A History of Violence de David Cronenberg

Le 19 septembre 2009 par Guilhem dans Comics

Notes

Réalisation
89%


Casting
86%


Scénario
80%


Photo
85%


Musique
84%


Intérêt
88%


Total Score
85%

85/ 100

Genre: ,
 
Réalisation:
 
Avec: , , , , , , , , ,
 
 
Scénario: , ,
 
Photographie:
 
Musique:
 
Pays:
 
Distributeur:
 
 
Année De Production:
 
Durée: 95 minutes
 
Crédit photographique: Metropolitan FilmExport
 
par Guilhem
La critique

A History of Violence est un film de David Cronenberg, adaptation de l’oeuvre de John Wagner et Vince Locke. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais pas mal de réalisateurs ont la une bonne idée de faire un film plus conventionnel cette année, plus accessible grand public (même si celui-ci est un peu… décalé pour ce public). Il y a eu Woody, Tim, Clint, (enfin lui, c’est plutôt l’appel des Oscar qu’il vise maintenant.. besoin de reconnaissance peut-être, à moins que cela soit la profession qui a besoin de lui décerner des récompensés à foison) et maintenant donc David, loin des Crash, Videodrome et autre Exitenz.


A History of Violence a donc, comme son titre l’indique, comme thème principal la violence (remarquez, si l’histoire tournait autour du sexe, il y aurait eu de grandes chance que le titre aurait été quelque chose comme A History of sex) et va nous faire vivre le quotidien d’un restaurateur (enfin le mot est gros vu qu’il tient un bouik bouik en pleine cambrousse américaine où trois agriculteurs et deux péquenots s’arrêtent) qui un beau jour doit réagir à une attaque en main armée contre ses employé en tuant les deux bons hommes qui ont osé « foutre le boxon ».

Et l’histoire d’A History of Violence démarre maintenant. Le quotidien de la famille typiquement « american way of life  » (le mari, la femme aimante, avocate, le fiston zen..) va basculer dans un autre monde dans la mesure où ce cher père tranquille (joué par Viggo Mortensen, que l’on ne présente plus) n’est pas vraiment ce qu’il laisse paraître.

Le sieur Cronenberg s’est « gentiment calmé », mais il faut dire que ces films sont carrément difficiles d’accès pour le commun des mortels, en bon canadien qu’il l’est mais faut dire que sa vision de la vie peut en dépayser plus un . Il donne ici une vision assez personnelle de la violence, en nous montrant qu’un coup de poing peut tuer, qu’une arme à feu fait bien mal et aussi que quand on te tire dessus, il a plein de sang partout. Bref, un grand moment de violence. Et de sexe aussi. Maria Bello (plus connu pour son rôle ans la série Urgences, et que l’on a pu entrevoir dans Payback, et récemment dans le remake du film de John Carpenter, Asssaut sur le central 13), joue à merveille dans une séquence du film la pom pom girl pour réanimer la sexualité de son mari qui a bien l’air de patauger dans la semoule..

Bon voila pour ce que qu’il y a dire. Maintenant passons à ce qui est vraiment intéressant dans A History of Violence. son coté décalé, un peu déjanté, sa façon d’avoir un regard condescend avec les personnages, ce film est tout à cela à la fois. On peut même dire que c’est un exercice de dans un genre complètement formaté, qui permet au réal de s »amuser avec ses personnages en montrant que leur « coté obscur » et surtout les réactions que l’on peut avoir avec les choses.

Le problème c’est que toute cette violence est parfaitement justifiée dans ce film, ce qui peut donner un coté malsain à la chose. Sans rentrer dans un débat sans fond, on peut même dire que si on était à la place des protagonistes, on aurait réagit pareil, on tuerait gentiment les gens qui nous ennuient et menacent littéralement notre existence. Cela peut faire froid dans le dos mais c’est aussi très jouissif. Comme la scène de la pom pom girl qui n’a pas vraiment un coté glamour comme on le voit trop souvent dans les films Pop Corn (enfin quand y a une, mais il faut dire que les films inspirés de Basic Instinct ne font plus recette…), c’est même le coté, ça sent le vécu qui fait bien rire. Une mention spécial pour Ed Harris, impeccable dans le rôle du bad guy de service.


