La Proposition (The Proposal) d’Anne Fletcher

Le 24 octobre 2009 par Dextarian dans

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par Dextarian
La critique

Ah, La Proposition. Flirtant sur le succès du Diable s’habille en Prada, le nouveau film de la presque Has Been Sandra Bullock est sorti sur les écrans depuis peu (le 23 septembre 2009). S’il ne brille ni par son originalité scénaristique, ni par sa mise en scène très convenue, son but, plaire à la gente féminine, d’après les quelques échos que j’en ai eu, semblent atteint.


Ainsi, nous suivons l’histoire de Margaret Tate (Sandra Bullock), une très puissante éditrice, qui est menacée d’être expulsée vers son pays natal, le Canada. Elle imagine donc, devant ses patrons, une solution d’urgence et déclare qu’elle est fiancée à son assistant, le malheureux Andrew (Ryan Reynolds), qu’elle exploite et maltraite depuis trois longues années. Celui-ci accepte de participer à la supercherie, mais à ses conditions…

Le curieux couple se rend en Alaska pour rencontrer l’étonnante famille d’Andrew, qui s’avère être relativement riche dans le coin. Margaret, citadine jusqu’au bout des ongles et habituée à tout contrôler, se retrouve ainsi vite dans des situations qu’elle ne maîtrise plus. Alors que les préparatifs du mariage avancent, malgré eux et qu’un officier de l’immigration les poursuit, Margaret et Andrew ont de plus en plus de mal et de moins en moins envie de respecter le plan prévu…

http://www.youtube.com/v/zrzG0Uf0P8E&hl=fr&fs=1&
La Proposition – Trailer – 2009

La proposition est  très classique. Entendez par là que ce genre de comédie est toujours en vogue depuis les années 1950 aux États-Unis, et que rien ne semble donc bouger de l’autre coté de l’Atlantique en 2009. Si la France n’arrive toujours pas à se renouveler dans ce genre, succès plus ou moins garantie oblige, c’est exactement la même chose pour nos amis américains. Ainsi, deux êtres que tout sépare, qui ne sont pas vraiment fait pour s’entendre vont finalement tomber amoureux à la fin (oui, merde, je vous donne la fin du film, c’est moche). Cette opposition marquée depuis déjà très longtemps donc semble encore avoir les faveurs des producteurs américains, et notamment des studios Disney qui assurent la production de ce film. Ce qui doit surtout marquer les esprits, c’est surtout les prises de vue en Alaska, réellement somptueuses et quelques peu irréalistes (donc très travaillées en studio).

Mais plusieurs choses attirent également notre attention. Tout d’abord, ce couple complètement improbable que forme Reynolds (âgé de 33 ans) avec Bullock (qui a quand même 45 ans, alors que le film ne peint pas une si différences d’âges, surtout si, comme le film le suggère, elle doit faire pleins de bébés). La complicité entre les deux n’étant pas vraiment visible à l’écran, on doit donc se contenter du postulat de départ. D’autant que si l’amour naît au cours de ce weekend, on ne le remarque pas vraiment. En effet, la réalisatrice, Anne Fletcher (27 Robes et Sexy Dance), semble avoir bien du mal à manier cette comédie comme une comédie anglaise, plus prompte à pouvoir composer autant entre un couple qui va apprendre à s’aimer qu’à montrer tous les personnages secondaires (on pense bien entendu à 4 mariages et un enterrement mais aussi à Coup de foudre à Nothing Hill, pour citer deux films dans cette veine, de la même équipe).

Ensuite, les personnages secondaires, tenant bien que mal à pouvoir nous sortir de nous léthargie de cette comédie convenues, notamment par les frasques de Betty White qui tire un peu vers elle les quelques éléments réellement comiques de l’histoire. Pour les autres, c’est mi figue, mi raisin. Malin Akerman joue bien le rôle de potiche que son physique lui permet, tout en balançant quelques répliques dont une importante pour l’intrigue, mais sans non plus briller par un talent hors normes. Il est vrai que dans Watchmen, c’est bien plus sa plastique, réellement époustouflante, qui attire l’œil du chaland que ses performances d’actrices. Mêmes choses pour Craig T. Nelson et Mary Steenburgen, qui tente désespérément de mettre un peu de piment dans ce film, en jouant des parents tiraillés autant par la réussite de leur fils que par son bonheur.

Ainsi, pour certains, La Proposition permet à Bullock de faire « un comeback », alors que celle-ci a toujours continué à tourner, même si le succès l’a fuit, depuis un certain temps. Il semble qu’elle est fatiguée dans ce film et ses quelques tours de passe-passe ont bien du mal à faire chavirer de bonheur le spectateur avide d’éléments comiques. Ce n’est certainement pas avec cette histoire convenue, à la mise en scène pataude et sans fard, ainsi qu’avec le peu de profondeur des deux personnages principaux, que nous pourrons retenir de La proposition quelque chose d’intéressant.

La Proposition (The Proposal) d’Anne Fletcher | Scénario de Peter Chiarelli | Musique d’Aaron Zigman |  Photographie d’Oliver Stapleton | Avec Sandra Bullock (Margaret Tate), Ryan Reynolds (Andrew Paxton), Malin Akerman (Gertrude), Betty White (la grand-mère Annie), Craig T. Nelson (Joe Paxton) et Mary Steenburgen (Grace Paxton). | Etats-Unis | 2009 |  108 min. | Distribué par Walt Disney Studios Motion Pictures France


A propos de l'auteur

Dextarian
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Le rédacteur ciné le plus prolifique (et je ne tiens pas à perdre ce titre!)

4 commentaires sur cet article



  1. avatar
     

    [...] très New Yorkaises, comme on en fait plein de l’autre coté de l’Amérique (et dont La Proposition est l’un des derniers exemples) et qui nous laissera… euh… froid… [...]


  2. avatar
     

    [...] mais quelle différence. Le personnage joué par Bullock, qui a retrouvé le chemin du succès avec La Proposition,  s’allie avec un groupe de manifestant complètement chelou puisqu’ils remettent en [...]


  3. avatar
     

    [...] de succès populaire, et devient aussi le deuxième plus gros succès pour Sandra Bullock après La Proposition. En effet, il s’est avéré être un succès financier, produit par un budget de 29, 000,000 de [...]


  4. avatar
     

    [...] Ryan Reynolds, qui enchaine les projets divers et variés, comme les comédies romantiques (La Proposition) ou les thrillers sans le sou et basés sur une bonne idée de départ (Buried). N’étant pas [...]



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