Repo Men de Miguel Sapochnik

Le 27 juillet 2010 par Dextarian dans

Notes

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par Dextarian
La critique

Repo Men est l’adaptation de l’œuvre d’Eric Garcia, “The Repossession Mambo”, écrit en 1997. La réalisation  a été confiée à Miguel Sapochnik, jusque là totalement inconnu du grand public puisqu’il réalise surtout des clips et ces courts métrages. Repo men est assez marrant d’abord puisque c’est un peu le penchant non musical de Repo! The Genetic Opera sortie en DVD et surtout plus tôt que Repo Men. La controverse a battu son plein chez les auteurs de la bouse avec Paris Hilton mais sans que cela aboutisse à quoique ce soit. Il faut dire que leur film, chef d’œuvre de série B et de mauvais gout s’il en est, ne présente finalement pas beaucoup de similitudes avec Repo Men, si ce n’est le concept de repreneurs d’organes, thème central du film, qui sera développé plus loin. Oscillant entre comédie, thriller et action, le film de Miguel Sapochnik ne sait pas trop trouver son rythme et c’est le principal écueil de cette histoire de repreneurs…

Dans un futur proche, les hommes sont parvenus à prolonger et améliorer la vie de leurs semblables à l’aide d’organes artificiels extrêmement sophistiqués et coûteux, élaborés par une société connue sous le nom de L’Union. Mais il y a un revers à la médaille : lorsque les « greffés » ne sont plus à même d’honorer les échéances de leur crédit, L’Union envoie alors ses agents spécialisés, les Repo Men, pour reprendre la marchandise, sans se préoccuper du confort ou de la survie de leurs clients insolvables.

Rémy, un des meilleurs Repo men sur le marché, est victime d’un arrêt cardiaque et se réveille avec le dernier modèle de cœur artificiel implanté dans le thorax, et la note salée qui l’accompagne. Cette intervention forcée produit cependant un effet indésirable : Rémy n’a plus le cœur à l’ouvrage. Quand il se retrouve dans l’incapacité de payer ses traites, L’Union assigne alors son agent le plus coriace, Jake, l’ex-coéquipier de Rémy, pour le retrouver et récupérer son bien. Le chasseur est devenu la proie…

http://www.youtube.com/v/jl9Nvg4yuus&hl=fr_FR&fs=1
Repo Men – trailer – 2010

Je suis partagé sur Repo Men. J’avoue que l’œuvre de Miguel Sapochnik présente un quelconque intérêt mais le film met un peu trop de temps à trouver sa place. Il faut dire que les personnages manquent soit de psychologie, soit cette dernière est trop fouillée pour ce type de sujet. Toujours est-il que le tandem Law- Whitaker n’est pas toujours heureux, ne serait-ce que pour avoir transformé ce brave Forrest en méchant alors que la plupart du temps, il est plutôt du coté des bons.

L’histoire en elle-même est originale, si bien entendu, vous n’avez pas vu Repo! The Genetic Opera, auquel cas vous aurez comme une impression de déjà vu, musique de merde en moins (et dieu sait que dans Repo Men c’est une qualité, comparé à la bouse soi disant opéra rock du réalisateur des Saw 2 et 3). Point dé départ intéressant, les repreneurs d’organes ne peuvent pas particulièrement attirer la sympathie et c’est à souligner. Mais comme ces derniers ont du mal avec leur job, c’est le cas du personnage principal, l’histoire peut véritablement démarrer.

Si la volonté des scénaristes, Garcia et Lerner, était d’intégrer des éléments comiques à Repo Men, on ne peut pas vraiment dire que cela soit réussi. En effet, le film, pendant les trois quarts du temps, mets beaucoup de temps à nous montrer un quelconque intérêt et seul la dernière demie heure est réellement excitante. A partir ce moment en effet, on dirait que le réalisateur ait voulu faire de jolis plans, avec de jolies lumières et enfin corser une intrigue qui se tourner les pouces. La fin est donc assez intéressante puisque le pauvre Remy va se retrouver…mais nous n’en dirons pas plus pour éviter d’enlever tout intérêt au film.

