Numéro quatre : pas fantastique du tout

Le 17 mars 2011 par Djool dans Action
numero-4

Notes

Réalisation
40%


Casting
20%


Scénario
10%


Photo
50%


Musique
40%


Intérêt
40%


Total Score
33%

33/ 100

Genre: ,
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Année De Production:
 
Durée: 109 mn
 
Titre original: I am number 4
 
Crédit photographique: Walt Disney
 

Les Plus:

Drôle, très drôle, mais involontairement.
 

Les Moins:

Comme une impression que le scénario a été écrit par un enfant de 12 ans.
par Djool
La critique

Sortie le 6 avril 2011

SEIGNEUR DIEU! J’ai vu Numéro quatre début Mars, mais les mots me manquaient pour décrire à quel point le film est mauvais. Non pas que j’y allais avec de grandes espérances, car en voyant la bande-annonce, ce mix entre Dark angel / Smallville / Superman / Roswell / insérer tout film ou série relatant une personne avec des super pouvoirs et traquée pour cette raison /, on s’attend à un scénario super prévisible. Réalisé par D.J. Caruso (auteur de Salton sea en 2001, de Taking lives, destins violés en 2002, de Two for the Money en 2004, de Paranoiak (2007) et L’ Œil du mal en 2008), Numéro quatre est l’adaptation de l’œuvre de James Frey et Jobie Hughes. On aurait pu penser que c’était l’occasion de voir un bon easy-watching façon Michael Bay, où on ne trouve pas ça ridicule au point d’éclater de rire toutes les 5 minutes comme dans Dragon Ball Z Evolution, mais ce fut malheureusement le cas.

Un résumé du synopsis s’impose : Un adolescent, John Smith (interprété par l’aussi bonne qu’inexpressif Alex Pettyfer de Storm Breakers) est un extra-terrestre de la planète Lorien1 et un fugitif qui essaye d’échapper à ses ennemis les Mogadariens (sorte de goths néo-punks à plateformes) qui sont là pour le supprimer après avoir tué 3 autres loriens (ou vauriens, c’est vous qui voyez) aux superpouvoirs analogues. En changeant d’identité, en déménageant de ville en ville avec son protecteur Henry (Timothy Olyphant), John se retrouve à jouer le nouveau du lycée qui doit s’inventer un nouveau passé. Et c’est dans le trou du cul de l’Ohio qu’il rencontre Sarah (Dianna Agron), une humaine blonde et un peu coconne qui va devenir le premier et éternel amour de sa vie (oui parce que comme le dit Henry « nous, on est pas comme ces enfoirés d’humains, quand on aime, c’est pour l’éternité « ). Du coup ses nouveaux superpouvoirs trop méga cools s’intensifient et un lien avec  « Numéro 6″ (Teresa Palmer), qui partage sa destinée, se créé.

Le problème, c’est que le screenplay est un joyeux bordel. Si les Mogadariens veulent détruire la terre, pourquoi ne le font-il pas à leur bon vouloir, sans se préoccuper des  « numéro trente-douze », histoire de les calmer tous en même temps ? Quel est le mobile ? Dans Faites Entrer L’Accusé, Christophe Hondelatte explique toujours pourquoi untel a tué untel. Là, on sait que les mecs ne viennent pas de la même planète, mais pourquoi vouloir buter des gamins qui se sont barrés sur une autre planète, et qui par conséquent, vont plutôt faire profil bas et pas forcément chercher à les mettre à l’amende? Et puis s’ils veulent seulement tuer ces gamins, pourquoi détruire la terre, toute entière? Nous les humains, on leur a rien fait à ses Mogamachins.

Je suis Numéro 4 – Bande Annonce [HD] VF

Autre incohérence notable : à une fête foraine, l’ex de Sarah créée un commando archi équipé (genre tasers, masques infrarouges et tout) pour donner une petite correction à John Smith. Sur ce, le mec ce défend grâce à des fabuleux lasers qui lui sortent des mains, et bien allez savoir pourquoi, sa nouvelle meuf Sarah lui demande pas une seule explication alors qu’elle sait rien et qu’elle est supposée croire à ce moment précis, qu’il est humain. What the feck ? Un gars qui défonce d’autres mecs avec des lasers magiques qui sortent des mains, vous ne vous demandez pas c’est quoi le truc ? Genre « Hey John! Super impressionnant tes loupiottes là, tu fais ça comment ? ». Là, rien (la meuf est blonde et un peu cruche).

Qu’on ne sache rien de ce Jason Bourne version alien est un peu poussif aussi. On sait qu’il a un protecteur, que ses parents sont morts, qu’il est numéro 4, et qu’une jolie boiboite laissée par ses parents l’attend à la fin. Mais c’est pas Jason Bourne, ce n’est pas un agent secret, donc un peu plus de détails sur son enfance ou ses origines eussent été plus que bienvenus. Même pas un petit pola de ses parents histoire de voir un peu si eux aussi avaient l’air humain, contrairement aux Mogdas, visiblement inspirés par les Bogdas, tant leur visage se rapproche plus de l’anus auquel on aurait greffé des branchies, qu’à une expression humanoïde.

Et tout cela ne s’arrange pas si on prête attention aux performances d’acteurs : Alex Pettyfer est totalement vide et inexpressif, il a lui-même l’air de s’ennuyer ferme lorsqu’il récite son texte. Conclusion : il est incapable de « jouer » dans le sens théâtral du terme. Il n’est pas aidé par le reste du casting, car personne n’est convaincant, pas même le chien qui se transforme en monstre.

