Misfits, super anti-héros et bon son à gogo

Le 21 janvier 2011 par Djool dans Fantastique

Notes

Réalisation
80%


Scénario
85%


Casting
90%


Photo
90%


Son
85%


Musique
95%


Interêt
90%


Total Score
88%

88/ 100

Genre: ,
 
Création:
 
 
Avec: , , , , , , , ,
 
 
 
 
 
Pays:
 
 
Dates de diffusion: Série en production - 4 saisons, 28 épisodes Première diffusion en France le 14 novembre 2010 Première diffusion aux Grande-Bretagne le 12 novembre 2009 Série déjà disponible en DVD depuis le 27 avril 2011
 
Titre original: Misfits
 
Durée des épisodes: 45 mn
 

Les Plus:

Frais, inventif, drôle
 

Les Moins:

la 3ème s'essoufle malheureusement beaucoup à cause de l'absence de Robert Sheehan
par Djool
La critique

 Petite pépite tout droit arrivée d’Angleterre, Misfits est un peu la nouvelle sensation du moment tant la série a réussi à faire parler d’elle. Souvent comparée à Heroes alors qu’elle prend son inspiration dans une série bien plus ancienne : Superminds (1985), elle met en scène 5 jeunes anglais venant d’horizons différents qui doivent effectuer des Travaux d’Intérêt Général suite aux méfaits qu’ils ont commis chacun de leur côté.

 

Le principe de Misfits, c’est un peu la même recette que Breakfast Club... réunir des personnalités très différentes, qui n’ont a priori rien à voir entre eux, et découvrir petit à petit les raisons de leur présence dans un centre communautaire de réinsertion pour jeunes délinquants (dans Breakfast Club, c’était moins grave, ils cherchaient à savoir pourquoi ils étaient en colle toute la journée). Sauf qu’en plus de l’aspect social, vous ajoutez une bonne dose d’humour avec des persos assez caricaturaux et des super pouvoirs suite à un orage de grêle, et vous obtenez un cocktail détonnant.

L’autre puissance de la série, c’est la bande son qui est très éclectique et dont les morceaux tantôt underground, tantôt populaires accompagnent parfaitement une réalisation très dynamique et une photo vraiment très travaillée. La playlist réunissant les chansons des deux premières saisons est d’ailleurs disponible ici pour ceux qui utilisent Spotify.

Qui dit série décapante, dit innovation. Là vous l’aurez compris, cette dernière réside dans le mix surnaturel + humour sauce british. Et sans le talent des comédiens, on n’obtiendrait pas un résultat aussi efficace, c’est pourquoi une brève description des personnages s’impose (pour ceux qui préfèrent ne pas savoir à l’avance les super-pouvoirs dont ils sont dotés, il est préférable de ne pas lire ce qui suit)  :

Nathan Young (Robert Sheehan) : c’est le déconneur du groupe, mais aussi celui qui énerve le plus tout le monde avec ses blagues salaces, c’est le dernier dont on connait le pouvoir.

Kelly (Lauren Socha) : la caillera meuf de la bande, un accent cockney à couper au couteau au point que même les autres, anglais aussi, ont parfois du mal à la comprendre. Son pouvoir est de lire dans les pensées.

Simon Bellamy (Iwan Rheon) : l’associal un peu nerd sur les bords, le sans-amis pour qui c’est presque une aubaine de faire des TIG pour se faire des potes. Son pouvoir est de devenir invisible/inaudible.

Alisha Bailey (Antonia Thomas) : la bonnasse métis de service, du genre à se faire mater le boule par tous les mecs et qui joue la chaudasse dès qu’elle peut. Son pouvoir parait presque inutile : elle peut donner à une personne l’envie de coucher avec elle rien qu’en la touchant.

Curtis Donovan (Nathan Stewart-Jarrett) : l’athlète renoi qui s’est fait entraîner dans le délire du TIG « pour l’exemple ». Son pouvoir est de voyager dans le temps, mais malheureusement c’est un pouvoir qu’il ne maitrise pas et qui arrive généralement sans crier gare.