A propos de l'auteur

Guilhem
Profile photo of Guilhem

Créateur du site. Et accessoirement d'autres casquettes et rôles (beaucoup). Envoyez un mail à guilhem@cadependdesjours.com pour toute demande, question, suggestion ou demande plus formelle (courrier des lecteurs accepté aussi).

8 commentaires sur cet article



  1. avatar
     
    guiyomus

    ou quand Cronenberg approfondi sa thématique de la nouvelle chair en la plaçant du coté mental plutot que du coté physique comme c’était le cas par le passé. (ouai j’aime bien les bonnes phrases de branlo comme ca ^^)


  2. avatar
     
    Dextarian

    Vu certains plans, il y a quand même pas mal de chair, j’trouve

    Mais c’est bonne phrase ça, ha ha ha


  3. avatar
     
    guiyomus

    Non ce que je voulais dire c’est que la tranformation est cette fois psychologique et non physique, et qu’elle passe par la violence et non plus la technologie ou la médecine.


  4. avatar
     
    Dextarian

    J’arrive pas à voir dans ce film une transformation. Plutot un retour vers cette violence. Ca serait plus une détransformation, peut etre


  5. avatar
     
    guiyomus

    bah dans un sens ou dans l’autre ca reste une transformation, le perso de Viggo en a deja subit une pour devenir ce personnage de père de famille, calme et gentil, puis au contact de la violence (la scène du resto) il est redevenu ce qu’il était une quinzaine d’années plus tot. Et je parle pas du fils qui devient également quelqu’un de violent, alors que jusque la il se laissait marcher dessus!
    Tain ca me donne envie de le revoir la! ^^


  6. avatar
     
    Dextarian

    Je sais pas, quand je l’ai revu, je me suis plus dit que le perso de Mortensen se voilait bien la face en fait. Et que tuer des gens, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. D’où la scène du resto qui est brute.

    Je me souviens qu’à l’époque, ça m’avait bien marqué cette scène. Elle a un vrai impact.
    C’est pour ça que j’ai du mal à voir une transformation ici. Le type se transforme pas en père de famille ou en tueur. Il semble juste qu’il soit super doué pour être un tueur violent.

    Et d’ailleurs, son fils suit ses traces parce qu’il peut le faire (l’image paternelle lui renvoyant un mec violent qui ne suit pas les règles).

    Fin, c’est ce que je vois de mon coté. Mais j’ai jamais été un expert de Cronenberg, même si History se démarque pas mal du reste de ses films.


  7. avatar
     
    Dextarian

    Oué, je buttais juste sur ce mot en fait. Et ça pose le problème du changement et de la volonté de pouvoir vraiment changer. Dans un sens, c’est marrant et intéressant parce qu’on nous dit souvent qu’on peut changer avec le temps.
    Ici, ce changement ne peut pas se faire, malgré toute la bonne volonté du monde.


  8. avatar
     
    guiyomus

    oui non mais je suis d’accord avec toi hein, quand je dis « transformation » je veux pas dire métamorphose, mais juste qu’il a essayé de devenir quelqu’un d’autre, de changer de vie, en faisant un travail mental (15 ans à se faire passer pour quelqu’un d’autre c’est plus trop du voilage de face à ce niveau), il dit en plus dans le film que la personne qu’il était est morte (je crois meme qu’il utilise son ancien nom à ce moment, du genre « john smith est mort ») et il a d’ailleurs pris l’identité d’une personne décédée, est parti dans un coin paumé, mais qu’une confronté à la violence et devant en user pour sauver sa vie et celle de ses proches, il redevient ce qu’il a refoulé pendant tout ce temps.



Afin d’assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. L'inscription est gratuite.

La selection des actu
  • Tha Blue Herb Stilling, Still Dreaming pochette
  • phox
  • Sans titre
  • Trognes court metrage
  • Les Cartes du Pouvoir
  • Luther Vandross Never Too Much cover
  • Pride film still
  • ballae entre les tombes liam neeson
  • aqme nouvel album 2014 Couverture
  • lucy Scarlett Johansson Luc Besson Photo Dehors Couverture