre solitudes et amours confrontées.

    Ca m’a beaucoup plus fait penser à Thief, thématiquement :)


  27. avatar
     
    Clint

    Cette intervention (rare et précieuse) de ma part venait bien sûr en réponse aux allégations honteuses de Dimrost :D


  28. avatar
     

    j’avais pas vu qu’il y avait aussi Wildside films dans les crédits du film. Il faut savoir que Wildisde adore (re)bosser les bande annonces pour faire de n’importe quel film un gros film d’action bien bien bourrin chargé d’adrénaline. On se souvient de la promo DVD de Valhalla Rising, assez ridicule, il faut bien l’admettre par rapport au film.

    Si j’ai rien contre Wildside, qui permet de faire découvrir des films venus d’Asie et de nous ressortir de chouette petits films, ça serait quand même bien qu’ils arrêtent de bricoler des bande annonces axées sur les trois images d’action d’un film. Déjà, ça trompe le public puisque ce dernier pense voir du bon gros film d’action qui tâche et en plus ça prive un autre public de découvrir des films pour ce qu’ils sont et qui, lui, n’aime pas les films d’action qui tâchent.

    Mais bon, je bosse pas chez Wildside. Donc mon avis…


  29. avatar
     

    Wildside film present : « THE ARTIST !!! »


  30. avatar
     
    Dimrost

    Ben écoute, Clint, reprend Heat du point de vue du perso de Kilmer, et tu comprendras c’que je voulais dire :p


  31. avatar
     

    Bon, ça y est, j’ai vu.
    En fait, je rejoins pas mal l’avis de Siclones et je rajouterais plusieurs chose. Comme dans Le Transporteur, t’as une première séquence hyper sympa, avec tous les codes du genre (5 min, bla bla) et puis ça retombe comme un pauvre soufflet pour finalement ne suivre qu’une banale histoire.

    j’ai pas lu le roman mais je me demande vraiment s’il y autant d’incohérences que dans le film. La façon dont à ce mec de conduire et d’échapper à ses ennemis est assez marrante quoique totalement irréalisable. C’est clairement pas un film de caisse et j’aurais dû me méfier en fait des gens qui ont aimé ce film.

    Quand on voit que Refn a eu le prix de la mise en scène en 2011 au festival de Cannes parce qu’il fait trois jolis plans et pleins de ralentis (ce qui est un peu la tarte à la crème de la réal quand t’as pas trop d’idée pour suggérer des émotions), je me dis que le ciné en 2011 était vraiment pauvre de chez pauvre.

    Sinon Friedkin est clairement pas loin (voyez To live and die in LA bien péchu), Mann non plus, Siegel de temps en temps, Noé je vois pas (mais bon, c’est logique, Noé c’est 10 ans pour faire un film, il y a le temps de bosser du plan, Refn, c’est un film par an).

    La violence dans ce film est une grosse tarte à la crème (Attention ce qui suit va dévoiler une partie de l’intrigue). Si on peut comprendre que le perso principal soit un tantinet barré, le coup du mafieux qui explose un mec dans le resto de son pote ne colle pas du tout avec l’histoire. Quel intérêt d’en mettre partout alors que t’es chez toi ? C’est pas Joe Pesci le type, c’est un homme d’affaire. Même chose pour le final d’ailleurs : qu’est ce qu’il s’emmerderait la vie à buter un mec en plein parking rempli de monde. Clairement si c’est comme ça dans le bouquin, c’est complètement illogique.

    On peut se dire que le film n’est pas fait pour ça après tout mais alors je vois pas bien ce qu’il reste. Ce qui est bien d’ailleurs, c’est qu’un mec a râlé comme moi dans la salle. On est bien deux à se demander pourquoi ce méchant monsieur serait aussi con de faire ça. Ce genre de mec ne fait pas les gangs de braqueur marseillais actuels les mecs, à pétérader dans la rue aux yeux et au sus de tout le monde, c’est un gars discret qui a des couvertures comme des resto.

    C’est bien beau de faire de la violence, et c’est bien beau d’aimer montrer du sang mais encore faut-il qu’il y ai un intérêt et surtout une logique. Dans Vahalla, c’est logique puisque One eye est un gros barbare sanguinaire qui s’impose uniquement avec sa force, son silence et ses gestes. Dans Drive, le mec au cure dent avec son blouson, hormis le fait que c’est un guerrier de la route, je vois pas bien le besoin qu’il a de s’emmerder la vie à éclater les gens à ce niveau là. En plus, on est loin de la stylisation de l’hyper violence à ce niveau là. Et ça clairement à rien puisque c’est même pas « joli ».