Numéro 4, a essayé la science-fiction à l’eau de rose façon Roswell (la série), en mettant tout de même un peu d’action pour également plaire aux garçons. Michael Bay a beau être producteur depuis un certain temps, il n’a pas appris de Transformers 2 : faire tenir la caméra par un épileptique de façon à ce qu’on ne comprenne rien à ce qu’il se passe durant la scène d’action, c’est naze. Quant à la romance entre John et Sarah, comment dire, il y a tellement de passion entre eux que tu mettrais un poulpe en face d’une huître, tu obtiendrais plus d’effet.

Pour conclure, on peut tout de même dire que c’est drôle tant c’est ridicule, un peu à la manière de Dragon Ball Z, a une différence près : j’ose espérer qu’il n’y aura pas de suite, alors que DBZ, si.

Numéro quatre (I Am Number Four) de D.J. Caruso | Scénario d’Alfred Gough, Miles Millar et Marti Noxon d’après l’oeuvre de James Frey et Jobie Hughes| Photographie de Guillermo Navarro | Musique de Trevor Rabin | Avec Alex Pettyfer, Timothy Olyphant, Teresa Palmer, Dianna Agron, Callan McAuliffe, Kevin Durand, Jake Abel, Jeff Hochendoner | Etats-Unis | 109 min. | Science fiction et Action | Distribué par The Walt Disney Company France | Crédit photographique : Walt Disney

  1. Rien à voir avec la ville de Bretagne, quoi qu’on puisse se poser la question. []

A propos de l'auteur

Djool
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Rédactrice Cinéma et DVD Je cherche encore une citation à mi-chemin entre Emmanuel Kant et Didier Gustin. • Bio : Née dans le 91, a grandi dans le 94, habite désormais dans le 93, parce que Paris ça pue le hispter et la pute à frange (que j'ai été, mais c'est parce que j'y habitais). Ancienne martyr moche à l'école/collège/lycée, j'ai commencé à être bonne à la fac, mais bizarrement, c'est à partir de ce moment que mes notes ont commencé à baisser. • Réalisateurs préférés : Paul Verhoven, Alfred Hitchcock, Les frères Coen, David Cronenberg, David Lynch, Stanley Kubrick, Michel Gondry, Alain Resnais, Michael Haneke, Nicolas Winding Refn, Wes Craven, Wes Anderson, Roman Polanski et Woody Allen même si ce sont les rois des pedobears. • Films préférés : La Nuit Du Chasseur, Psychose, Funny Games, Vertigo, The Eternal Sunshine Of The Spotless Mind, Blindness, Drive, Tetro, Precious, Le Père Noël Est Une Ordure, Smoking/ No Smoking, Scoop, et La Classe Américaine bien sûr ! • Musique préférée : Electro – Rock – Indie – Slam Ghanéen.

4 commentaires sur cet article



  1. avatar
     
    Agathe

    S’il te plait ne critique pas les film d’aujourd’hui si c’est pour dire des connerie. Je suis allée voire se film et si Alex Pettyfer à l’air de s’ennuyer en récitant son texte c’est parce que son personne s’ennuie. Si tu n’est pas capable d’aimer les films d’action reste chez toi par ce qu’il n’y à plus que sa.


  2. Photo du profil de Djool
     

    Ha ha ha ha ha.

    Mersea pour se comantair, sa fé bien avancé le deyba.


  3. avatar
     
    Dextarian

    Agathe, si on a bien compris que le personnage de Pettyfer doit s’ennuyer au début du film pour après se révéler quand il comprend ce qu’il est, reste que le film est très très mauvais et très ennuyeux. Caruso, le réalisateur, honnête faiseur d’images sans trop de talent, est complètement à coté de la plaque ici alors qu’il nous avait fait des films honnêtes comme L’Oeil du Mal ou encore Paranoiak. Ici, c’est mou, c’est long, chiant, déjà vu et surtout manquant complètement de rythme. On se croirait dans un épisode de Twilight, ce qui n’est pas un compliment, niveau rythme.

    C’est même pas vraiment un film d’action : à part quelques scènes, on passe plus de temps à écouter des gens dire des banalités. Les méchants sont particulièrement ridicules. Ils en deviennent presque comiques malgré eux mais ça sauve pas le film si on le voit au second degré.
    Je parle même pas du cliché du cinéma d’action : la photo de la fille en premier plan et d’un truc qui explose derrière : au secours. On voit ça dans tous les films dit action et si le délire était sympa il y a 15 ans, ça devient chiant à force de voir systématiquement des trucs exploser avec le personne principal qui frime au premier plan.

    Le coté SF est ridicule aussi et pointé par l’article. Je parle même pas de la boite qui est très très moche et digne d’un épisode d’Hercule ou Xena la guerrière : ça sent l’objet bricolé en carton pâte à la va vite.

    Et je parle même pas du rôle de Timothy Olyphant : l’acteur est venu payer ses factures et ses impôts, vu le peu d’intérêt qu’il manifeste pour son personnage.

    Et justement, critiquer ce film, c’est éviter qu’on en reproduise d’autres. Des films pourris, il y en a déjà assez bien comme ça qui sortent chaque année, sans oublier les direct-to-video. Et celui-là est particulièrement mauvais. S’il y avait pas un mec (Le Pettyfer que je ne connaissait même pas avant ce film) qui a l’air de plaire à une population d’ado et pré ado, Numéro 4 n’aurait pas fait un dollar et serait resté là où aurait du être sa place : dans le néant.


  4. avatar
     

    [...] ni de  mais ça ne saurait tarder….Espérons que ce John Carter soit vraiment moins mauvais que Numéro Quatre….mais avec un casting de seconds couteaux et dont le rôle principal est confié au [...]



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