A History of Violence est un film de David Cronenberg, adaptation de l’oeuvre de John Wagner et Vince Locke. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais pas mal de réalisateurs ont la une bonne idée de faire un film plus conventionnel cette année, plus accessible grand public (même si celui-ci est un peu… décalé pour ce public). Il y a eu Woody, Tim, Clint, (enfin lui, c’est plutôt l’appel des Oscar qu’il vise maintenant.. besoin de reconnaissance peut-être, à moins que cela soit la profession qui a besoin de lui décerner des récompensés à foison) et maintenant donc David, loin des Crash, Videodrome et autre Exitenz.


A History of Violence a donc, comme son titre l’indique, comme thème principal la violence (remarquez, si l’histoire tournait autour du sexe, il y aurait eu de grandes chance que le titre aurait été quelque chose comme A History of sex) et va nous faire vivre le quotidien d’un restaurateur (enfin le mot est gros vu qu’il tient un bouik bouik en pleine cambrousse américaine où trois agriculteurs et deux péquenots s’arrêtent) qui un beau jour doit réagir à une attaque en main armée contre ses employé en tuant les deux bons hommes qui ont osé « foutre le boxon ».

Et l’histoire d’A History of Violence démarre maintenant. Le quotidien de la famille typiquement « american way of life  » (le mari, la femme aimante, avocate, le fiston zen..) va basculer dans un autre monde dans la mesure où ce cher père tranquille (joué par Viggo Mortensen, que l’on ne présente plus) n’est pas vraiment ce qu’il laisse paraître.

Le sieur Cronenberg s’est « gentiment calmé », mais il faut dire que ces films sont carrément difficiles d’accès pour le commun des mortels, en bon canadien qu’il l’est mais faut dire que sa vision de la vie peut en dépayser plus un . Il donne ici une vision assez personnelle de la violence, en nous montrant qu’un coup de poing peut tuer, qu’une arme à feu fait bien mal et aussi que quand on te tire dessus, il a plein de sang partout. Bref, un grand moment de violence. Et de sexe aussi. Maria Bello (plus connu pour son rôle ans la série Urgences, et que l’on a pu entrevoir dans Payback, et récemment dans le remake du film de John Carpenter, Asssaut sur le central 13), joue à merveille dans une séquence du film la pom pom girl pour réanimer la sexualité de son mari qui a bien l’air de patauger dans la semoule..

Bon voila pour ce que qu’il y a dire. Maintenant passons à ce qui est vraiment intéressant dans A History of Violence. son coté décalé, un peu déjanté, sa façon d’avoir un regard condescend avec les personnages, ce film est tout à cela à la fois. On peut même dire que c’est un exercice de dans un genre complètement formaté, qui permet au réal de s »amuser avec ses personnages en montrant que leur « coté obscur » et surtout les réactions que l’on peut avoir avec les choses.

Le problème c’est que toute cette violence est parfaitement justifiée dans ce film, ce qui peut donner un coté malsain à la chose. Sans rentrer dans un débat sans fond, on peut même dire que si on était à la place des protagonistes, on aurait réagit pareil, on tuerait gentiment les gens qui nous ennuient et menacent littéralement notre existence. Cela peut faire froid dans le dos mais c’est aussi très jouissif. Comme la scène de la pom pom girl qui n’a pas vraiment un coté glamour comme on le voit trop souvent dans les films Pop Corn (enfin quand y a une, mais il faut dire que les films inspirés de Basic Instinct ne font plus recette…), c’est même le coté, ça sent le vécu qui fait bien rire. Une mention spécial pour Ed Harris, impeccable dans le rôle du bad guy de service.