Parce que le rédac-chef doit aussi faire son top, je m’y colle aussi, avec passion et fougue. Certains films intrigueront peut-être. J’ai composé plusieurs top, parce que le cinéma, c’est pas seulement 10 films qu’on retient, c’est aussi des séquences, des musiques, des plans et tout un tas de détails qui ne peuvent pas être oubliés. Sur un panel de plus de 160 films (ce qui fait peu, pour aspirer être un critique pro, je le concède), j’aurais aimé pouvoir en voir plus et surtout ceux qu’ils faut voir pour être cool mais on ne fait pas toujours ce qu’on veut…

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Les « top 10 2010 » :

1 – Kick-Ass de Matthew Vaughn :
Comment ne pas mettre ce film en première position alors que je l’ai vu deux fois au ciné et encore plus en DVD. Plus édulcoré que le comics (que je n’ai pas en ma possession d’ailleurs, mais je prends les cadeaux), il est jouissif, fun, avec les auteurs de la BD associés au projet (les planches de Romita Jr sont divines dans le film) et cela reflète finalement pourquoi on lit des comics quand on est ado.

2 – Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans de Werner Herzog :
Herzog a donné de l’ironie et de l’humour noir à un film qui n’est donc pas un remake de celui d’Abel Ferrara  mais une variation réussie de son célèbre personnage.

3 – Dans ses yeux de Juan José Campanella :
L’Oscar du film étranger est amplement mérité pour ce film qui mélange une histoire policière et une histoire d’amour à plus de 25 ans d’intervalle, avec un plan séquence de malade qui sent un peu la touche De Palma. Joli et subtil.

4 – The Ghost-Writer de Roman Polanski :
Classique en plein, Polanski signe un solide thriller politique dans un décor de fin du monde. Aussi lent que peuvent être les enquêtes politiques, cette histoire de négrier permet surtout de dire que le cinéma, c’est un peu aussi savoir bien raconter des histoires. Je l’ai vu deux fois, tiens au passage.

5 – Ensemble, nous allons vivre une très, très grande histoire d’amour… de Pascal Thomas :
La comédie romantique française de l’année. Rien que le titre est marrant. Le film, très bobo attitude, m’a bien plu. J’aime bien ce réalisateur et j’aime bien sa façon douce-amère de raconter les choses.

6 – Le Nom des gens de Michel Leclerc :
La comédie française de l’année. Et sociale en plus. On a enfin réussi à faire un générique arty, un scénario intéressant et mélant les conflits de la société française avec de vrais rapports humains et un talent certain pour l’écriture et la mise en scène qui cherche autant à suivre des personnages qu’à donner un brin de fantaisie.

7 – Eastern Plays de Kamen Kalev :
la fête du cinéma, c’est bien. Ca permet de voir des films d’auteurs. C’est le cas de celui de Kalev où se mélangent la Bulgarie, la Turquie, le racisme, la vie de l’acteur et leur relation avec le réalisateur. Une belle photographie et une vision de ce qu’est un pays de l’Europe de l’est dans une histoire intimiste.

8 – We Are Four Lions de Chris Morris :
Ou comment arriver à faire rire avec un sujet qui ne l’est pas et où ça se finit mal pour les personnages. Malgré une mise en scène très séries britanniques et avec des moyens faussement cheap, le film de Chris Morris est chargé en humour noir et quelques répliques sont tout bonnement foudroyantes. A voir et à revoir.

9 – Buried de Rodrigo Cortés :
Il fallait un film espagnol et j’ai hésité entre Cellule 211 et Buried. Mais ce dernier montre cette nouvelle génération de réalisateurs espagnols qui depuis 10 ans enfoncent les français et lorgnent du coté des américains dans le sacro saint thriller. C’est le cas ici avec ce film de genre qui est bien mené et bien orchestré dont l’action se situe dans une simple boite en bois.

10 – Enter the Void de Gaspar Noé :
J’ai hésité à le mettre. Et puis, il faut. On n’a pas trop le choix quand un film est formellement très différent de ce que l’on voit par ailleurs. Et puis il y a Paz de la Huerta, et puis c’est aussi la première fois (et dernière pour le moment) où un dossier de presse a fait mention de cddj (à travers une photo). Et ça, ça n’a pas de prix.

Les « je les aime bien « :
Achille et la tortue de Takeshi Kitano
Bliss de Drew Barrymore
Cellule 211 de Daniel Monzón
Chatroom de Hideo Nakata
Complices de Frederic Mermoud
Crime d’amour de Alain Corneau
Gigantic de Matt Aselton
Holiday de Guillaume Nicloux
Hors de contrôle de Martin Campbell
Infectés de Alex et David Pastor
La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier
La Tête en friche de Jean Becker
Le Mac de Pascal Bourdiaux
Le Temps de la kermesse est terminé de Frédéric Chignac
L’Eclair noir de Alexander Voytinskiy et Dmitri Kiselyov
Predators de Nimrod Antal
Sherlock Holmes de Guy Ritchie
Soul Kitchen de Fatih Akin
Splice de Vincenzo Natali
Tête de Turc de Pascal Elbé
The Social Network de David Fincher
Unstoppable de Tony Scott
Very Bad Cops d’Adam McKay

Les « Bordel, ça aurait pu être mieux merde ! » :
600 kilos d’or pur de Eric Besnard
Black Dynamite de Scott Sanders
Centurion de Neil Marshall
Dans ton sommeil de Caroline et Eric Du Potet
Imogène McCarthery d’Alexandre Charlot et Franck Magnier
La Famille Jones de Derrick Borte
La Horde de Yannick Dahan et Benjamin Rocher
L’Agence tous risques de Joe Carnahan
L’Arnacoeur de Pascal Chaumeil
Machete de Robert Rodriguez et Ethan Maniquis
Piranha 3D de Alexandre Aja
Red de Robert Schwentke
Repo Men de Miguel Sapochnik

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