    Il se peut que Drive a été pas mal coupé au montage pour resserrer l’ensemble parce qu’il manque des choses. Y a des passages totalement éclipsés.

    Refn, on dirait du Besson pour intello. J’aime bien Besson parce qu’il y a toujours ce petit coté ado dans ses films, avec des personnages un peu hors du temps. J’avais un peu l’impression de voir un personnage assez « bordeline » (ou à la limite, plutôt) du style de Léon. Le mec qui ère sans trop de but, comme la plupart de ses personnages avant Jeanne d’Arc. Mais si dans les films de Besson, on aime bien le personnage principal, là nan. On s’en tamponne. Et pourtant, il aurait tout pour être cool.

    Ca faisait 6 mois que j’attendais ce film et comme (trop) souvent, il vaut mieux ne pas attendre un film. Je pense que Refn ne fera malheureusement pas partie des réal que j’aurais envie de suivre. Trop de références, trop de choses reprises dans ses films, trop d’hommage à réalisateurs, trop d’idée récupérées à droite et à gauche. C’est un super faiseur, un mec qui bosse du plan et de la scène. On devrait le surnommer monsieur Réf (pour Référence), ça fait Nicolas Widding Ref. Mais bon, c’est un peu le minimum dans ce métier. Sauf que maintenant, le minimum devient le maximum puisque les réalisateurs sont juste de bons gros Yes men au service de productions trop grosses pour eux, à quelques exceptions prêt. Alors on lui donne un palme. Sacré coup de pouce, sans que cela soit fondé sur celui-là. A la limite, sur son précédent, pourquoi pas mais j’aurais bien du mal à garder quelques images en tête sympathiquement

    Ah et ça serait bien que les traducteurs français arrêtent de parler de Stock Car lorsque l’on parle de Nascar. Les courses sur ovale sont une disciplines qui peuvent certes s’apparenter au stock Car (ils tournent en rond sur un circuit) mais dans ce film, le garagiste veut faire conduire son Pilote en Nascar un jour (voir Day of thunder).

    Sinon pour ce qui est de la nuit, Mann n’est pas encore égalé. Et ses Miami Vice et Collateral sont clairement encore au dessus de la mêlée. On peut aussi citer à Tombeau ouvert comme exemple. Non le monde la nuit et de la route, c’est déjà réservé à des réalisateurs qui ont su transcender la chose. Là, ça manque de boulot (peut-être à cause du temps de tournage, du budget, ect, ect)

    Sinon, question acteurs et rôles :

    Mulligan a été prise pour son joli minois. Son perso ne marque pas assez la réalité de la vraie vie (je rejoins Siclones là dessus aussi) et ne sert pas assez à mettre en évidence la normalité par rapport aux tarés qu’elle côtoie.

    Ce brave Perlman en fait des caisses pour jouer le « youpin » mafioso histoire de donner de la consistance à son personnage qui en manque cruellement.

    Le rôle du gamin est finalement celui qui a le plus de consistance.

    Gosling est beaucoup mieux quand il parle que quand il joue le mec taciturne qui balance trois phrases. Son physique ne prête pas trop à jouer le mec taciturne et c’est de toute façon assez dur de jouer des mecs qui sont avares de mot.

    Sinon, pareil, je vois pas la référence avec Heat (même du point de vue de Kilmer).

    Et j’ai déjà eu l’impression de voir une histoire que je connais mais je remet pas la main sur le film en question.

    Ah et question musique, je crois que finalement, il y a trois style de musique : la bonne, la mauvaise et celle que tu aimes. Là clairement, c’est la troisième catégorie :D


  32. avatar
     

    Sur le point du mafieux qui fait n’importe quoi, moi j’ai plutôt compris ça comme un petit mafieux de quartier qui a voulu manger trop gros et qui panique en essayant d’effacer tout ce qui peut le mener à lui.

    Mais bon, chacun sa perception.


  33. avatar
     

    Clairement, c’est Perlman qui aurait dû péter un plomb pas l’autre. L’autre on nous le présente comme un mec assez rationnel et précautionneux, limite maniaque. La scène où il est chez lui le montre. « Comment que ça se fait » que le mec se rue comme un barbare des steppes sur un type ?.

    On s’attend trop à ce que ce soit Perlamn, surtout avec son physique et le fait qu’il n’y est pas d’issues, qui pète clairement un boulard.

    M’enfin après, on va dire que c’est un parti pris artistique :D (m’enfin bon, ils se ruent tous comme des barbares des steppes sur leurs adversaires).