Mais c’est dommage que l’aspect critique de cette société futuriste soi quelque peu mise de coté, que le scénario ne tient pas vraiment la route. En effet, qui peut croire un seul instant qu’une société de droit privé puisse oter la vie de quiconque ne paye pas ses dettes et prendre ainsi le pas sur un État, quel qu’il soit ? A moins d’être très manichéen et totalement blasé par les gouvernements, cela est difficilement envisageable. Sans compter que la pub pour Wolsvagen est un peu trop omniprésente et gâche un peu la vision. On sait que les films sont chers à produire m’enfin… est-ce une raison pour nous mettre le logo de leur bagnole à peine futuriste à chaque plans ?

Repo Men, avec son manque de rythme et son histoire casse gueule, n’est donc pas un bon film de Science fiction, sauf pour sa fin, qui est à la fois sombre et douce et qui constitue, pour ce type de film sans prétention, une très bonne fin. Mais le film est tellement long à se mettre en place qu’on peut douter que le spectateur arrive jusque là… et c’est, somme toute, bien dommage…

Repo Men de Miguel Sapochnik | Scénario d’Eric Garcia et Garrett Lerner d’après l’œuvre d’Eric Garcia | Photographie d’Enrique Chediak | Musique de Marco Beltrami | Avec Jude Law, Forest Whitaker, Alice Braga, Liev Schreiber, Carice Van Houten, Chandler Canterbury, Joe Pingue, Liza Lapira, Tiffany Espensen, Yvette Nicole Brown | Etats-Unis et Canada | 2010 | 111 min. | Science fiction, Action et Thriller | Distribué par Universal Pictures International France


A propos de l'auteur

Dextarian
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Le rédacteur ciné le plus prolifique (et je ne tiens pas à perdre ce titre!)

8 commentaires sur cet article



  1. avatar
     

    BOUFFON si t’aimes pas ce film tu peux pas prétendre etre un amoureux de films de science fiction !
    un des meilleurs films de l’annee 2010 ! un casting d’enfer et une immersion total dans ce chef d’oeuvre apres seulement quelques minutes de visionnage !
    Bref une tuerie
    et dernier conseil, avant de faire style « j’analyse le film » et de te prendre pour un critique hors pair, retourne un peu plancher sur les tables à l’ecole primaire parce que y’a pas une phrase sans faute d’orthographe,de conjugaison et autre grammaaire.Du travail d’arabe de merde BOUFFON.


  2. avatar
     
    Mobil

    apparemment ce garçon a aimé repo men … que d’enthousiasme ! c’est rafraichissant


  3. avatar
     
    Anonyme

    Bon film, oui. Chef d’oeuvre, non. Il faut rester sérieux tout de même ! Le thème principal m’avait alléché, mais je suis resté sur ma faim. J’aurais aimé une petite réflexion sur les transplantations d’organes (humains ou artificiels), sur la « marchandisation » de la
    santé en général et sur le « prix » de la vie…


  4. avatar
     
    Dextarian

    Petite reflexion personnelle : c’est chiant de parler à des anonymes.

    Pour répondre à anonyme 1 qui est assez agressif (mais ça fait ça pour tous les fanboys de n’importe quoi qui débarquent ici tout énervé quand ils lisent une pauvre critique qui est différente ce qu’ils pensent et qui les traumatisent dans leur pauvre petits coeurs fragile) : j’aurais bien suivi ton conseil de retourner à l’école, mais étant donné que tu me fais une faute par ligne dans ton commentaire, ça n’a pas dû bien marcher pour toi… Surtout que mes fautes sont plus des fautes d’inattention, comme toujours, que des erreurs.
    Il faudra que tu m’expliques le parallèle avec travail d’arabe. Mais bon, comme tu vois dans Repo Men un chef d’oeuvre, ça ne va pas non plus être gagné.
    Ou t’as vu que je me prenais pour un critique « hors pair »? Tu m’as pris pour un journaliste ou quoi? je dis ce que je pense des films et ça s’arrête déjà bien là. Je paye, je vois, ça m’emballe, ça m’emballe pas. Je l’écris et ça va pas plus loin. Je prend pas de thunes, j’ai pas 10000 visites par jour et je m’en porte finalement pas plus mal.

    Et tu seras gentil de ne pas répéter deux fois Bouffon, baltringue. On t’as pas appris à ton école qu’on évite les répétitions? tocard. (tu vois j’alterne les insultes, blaireau, pour ne montrer l’exemple).