Il y a aussi des personnages secondaires, comme la mère et le père de Nathan, l’éducateur spé qui veille à ce que les rebelles effectuent leur tâches. Mais surtout si l’oncle de Peter Parker lui assenait « qu’un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » dans Spiderman, on se rend surtout compte que des pouvoirs, ça fait aussi faire des grosses conneries. Et comme les conneries faut bien les planquer, les 5 trublions se mettent à comprendre qu’ensemble ils seront plus efficaces pour s’entraider qu’en tentant de se démerder tous seuls. Du coup ça nous fait une belle bande de rosbeefs prêt à vivre un bon paquet d’aventures plus « crazy » les unes que les autres…

Vous l’avez compris, j’ai adoré les deux premières saisons (6 épisodes de 42 min chacun) et vous recommande très chaudement cette série, en VOST de préférence. Elle est disponible en import chez Amazon.fr.


A propos de l'auteur

Djool
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Rédactrice Cinéma et DVD Je cherche encore une citation à mi-chemin entre Emmanuel Kant et Didier Gustin. • Bio : Née dans le 91, a grandi dans le 94, habite désormais dans le 93, parce que Paris ça pue le hispter et la pute à frange (que j'ai été, mais c'est parce que j'y habitais). Ancienne martyr moche à l'école/collège/lycée, j'ai commencé à être bonne à la fac, mais bizarrement, c'est à partir de ce moment que mes notes ont commencé à baisser. • Réalisateurs préférés : Paul Verhoven, Alfred Hitchcock, Les frères Coen, David Cronenberg, David Lynch, Stanley Kubrick, Michel Gondry, Alain Resnais, Michael Haneke, Nicolas Winding Refn, Wes Craven, Wes Anderson, Roman Polanski et Woody Allen même si ce sont les rois des pedobears. • Films préférés : La Nuit Du Chasseur, Psychose, Funny Games, Vertigo, The Eternal Sunshine Of The Spotless Mind, Blindness, Drive, Tetro, Precious, Le Père Noël Est Une Ordure, Smoking/ No Smoking, Scoop, et La Classe Américaine bien sûr ! • Musique préférée : Electro – Rock – Indie – Slam Ghanéen.

43 commentaires sur cet article



  1. avatar
     

    Bravo, bravo, super article pour une série qui mérite vraiment le détour. Voire plus, car il y a tout un discours (développé par Nathan en particulier) et qui est super frais. Frais dans le sens nouveau mais aussi dans le sens cool à entendre à la TV : en gros il pose la question : « Pourquoi devrions nous nous excuser de vivre aussi heureux que nos parents ? et merde eux étaient délurés, déjantés mais l’ont oublié et peuvent nous accuser d’être irresponsables. Alors qu’en fait on ne fait que suivre leur chemin et demander toujours plus.
    Bref, je sais que c’est pas clair, faut voir la série pour intégrer tout ce que j’essaie d’expliquer.
    Dernier détail, la série est excellemment bien réalisée. J’ai vraiment pas noter une seule faille scénaristique. Et c’est impressionnant.


  2. avatar
     

    Rhaaa il y a une seconde saison je l’ignorais !!!

    cette série est excellente, je vénère les britanniques pour leurs séries décalées (comme pour « Being Human » par exemple).


  3. avatar
     
    Frieda M.

    J’ignorais tout simplement l’existence de cette série, j’ai décidément beaucoup de choses à apprendre, vous savez où je peux la trouver ? Car c’est bien le genre de série où je peux me laisser prendre au jeu !


  4. avatar
     
    Frieda M.

    Pour la voir en VF ? BEURK !


  5. avatar
     

    Je rappelle que le téléchargement de séries, films et autres produits protégés par le copyright est passible d’amende et de peine de prison.

    Saint Hadopi, protège nous des infidèles.


  6. avatar
     
    Marjolaine

    On a rarement autant ri qu’avec cette série ! On a fini la deuxième saison et les auteurs sont bien déjantés. A voir en VO bien sûr ; leur accent est à couper au couteau.


