Le Flingueur de Simon West

Le 12 avril 2011 par Guilhem dans Action

Notes

Réalisation
50%


Casting
55%


Scénario
50%


Photo
50%


Musique
30%


Intérêt
49%


Total Score
47%

47/ 100

Genre: ,
 
Réalisation:
 
Avec: , , , , , , ,
 
 
Scénario: ,
 
Photographie:
 
Musique:
 
Pays:
 
Distributeur:
 
Date De Sortie:
 
Année De Production:
 
Durée: 92 minutes
 
Titre original: The Mechanic
 
Crédit photographique: Metropolitan FilmExport
 

Les Plus:

Si on aime les twists
 

Les Moins:

Ca reste quand même un bon gros remake totalement inutile
par Guilhem
La critique

Les bons films macho et bourrin ont bien du mal à se faire une place dans la grille de programmation des cinéma de France depuis quelques années. Il faut dire que ce genre, au même titre que celui de l’horreur dont la production dans ce genre doit être équivalente à celle du porno, a difficilement les faveurs des distributeurs. Ici, beaucoup moins de risques que dans Faster, par exemple, puisque on retrouve un Jason Statham dans les rôles qu’il affectionne tant au cinéma d’une part, et qu’ensuite Le Flingueur est le remake du film du même nom, tourné en 1972 par Michael Winner avec Charles Bronson et Jan-Michael Vincent1. C’est Simon West qui est aux manettes dans ce remake, réalisateur des Ailes de l’Enfer, de Tomb Raider ou encore du remake (décidément) de Terreur sur la ligne et autant dire que le film est fait pour l’action, les explosions et euh l’action, les explosions…

Arthur Bishop (Jason Statham) est un tueur à gages méticuleux, attachant un soin particulier à préparer chacun de ses « contrats » et les exécuter en les maquillant en accident. Tout irait pour le mieux jusqu’au jour où son organisation lui demande de tuer l’un des leurs, Harry McKenna (Donald Sutherland) avec lequel Bishop était lié.

Bishop s’exécute pourtant en camouflant son assassinat en banal accident. C’est alors que Steve (Ben Foster), le fils de la victime, s’intéresse de près à Bishop et lui demande de le prendre sous son aile afin d’en faire à son tour un tueur. Ce dernier veut se venger et ironie de l’histoire, c’est son nouveau mentor l’assassin…

Le Flingueur est un film bien bourrin. Avec une intrigue tenant sur un ticket de métro, enfin trois lignes, ce remake joue à fond sur les codes de qui ont fait la gloire des action movies dans les années 80 et un peu 90 avant leur morts certaines. Totalement décomplexé, jouant à fond sur les codes du genre, le film de West ne s’embarrasse pas de détails et joue totalement dans la démesure. Ca tire, ça flingue, ça calcule pour réussir des meurtres, ça transpire : tout est bon ici pour visiter encore une fois l’univers des flingueurs solitaires, des tueurs à gage silencieux et seuls, l’une des figures, avec le zombie et le vampire, les plus représentées au cinéma.

Totalement calibré donc pour un public déjà acquis à sa cause, Le Flingueur ne vaudrait donc le coup que pour l’opposition entre Statham et Foster, qui joue en permanence sur la corde raide entre mentor et élève et entre meurtrier et vengeur. Un peu le syndrome de l’arroseur arrosé, entre deux explosions et belles bagnoles. Sans trop de psychologie, d’ailleurs, puisque le scénario se contente de dérouler une histoire dont on connaît déjà l’issue avant même la fin (et sans voir le film original d’ailleurs, qui était assez oublié dans la filmographie de Bronson).

Ainsi, si le film est totalement macho, c’est que les rôles féminins sont inexistant au mieux, superficiels au pire (ou le contraire, c’est comme on veut), que cela soit le rôle campé par Mini Anden ou Christa Campbell. De toute façon ces actrices ont été clairement prises pour mettre en valeur leur talents plastiques et pas vraiment leur sens de la comédie. Pas de demie-mesure, donc, on n’est pas ici dans un girl movie qui sent bon le mariage et le sable chaud d’Hawaii. Non ma bonne dame, ici, c’est Bang, Bang, Boum Boum et pseudo tension tous les quart d’heure.

Vous l’aurez donc compris, Le Flingueur n’invente ni l’eau froide (et encore moins l’eau chaude) ni le fil à couper le beurre. C’est juste dommage que même dans ce genre, des films comme Shoot em up ou Hyper tension sont allés beaucoup plus loin dans un bon gros délire bien foutraque. Ici, on sent que le film se prend un peu au sérieux, quelque fois. Mais dans un sens, c’est vraiment coller à la perfection aux films d’action d’antan. Un bon produit pour un public tout acquis à sa cause. Le reste de celui-ci, tout le reste, ira sûrement voir ailleurs si l’herbe est plus verte…


  1. Plus connu pour son rôle dans de Stringfellow Hawke dans Supercopter que pour ses rôles au cinéma. []

A propos de l'auteur

Guilhem
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3 commentaires sur cet article



  1. avatar
     
    Dom

    Je ne savais pas qu’il s’agit d’un remake ; et s’il joue sur le terrain du 1er degré, eh bien ce n’est pas pour moi je suppose.


  2. avatar
     
    Dextarian

    Disons qu’avec ce film, il y a pas d’erreurs sur la marchandise. Tout est dans la BA, les photos et le scénario.


  3. avatar
     
    schuss

    C’est brokeback moutain chez les tueurs ce film.
    Et sinon, ca faisait bien longtemps que j’avais pas vu un truc qui se foutait à ce point de toute crédibilité. A coté, le Transporteur pourrait passer pour un documentaire.
    Et puis bon, le principe du fils prodigue qui d’un coup devient un tueur, se trouve pour mentor l’archétype du tueur solitaire. Franchement, ils se sont pas fait chier.



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