    Sinon, pour répondre à Anonyme 2, qui a aussi aimer le film mais qui m’insulte pas (et je l’en remercie mille fois) : Ce que tu pointes du doigt m’a fait ne pas trop aimer le film, justement. On a un gros film qui veut tout casser et qui nous laisse carrément sur notre faim. Pour un film de SF (je ne rappelle pas ce à quoi sert la SF comme genre même si je devrais vu la première réaction), c’est pas terrible. On est loin des classiques (ou chefs d’oeuvre du genre) et c’est dommage. Mais j’ai bien aimé la fin, comme je le dis dans ce pauvre billet, qui rattrape pas mal le truc même si c’est une fin liée à un personnage et non pas une fin avec un minimum de reflexion. Dommage, dommage. Les films de SF sont rares, trop rares…


  5. avatar
     
    Anonyme

    Bonjour,
    j’aimerais ajouter deux ou trois choses à vos commentaires. D’abord, je crois que le film tente de montrer avant tout que le progrès technique ne s’accompagne pas nécessairement d’une avancée morale. Quoique tirée d’un roman, l’œuvre serait plutôt à la croisée d’un sketch des Monty Python (celui dans lequel un type se fait retirer de force son foie, avant sa mort naturelle) et d’une nouvelle de Philip K Dick. A cet égard, il semble que personne n’ait remarqué la mise en abime dudit sketck, extrait de THE MEANING OF LIFE, lors de la séquence durant laquelle les Repo men regardent la TV. Ironiquement, ce programme TV, comme mise en spectacle de la banalité du mal, souligne l’incapacité des personnages à considérer leurs actions pour ce qu’elles sont: une destruction des autres, autrement dit une opération chirurgicale de  »déréalisation ».

    Sans équivoque, la réflexion sur le mal, n’emprunte pas, heureusement, la voie du manichéisme, mais celle, tellement banale, du mal comme performance technique, soit le fond de commerce de la modernité. Quoi de plus banal, en effet, qu’un boulot bien accompli! Est-ce là un mal? N’est-il pas l’adage d’un monde comme le nôtre, si soucieux d’efficacité? Ne nous apprend-on pas qu’il n’y a pas de sot métier??
    Le repreneur bosse, voilà tout, il n’agit pas par ressentiment. Eichmann en disait tout autant. Pour cela, le film offre une bonne représentation SF du point de vue de Annah Arendt sur le mal nazi. La séquence d’abattage dans les sous-sols fait d’ailleurs plus penser à une chasse aux rats qu’à une chasse à l’homme. Pour en arriver là, la novlangue a bien fait son boulot, car, bien que reprendre un organe tue, un repreneur n’est pas un tueur, mais un REPRENEUR, puisque, ne faisant que reprendre, il ne tue pas. Ouf, en ce cas, personne n’est mort!!!
    Bref, je crois, messieurs, que vous devriez commencer à vous méfier de la manière dont vous avez sous-estimé ce film. Car si vous n’y avez vu que banalité, moi-même, dans la banalité de ce film, j’y trouve tout, ou presque.


  6. avatar
     
    Dextarian

    Ce que tu mets en avant dans ton commentaire, mon cher anonyme est très intéressant mais je n’ai pas eu l’impression de retrouver cela dans Repomen. Pas que le fond soit inintéressant, bien au contraire, mais c’est plus le traitement rendu qui ne rend pas justement hommage au fond.

    De plus, la « complainte » du repreneur n’est qu’un des éléments de ce film, qui bascule dans le un peu n’importe quoi dans les trente minutes avant un final assez intriguant, ce qui fait que tout ce qui est mis en place pendant la première partie du film tombe à l’eau selon moi. J’ai un peu peur aussi que Sapochnik n’a pas su trop quoi faire de tout son matériel. Après, je ne nie pas qu’il peut y avoir un parallèle avec l’oeuvre d’Arendt (qui est devenu, et c’est peut-être un bien, très « à la mode » depuis quelques années maintenant) mais je trouve qu’on ne fait que frôler cela. Avec un tel thème, il y avait de quoi faire un film plus ambitieux et je trouve que ce film manque cruellement d’ambition.

    Mais après, je peux me tromper. De toute façon, je vois que ce film a plus d’intérêt que bien d’autres ici, aussi, il doit etre vu pour être discuté (et pas sorti dans l’indifférence la plus générale, comme Moon).


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