  7. avatar
     
    waxaca flo

    La série dont mon copain et moi avons dévoré les 12 épisodes en moins d’une semaine … l’idéal pour les tranches de rire, la bonne zik et parfaire sa connaissance de l’argot et des insultes en anglais.
    Et puis, on s’attache à ces personnages, pas méchants, pas forcément tous très futés, mais qui malgré les archétypes qu’ils représentent, sont suffisamment développés pour ne pas tomber dans la caricature.
    @Sylvain
    Les Anglais sont vraiment très forts pour les trucs bien faits et cyniques. Même si ça n’a rien à voir, j’ai toujours un faible depuis que j’ai découvert Rowan Atkinson en vipère noire dans « Blackadder ». Et les autres séries Doctor Who -le copain de Torchwood ;) Jekyll, Being Human et autres Sherlock n’ont fait que renforcer cette opinion.


  8. avatar
     
  9. avatar
     

    Le pitch me séduit pas mal, à part le côté super pouvoir qui pourrait me rebuter… Je garde le nom de côté ; je dois d’abord terminer Breaking Bad et That 70′s show.


  10. avatar
     
    Nico

    « peut donner à une personne l’envie de coucher avec elle rien qu’en la touchant ».

    C’est marrant j’ai toujours eu envie d’avoir ce pouvoir depuis ado.


  11. avatar
     
    Frieda M.

    Mettre The Velvet Underground dans une série, rien que pour ça c’est génial. Bon, elle rejoindra ma collection de DVD en tout cas ! La flic elle me dit trop quelque chose, ça va me revenir où je l’ai déjà vu bordel.


  12. avatar
     
    mobil

    eh ! barry est trop cool comme perso ^^


  13. avatar
     
    Frieda M.

    Vive Barry !!! Mais j’aime bien Nathan aussi, ça m’a fait tout drôle de le voir dans Le Dernier des templiers, sa voix colle beaucoup mieux dans Misfits !


  14. avatar
     
    Frieda M.

    Dis, tu sais quand sort la saison 3 aux USA ?


  15. avatar
     
    Frieda M.

    Attendre fin 2011 pour la saison 3 c’est très moche, voilà pourquoi j’aime pas être accroc à une série :’(

    PS: dext tu peux supprimer deux commentaires de trop ? Garde le dernier, merci :)


  16. avatar
     

    Bon, je me suis fait la saison 2 ce WE. Les anglais sont vraiment forts pour faire de vraies séries où les effets spéciaux et les trucs mystiques ne sont pas au coeur de l’histoire mais la servent.


  17. avatar
     

    Bon bon, série à suivre de très près donc.

    Energie, musique, scénar, image, dialogues : tout est excellent et il faut espérer que les studios américains reprennent l’idée et se disent qu’ils sont à la ramasse alors qu’ils étaient avant-gardistes avec Dexter ou Madmen.

    S’ils comprennent, et qu’ils mettent autant d’argent qu’une autre production alors on va avoir de quoi se mettre sous la dent à la rentrée.

    Une série à mettre dans les classiques, pour une génération 2011 désabusée et tellement excitante.

    hihi

    Q.


  18. avatar
     
    Frieda M.

    Je rebondis sur un point qui est une grosse erreur : la série n’est absolument pas centrée que sur un seule personnage, mais si tu regardes la série tu vois que les autres personnages ont tout autant leur importance et en particulier Barry (ou Simon si vous préférez). Même l’autre qui remonte le temps, Curtis, a eu un épisode tout à lui (l’un des meilleurs épisodes de la série au passage).

    Je ne trouve pas que les plans sont lents et répétitifs. Je trouve que pour une série de 6 épisodes pour la saison 1 et 7 épisodes pour la saison 2, au contraire, il y a des événements. Le seul truc répétitif mais qui apporte un côté comique à la série : les meurtres des directeurs de probation.


    • avatar
       

      Mais c’est anglais, pas américain. Le non stop action full FX n’a aucun intérêt. Les pouvoirs ne sont pas au centre de la série. C’est ce que j’aime moi que ça part dans tous les sens sans vraiment aller au bout de rien, on ne sait jamais à l’avance le ton que va avoir l’épisode.


  19. avatar
     
    Frieda M.

    Euh non, c’est plus une évidence que de la raison ;)


  20. avatar
     

    Bon

    Dex n’a pas d’âme, ce qui explique qu’il n’aime pas la série.

    Mais on l’aime quand même.


