Max et les Maximonstres de Spike Jonze

Le 17 décembre 2009 par Guilhem dans Aventures

Notes

Réalisation
80%


Casting
80%


Scénario
75%


Photo
80%


Musique
85%


Intérêt
75%


Total Score
79%

79/ 100

Genre: , ,
 
Réalisation:
 
Avec: , , ,
 
 
Scénario: ,
 
Photographie:
 
Musique:
 
Pays:
 
Distributeur:
 
 
Année De Production:
 
Durée: 102 minutes
 
Titre original: Where The Wild Things Are
 
Crédit photographique: Warner Bros
 
par Guilhem
La critique

Le nouveau film de Spike Jonze, Max et les Maximonstres (Where The Wild Things Are) est sorti un peu en catimini (j’aime bien ce mot, j’essayerai de la replacer à l’occasion tiens). Il faut dire en effet que ce film ne s’adresse pas particulièrement aux enfants, étant donné le point de vue du réalisateur, très vif, brut et un peu fou. C’est une adaptation un peu particulière de l’œuvre de Maurice Sendak.

Max, un garçon sensible et exubérant qui se sent incompris chez lui, s’évade là où se trouvent les Maximonstres. Il atterrit sur une île où il rencontre de mystérieuses et étranges créatures, aux émotions sauvages et aux actions imprévisibles. Les Maximonstres attendent désespérément un leader pour les guider, et Max rêve d’un royaume sur lequel régner. Lorsque Max est couronné roi, il promet de créer un monde où chacun trouvera le bonheur. Max découvre vite toutefois que régner sur un royaume n’est pas chose aisée et que ses relations avec les autres sont plus compliquées qu’il ne l’imaginait au départ…

Comme dit plus haut, Max et les Maximonstres, version Spike Jonze (réalisateur qui s’est fait connaître avec son étrange et suprenant Dans la Peau de Jonh Malkovitch), ne s’adresse pas particulièrement aux enfants. En effet, le rythme est rapide, saccadé, énergique et n’a en tout rien avoir avec une production Disney, plus prompte à ralentir le rythme qu’à l’accentué (ou alors, c’est fait de telle manière que ça ne surprend pas le spectateur).

Il y en a effet quelque chose de troublant dans le rôle de Max, garçon hyperactif qui n’a pas beaucoup d’amis, obligé de jouer seul dans son coin et qui ne supporte assez mal de ne pas être le roi de son univers, malgré ses tentatives désespérées pour se faire remarquer auprès de sa sœur et surtout de sa mère. Le début est d’ailleurs tonique, filmé comme serait un enfant de cet âge là, virevoltant à travers les pièces de sa maison, se fabriquant un univers bien à lui.

Le passage du monde imaginaire au monde réel, plus symbolique dans le livre que dans le film, puisque dans ce dernier Max prend un bateau et navigue sur les océans, vers une contrée éloignée où vont l’attendre les Maximonstres, marque bien la touche de Jonze. D’ailleurs en parlant des Maximonstres, ceux-ci ne sont pas de simples peluches géantes au services du garçon, mais disposent d’une réelle personnalité, et surtout sont aussi attachant que réellement effrayant.

Ce sentiment ne quitte pas Max, qui a beau les apprivoiser un par un, en se proclamant Roi (comme dans le livre évidemment). C’est à travers cela que la quête du petit garçon commence puisqu’il doit bien gérer les uns et les autres, comme un adulte le ferait, en prenant en compte les désirs des uns et des autres. Bien entendu, cela ne se passe jamais comme prévu, enfin, comme il le voudrait, ce qui créait des tensions entre les grosses peluches aux gros yeux.

Max et les Maximonstres ne fera vraisemblablement peu d’entrées en France. Le public visé est en fait celui du cinéma indépendant. Les relations entre les personnages, la musique très post rock (enfin, je pense), le coté brut, intriguant, attachant mais aussi effrayant des Maximonstres fait que ce film constitue plus un OVNI (mais vu le réalisateur, est-ce vraiment?) qu’une banale historiette avec des gros « monstroux » tout gentils, tout poilus…


A propos de l'auteur

Guilhem
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