    Et je sais pas vous mais question grosse violence stylisée et brute, Cronenberg avec son History of Violence m’avait un peu plus mis le cul par terre. Là, on a l’impression que le mec avait juste envie de se faire plais…. youhou


  34. avatar
     
    Dimrost

    Lol en gros, pour Dex, c’est celui qui ouvre le plus sa gueule qui est le plus taré et le plus brutal.
    Sauf que si tu parle VRAIMENT de réalisme, tu sais que ce n’est pratiquement jamais le cas.

    Alors, pour le coup du mafieux qui égorge le sous-fifre dans le resto avec plein de sang partout, t’es passé complètement à côté, Dex, je t’explique.
    Le mec est pas dans SON resto. Il est dans le resto de son pote. C’est pour ça qu’il fait ça bien salement et qu’il lui dit après que c’est à lui de nettoyer.


  35. avatar
     
    Dimrost

    Et je souligne qu’encore une fois, pour Dex, dès qu’un mec pique des idées à droite et à gauche, c’est mal.


  36. avatar
     
    Dextarian

    ce que je veux savoir laymore, c’est est ce que tu pourrais faire pisser le sang d’un mec, quitte à t’en mettre partout (et surtout sur tes fringues) en bon maniaque qui aiment que les choses soient à leur place ?

    Mais sinon, je sais pas si le film s’adresse à des américains ou pas.

    Je sais juste que moi, pour voir seulement de l’esthétique, je préfère voir ça trois minutes dans un clip que deux heures dans un cinéma. Pour le coté ridicule, oué, toutes les scènes de sang sont particulièrement foutrasque mais bon, c’est le kif du réalisateur.

    Mais après Drive, c’est pas nan plus une bouse. C’est juste que je me dis que cette année est pauvrette, tout simplement. Ce film n’est qu’un « bel objet » mais ça va pas plus loin. Et ça malgré les dénigrements perpétuels de dimrost à mon égard, je reste totalement sur ma fin à la sortie du film.


  37. avatar
     

    lol, en même temps, pour un mec qui voit dans Drive le personnage de Val Kilmer, tout ce que tu me dis, je vais le prendre pour un compliment et surtout, pas au premier degré, tsé.

    Sinon pour le reste, moué, t’as jamais du trop rencontrer de mecs maniaques toi pour me sortir un truc de ce genre. C’est pas que je suis passé « à coté » comme tu dis (genre), c’est juste que c’est hautement improbable. Après, hein, peut être que du coté de chez toi, des mafiosi s’affichent en pleine rue avec du sang partout mais bon…

    Et pour ton deuxième com : oué, je fais un peu comme toi en musique ^^.

    Et résumer encore une fois mon pavé en dénigrant gentiment, je m’y attendais un peu. dès que t’aimes un film, tu supportes pas que les autres l’aiment pas ou moins :D


  38. avatar
     

    JE suis un vrai maniaque. Les gens qui n’aiment pas SW ou LOTR je leur dis qu’ils n’ont pas d’âme. Les gens qui critiquent les épisodes I à III de SW (même si moi je le fais), je les brûle comme des hérétiques. Mais pour Drive, il se trouve que la fille qui est venu voir le film avec moi, et qui est américaine, n’a pas du tout aimé et l’a trouvé assez ridicule, alors que j’étais, et suis encore sous le charme.

    Alors soit Dex est américain (mais j’ai comme un doute), soit il a le droit de n’avoir pas été touché par cette esthétique et c’est tout à fait possible et envisageable (tant que ça n’est pas Star Wars…).


  39. avatar
     

    Dans deux situations, oui, complètement. Mais bon, faut quand même dire des trucs graves, notamment sur Anakin.

    « qui aimes bien châtie bien » est certainement le dogme de Dimrost :-)

    Une belle ambiance, oui, un bel objet certainement. Drive c’est un peu au cinéma ce qu’Apple est à l’informatique. Pour ma part j’aime ce qui est beau, froid et électrique : Drive.


  40. avatar
     

    Je vais pas démonter point par point l’analyse de Dex ça serait encore plus long et chiant que son commentaire ;) (et hop le ptit smiley pour pas vexer).

