Le Mytho – Just Go With It de Dennis Dugan

Le 24 mars 2011 par Guilhem dans Comédie

Notes

Réalisation
40%


Casting
70%


Scénario
30%


Photo
40%


Musique
15%


Intérêt
25%


Total Score
37%

37/ 100

Genre: ,
 
Réalisation:
 
Avec: , , , , , , , , , ,
 
 
Scénario: ,
 
Photographie:
 
Musique:
 
Pays:
 
Distributeur:
 
Date De Sortie:
 
Année De Production:
 
Durée: 1h51
 
Titre original: Just Go With It
 
Crédit photographique: Sony Pictures
 
par Guilhem
La critique

Oh, un remake. Cela faisait longtemps. Le Mytho – Just Go With It est en effet inspiré du film Fleur de cactcus (1969) avec Walter Matthau et Ingrid Bergman, qui valut à l’époque à l’actrice Goldie Hawn, l’Oscar du meilleur second rôle. Il était d’ailleurs tiré de la pièce éponyme qui connut un grand succès à Broadway et dans laquelle jouait Lauren Bacall. Et qui est elle-même l’adaptation américaine d’une pièce française de Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy, représentée pour la première fois en 1964. Ce qui parait logique puisque les situations basées sur des quiproquos sont une spécialité française, au théâtre et au cinéma. Il n’en fallait donc pas plus pour que le tandem Sandler et Dugan1 s’empare de l’affaire pour proposer une version actualisée.Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est déjà beaucoup mieux que Copains pour toujours qui n’était que vulgaire, défaut d’être drôle. Mais sinon, ça reste un pop corn movie pour les fans de Sandler et sa bande.


Pour rester libre et éviter toute forme d’engagement, Danny (Adam Sandler), chirurgien plastique, a toujours prétendu être marié. Mais voilà qu’il tombe amoureux d’une fille bien moins âge que lui, Palmer (Brooklyn Decker) … Désirant se libérer de ce mensonge devenu trop encombrant, il demande à sa fidèle assistante, Katherine (Jennifer Aniston), de se faire passer pour son ex-femme.

Le problème, c’est qu’à force d’empiler les bobards, Danny ne va pas pouvoir se contenter d’en rester là, et ce sont bientôt les enfants de son assistante qui se retrouvent à faire semblant d’être les siens…
L’engrenage infernal est lancé et la situation va vite devenir intenable, d’autant que tout ce petit monde se retrouve pour un week-end mouvementé à Hawaï…

Il y a de grandes chances qu’internet ai permis à Sandler de se bâtir une côte en France. Cet acteur qui marche terriblement dans son pays, a eu du mal à percer pendant de longues années et seuls les possesseurs d’un abonnement sur Canal + avait pu découvrir ses films comme Terminagolf ou encore Big Daddy. Sans le net, sans la diffusion de ses films auprès d’un nouveau public adepte de nouvelles technologies et habituées à ces dernières, peu de chances pour lui de se faire une place. Ceci étant dit, ce n’est pas toujours un mal. Son humour bien gras et souvent assez vulgaire ne passe pas toujours, même si certains de ses films jouent à fond la carte de la connerie.

Aussi, quand on regarde Just Go With It, traduit en français pour la sortie québécoise par Méchant menteur et en France par Le Mytho (oui, on sait faire des titres de film en France), on peut avoir peur sur le résultat final. Mais en fait, c’est juste un film totalement convenu, classique et vraiment peu emballant. On n’arrive pas vraiment à rentrer dedans, à s’amuser avec les dialogues et on se croirait dans Thérapie de Couples niveau mise en scène. Il faut dire que l’action se déroule à Hawai et que l’on a toujours un peu l’impression que c’est le Club Med américain où tout semble permis pour se lâcher gentiment, en bon père de famille. Hormis des vacances pour les acteurs et l’équipe du film, on se demande bien ici pourquoi il était utile de planter la grosse partie du décor là-bas.

Bien entendu, comme dans Fleur de cactus, un homme (qui était dentiste dans le premier film) prétend être marié pour ne pas avoir à s’engager mais un jour il tombe vraiment amoureux et demande à son assistante de se faire passer pour sa femme. On rajoute des enfants, une Brooklyn Decker assez lisse malgré sa plastique, des personnages secondaires, des apparitions glamour comme celle de Nicole Kidman venue s’amuser un peu entre deux films sérieux et on obtient un film bien fade et totalement incohérent. Comment s’identifier aux personnages qui sont plus tartes qu’autre chose ? Ce n’est pas le réalisateur qui à la réponse puisque tous les éléments peu crédibles sont gentiment évacués pour garder un rythme comique et potache. Certes, il existe bien une critique de l’apparence et de la superficialité mais ça reste tellement bas de gamme qu’on se demande si ce n’est pas pour mieux enfoncer des portes ouvertes. D’autant plus que le héros ne choisit pas entre une bonnasse et une fille plus banale, il doit choisir entre deux bonnasses, avec certes vingt d’écart mais bonnasse tout de même. Il y a pire comme choix, surtout que le personnage interprétée par Aniston ne met pas autre chose en valeur que la connaissance de son boss en avant ainsi que ses courbes… du grand art. Peut-être en fait faut-il chercher le seul intérêt de Just Go With It dans le personnage de Kidman, qui en fait des caisses ici et qui n’hésite pas à se parodier un peu2.

Si le film a bien démarré aux Etats-Unis pour sa sortie le 23 février, il va avoir bien du mal à s’amortir, vu le budget assez hallucinant pour une comédie de ce genre (pas moins de 80 millions de dollars sans que cela ne se voit à l’écran). En effet, hormis les fans d’Aniston et de Sandler, peu de chances que cette comédie touche un large public, ne serait-ce que par son manque de rythme, des personnages secondaires (ou sidekick ici) trop clichés et des situations vues, revues, rerevues et encore rerererevues3.

  1. ils ont déjà tourné ensemble sept film, avec celui-ci : de Terminagolf (1996), Big Daddy (1999), Quand Chuck rencontre Larry (2007), Rien que pour vos cheveux (2008), Copains pour toujours (2010) et Jack & Jill (à sortir en 2011). []
  2. Même si rien ne vaudra Australia question auto-dérision, en dépit du fait que le film n’était pas a priori fait pour ça… []
  3. Même si cela fait prétentieux et connaisseur, ce genre de comique est très prisé au théâtre et pendant longtemps en France au cinéma. Même si, également, il y a moins de comédies françaises tournées sur ce canevas, cela reste un genre de comique bien ancrée dans notre patrimoine. []

A propos de l'auteur

Guilhem
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Créateur du site. Et accessoirement d'autres casquettes et rôles (beaucoup). Envoyez un mail à guilhem@cadependdesjours.com pour toute demande, question, suggestion ou demande plus formelle (courrier des lecteurs accepté aussi).

1 commentaire sur cet article



  1. avatar
     

    [...] Award, il permet à Kidman de retrouver un peu de crédits après quelques errances comme Nine ou Le Mytho. Sans être d’une haute volée, le film fait mouche par une certaine subtilité à montrer la [...]



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