Petite pépite tout droit arrivée d’Angleterre, Misfits est un peu la nouvelle sensation du moment tant la série a réussi à faire parler d’elle. Souvent comparée à Heroes alors qu’elle prend son inspiration dans une série bien plus ancienne : Superminds (1985), elle met en scène 5 jeunes anglais venant d’horizons différents qui doivent effectuer des Travaux d’Intérêt Général suite aux méfaits qu’ils ont commis chacun de leur côté.

 

Le principe de Misfits, c’est un peu la même recette que Breakfast Club... réunir des personnalités très différentes, qui n’ont a priori rien à voir entre eux, et découvrir petit à petit les raisons de leur présence dans un centre communautaire de réinsertion pour jeunes délinquants (dans Breakfast Club, c’était moins grave, ils cherchaient à savoir pourquoi ils étaient en colle toute la journée). Sauf qu’en plus de l’aspect social, vous ajoutez une bonne dose d’humour avec des persos assez caricaturaux et des super pouvoirs suite à un orage de grêle, et vous obtenez un cocktail détonnant.

L’autre puissance de la série, c’est la bande son qui est très éclectique et dont les morceaux tantôt underground, tantôt populaires accompagnent parfaitement une réalisation très dynamique et une photo vraiment très travaillée. La playlist réunissant les chansons des deux premières saisons est d’ailleurs disponible ici pour ceux qui utilisent Spotify.

Qui dit série décapante, dit innovation. Là vous l’aurez compris, cette dernière réside dans le mix surnaturel + humour sauce british. Et sans le talent des comédiens, on n’obtiendrait pas un résultat aussi efficace, c’est pourquoi une brève description des personnages s’impose (pour ceux qui préfèrent ne pas savoir à l’avance les super-pouvoirs dont ils sont dotés, il est préférable de ne pas lire ce qui suit)  :

Nathan Young (Robert Sheehan) : c’est le déconneur du groupe, mais aussi celui qui énerve le plus tout le monde avec ses blagues salaces, c’est le dernier dont on connait le pouvoir.

Kelly (Lauren Socha) : la caillera meuf de la bande, un accent cockney à couper au couteau au point que même les autres, anglais aussi, ont parfois du mal à la comprendre. Son pouvoir est de lire dans les pensées.

Simon Bellamy (Iwan Rheon) : l’associal un peu nerd sur les bords, le sans-amis pour qui c’est presque une aubaine de faire des TIG pour se faire des potes. Son pouvoir est de devenir invisible/inaudible.

Alisha Bailey (Antonia Thomas) : la bonnasse métis de service, du genre à se faire mater le boule par tous les mecs et qui joue la chaudasse dès qu’elle peut. Son pouvoir parait presque inutile : elle peut donner à une personne l’envie de coucher avec elle rien qu’en la touchant.

Curtis Donovan (Nathan Stewart-Jarrett) : l’athlète renoi qui s’est fait entraîner dans le délire du TIG « pour l’exemple ». Son pouvoir est de voyager dans le temps, mais malheureusement c’est un pouvoir qu’il ne maitrise pas et qui arrive généralement sans crier gare.

Il y a aussi des personnages secondaires, comme la mère et le père de Nathan, l’éducateur spé qui veille à ce que les rebelles effectuent leur tâches. Mais surtout si l’oncle de Peter Parker lui assenait « qu’un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » dans Spiderman, on se rend surtout compte que des pouvoirs, ça fait aussi faire des grosses conneries. Et comme les conneries faut bien les planquer, les 5 trublions se mettent à comprendre qu’ensemble ils seront plus efficaces pour s’entraider qu’en tentant de se démerder tous seuls. Du coup ça nous fait une belle bande de rosbeefs prêt à vivre un bon paquet d’aventures plus « crazy » les unes que les autres…

Vous l’avez compris, j’ai adoré les deux premières saisons (6 épisodes de 42 min chacun) et vous recommande très chaudement cette série, en VOST de préférence. Elle est disponible en import chez Amazon.fr.