    En revanche je vous invite à lire le lien qui suit qui résume bien pourquoi Laymore a apprécié le film et qui rejiont parfaitement mon titre « amour courtois » : Le chauffeur serait une figure moderne et californienne de Lancelot Du Lac (énormément de similarités) : http://www.mythofrancaise.asso.fr/mythes/cadres/LANmythC.htm


  41. avatar
     

    Rhaaa Djool tu m’as eut là… C’est vrai que l’analogie m’avait tenté…


  42. avatar
     

    Mon article n’est pas chiant, la preuve, mes collègues de boulot (accessoirement potentiels nouveaux lecteurs) ont fortement apprécié et m’ont même dit que ça leur avait donné envie de voir le film :D


  43. avatar
     

    En même temps, ça, ça marche pour toute critique positive d’un film, tsé…
    Fais le test avec un article ou tu démontes un film, pour voir.

    Quant aux potentiels lecteurs, oué, ramène les vu qu’on n’as pas eu trop de linkage sur cet article, ça nous fera du bien :D


  44. avatar
     
    Dimrost

    Ahah
    Nan, mais Dex, en dehors de tout autre commentaire sur le film, rien que le fait que tu sois pas capable de dire « ah, ok, j’avais pas compris ça pour l’histoire du mafieux » quand on t’explique quelque chose de clair et précis prouve ta mauvaise foi chronique.

    Après, que t’ait pas aimé ce film après que tout le monde l’ait aimé est une graaaaaaaande surprise, surtout pour Julie et moi :p


  45. avatar
     

    Comment te dire, avec des mots simples, pour que tu comprennes :
    tu m’expliques rien du tout, ce que tu me dis, c’est dans le film. Merci de m’expliquer un truc que j’ai vu tout seul et que je remet en cause, amigo. Mais je crois que définitivement, il est impossible d’avoir une vraie discussion.

    Après, que vous soyez au courant de mes gouts, tant mieux pour vous les chéris. Que j’adore aussi tes propos méprisant aussi sur le fait que je suis tellement con et rebelle dans ma tête que j’ai besoin de pas aimer un truc que tout le monde aime. Surtout change pas, je t’aime comme ça. J’ai trop monter un site pour dire que j’aime pas les choses que t’aimes na.


  46. avatar
     

    Ah et j’ai oublié, pour rester dans le ton de vos commentaires :

    Céluikidikiyé

    Et Miroir, miroir


  47. avatar
     
    Dimrost

    Ahah, non, mais, avant tu dis trouver que la scène est irréaliste, parce que « Quel intérêt d’en mettre partout alors que t’es chez toi ? C’est pas Joe Pesci le type, c’est un homme d’affaire. ».
    Et je t’explique que non seulement le mec est pas chez lui mais chez son pote, et que du coup, ça oblige Pearlman a faire le ménage chez lui. Et que deuxièmement, si, justement, c’est un gros ouf sous ses dehors bonhomme, en gros, la figure bien connue du mafieux rital qui est tout sympa, tout maniaque et qui ferait pas de mal à une mouche alors qu’il est capable d’énucléer un enfant qui lui a piqué 10 $.

    Et ne fait pas le trolleur trollé, avoue que tu t’attendais à ce qu’on réagisse :D


  48. avatar
     

    Donner son avis et se faire taxer de troll maintenant. Ben putain, faut vraiment que je change de crémerie. Ca urge même.


  49. avatar
     
    mob

    ce film me donne envie de lancer des hod dog, et des kebabs


  50. avatar
     
    mob

    Drive est juste loin d’être le film de l’année, le chef d’oeuvre annoncé, et le comparer avec le travail visuel et sonore de Noé est juste impensable. Bref, Drive se regarde bien, c’est joli, bien fichu, mais un peu vide, et parfois ça tient pas bien debout, non ? (asi, le boulo sur le son, la bo et la lumière suffisent pour qu’on s’ennuie pas)


  51. avatar
     

    Vous prenez pas le chou pour savoir qui aurait dû tuer untel ou untel et pourquoi : en fait, on s’en fout ce qui se passe dans la tête des personnages. Ce qui importe c’est que ce qu’ils font au moment où ils le font soit stylé.


  52. avatar
     

    Drive est toujours à l’affiche ^_^

    \o/


  53. avatar
     

    […] à la perfection et d’un trip psychologique extrêmement poisseux a fait mouche là où Drive (mais aussi Bronson) n’avait provoqué que l’ennui. Le grand film à sensations et qui […]



Afin d’assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. L'inscription est gratuite.

La selection des actu
  • AltJ
  • Pour que Pendant les Travaux le cinéma reste ouvert reste à l'antenne
  • Sin City 2 photo film la suite sur CDDJ Couverture
  • 2657694088_small_1
  • THE WHO 03
  • REDSKYUNE
  • mesures
  • copyright Ayers Rock Boat Lyon /DR
  • REDSKY2
  • robert-pattinson-in-the-rover