  21. avatar
     

    Tu fumes du crack Dex. Les séries à rallonge qui se vident de leurs substance, ça existe encore. Genre Lost, la série qui aurait du faire deux saisons maxi.


  22. avatar
     
    Dimrost

    J’ai pas le net.
    Mais je reviens juste pour prévenir le monde entier de la menace:

    N’écoutez pas Dex, il dit que de la merde, c’est un troll arméno-marseillais.

    Nan, mais de toute façon, j’étais sûr que t’allait te focaliser sur l’aspect comics, alors que t’es complètement à côté de la plaque.
    Oui, ya cet aspect-là, mais ce qui fait que cette série est différente, c’est qu’au lieu de baser le scénar uniquement là-dessus, toute la mécanique repose sur des séries-comédies que seuls les anglais savent faire comme Black Books, The IT Crowd, ou How Not To Live Your Life ou Little Britain.
    (Ou en remontant même aux origines, Father Ted ou les Monthy Pythons. Répétez après moi: « vive les Monty Pythons »).

    Bref, tu t’focalise sur des trucs totalement secondaires, et tu vois pas l’aspect plus général de la chose.
    C’est comme de dire que Nathan est le personnage central de la série, c’est tellement con que je le relèverai pas plus que ça.

    Bref, je retourne dans mon monde sans internet :D


  23. avatar
     
    mobil

    en tant que panda, je suis incapable de faire une réponse construite et argumentée, donc prenez ça comme ça vient

    le fait qu’on se marre au moins une fois par épisode (allez 2 ou 3) ne suffit pas à faire d’une série une réussite.

    les éclairs de génie à la « save me barry » ne peuvent en eux seuls compenser les temps morts et les histoires d’ado dont je me fous perso à la helene et les garçons. (je dois être trop vieille mais je trouve toujours chiant qu’on appesantisse 3 jours sur les problèmes de cœur et de blues d’une jeunesse en quête de sens tuvoa)

    on a un problème de nivellement par le bas : au vu de la médiocrité ambiante, on crie un peu vite au génie dès qu’un film ou série relève un peu le niveau.
    c’est pas parce que c’est pas mal que c’est génial.

    pis ça se la raconte vraiment trop pour être honnête.

    sinon d’accord avec dex, nathan est beaucoup trop développé par rapport aux autres perso, qui ne sont que des faire valoir

    ok, la ba est plus que cool, mais pas beaucoup de prises de risques.

    c’est un peu le problème de cette série en fait, elle utilise des recettes éculées (super héros branleur, musique 80′, jeunesse désabusée, good fucking joke, …) qu’elle recycle habilement.
    je dirais qu’elle arrive au bon moment au bon endroit.


  24. avatar
     

    Chacun son avis, moi ça me va. Tant que Dex n’essaye pas de se moquer des personnage en les imitant avé l’acceing XD


  25. avatar
     
    mobil

    sinon j’ai over kiffe l’episode du hardcore gamer


  26. avatar
     
    Dimrost

    Roh, on peut meme plus troller tranquillement…

    Sinon plus sérieusement cette série a bien sur plein de defauts, dans le côté caricatural, le côté cheap, ou autre. Mais bon, ce sont des défauts typiquement anglais dans les series que j’evoquait plus haut. C’est ce qui fait leur charme aussi. Si je voulais voir que des séries parfaites, je garderais que mes coffrets de the wire et six feet under. Et ca s’rai bien dommage.


  27. avatar
     
    Dimrost

    Ah par contre, le truc que je peux pas laisser passer, c’est le coup de « la musique 80′ ou 90′ « . Tout simplement parce que la grande majorité de la b.o de la série vient des années 70 et des.années 2000. Apres, si vous avez surtout retenu gang of four, echo and the bunnymen ou blur ou urge overkill, c’est que c’est ce qui vous a parlé le plus dans la quarantaine de morceaux utilisés dans la série (là ou kick ass utilise que prodigy, mika (lol) et un morceau remixé de 28 jours plus tard…) Mais je vais revenir dès que possible sur la zique dans cette série, parce que le travail est énorme au niveau de la construction du patchwork musical qui habille la série.


  28. avatar
     
    Frieda M.

    Pourquoi Dext il supprime ses commentaires ???



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