Sortie le 15 juin 2011

L’équipe de la septologie Saw, James Wan ((James Wan a réalisé le premier Saw avant de passer la main. Il a ensuite signé Dead Silence et Death Sentence, ce dernier, flirtant avec le thème du Vigilante Movie, est à voir.)) et Leigh Whannell ((Acteur et scénariste des trois premier Saw.)) s’attaque au film retro-scary avec Insidious, une histoire de maison hantée façon old school. Nous n’avons plus le droit à des démembrements farfelus et ultra-gores, mais à une forme de sadisme bien plus sobre jouant sur le grincements de violons et de scènes qui font sursauter dans une maison largement inspirée de Poltergeist, version eighties.

Chéri, je vois des fantômes!

Suivant le schéma habituel des films paranormaux, l’histoire débute dans une de ces grandes demeures américaines dans laquelle une famille heureuse incluant un couple parfait (Rose Byrne et Patrick Wilson) emménage. Seulement, le parquet grince et il y a des bruits étranges dans le grenier… Josh (Patrick Wilson) est professeur et Renai (Rose Byrne) musicienne en perdition qui essaye de retrouver l’inspiration sur son vieux piano à queue après avoir consacré tout son temps à élever ses enfants.

Peu de temps après leur installation leur fils Dalton (Ty Simpkins) fait une chute sans importance dans le grenier puis tombe inexplicablement dans un coma profond.

Insidious – Bande annonce –  2011

S’en suivent alors quelques phénomènes étranges : le frère de Dalton prétend que ce dernier a des crises de somnambulisme durant la nuit. Renai entend des voix d’outre tombe dans le babyphone et entre-aperçoit des visages dignes du Crypt Show ainsi qu’un sosie de Darth Maul dans le reflet de ses fenêtres. Alors évidemment, elle veut se barrer de la maison et re-déménager alors qu’ils viennent d’emménager… Quelle sera donc la réaction du stoïque Josh qui ne croit rien des histoires de sa femme ? Auront-ils l’intelligence de se barrer et de ne pas rester comme dans les Poltergeist et autres Amityville ?

La peur d’Insidious vient uniquement des effets (de musique, de montage, de faciès de Lucifer apparaissant brusquement au moment où on s’y attend le moins). Sauf que lorsque l’on va au cinéma au moins plus de 5 fois par an, et bien on s’y attend, ce qui rend le tout sombrement ridicule et ennuyeux tant tout est convenu et sans saveur.

Pourtant Insidious avait pour lui un sujet intéressant , celle de la projection astrale, phénomène ne pouvant arriver que pendant le sommeil. Seulement, il  aurait pu être mieux exploité. Ici, le scénario ne reste qu’en surface des choses. Pire : quiconque n’a jamais entendu parler de projection astrale ne comprend pas ici de quoi il s’agit, et c’est tout de même dommage, surtout lorsque le sujet est sensé occuper une grande partie du film. Si les acteurs font néanmoins leur boulot, Il semble que le réalisateur s’est plus fait plaisir personnellement en livrant un hommage appuyé aux classiques du genre, à commencer par le classique Poltergeist (encore une fois) qu’à nous conter une histoire avec un quelconque fond.

Coucou! Je suis derrière toi, mais tu me vois pas!

Au final, Insidious reste un film totalement dispensable au regard de cela, sauf si comme ma voisine qui sursautait comme une brelle toutes les 5 minutes, vous n’allez jamais au cinéma et que vous aimez « les films qui font peur » (en bref : si vous êtes facilement impressionnable quoi).

Insidious de James Wan | Scénario de Leigh Whannell | Photographie de David M. Brewer | Musique de Joseph Bishara | Avec Patrick Wilson, Rose Byrne, Ty Simpkins, Andrew Astor, Lin Shaye, Leigh Whannell, Angus Sampson, Barbara Hershey, Corbett Tuck, Heather Tocquigny | Etats-Unis | 102 min. | Epouvante-horreur | Distribué par Wild Bunch Distribution | Crédit photographique : Wild Bunch