Les 10 films d’adolescence de Dextarian

Publié le 14 septembre 2009 par Dextarian dans CDDJ PLUS

La mode sur le web, c’est souvent de faire des listes. Mais certaines sont plus fun que d’autres. les films qui nous ont marqué et qui aujourd’hui peuvent nous mettre la honte aussi, avec le recul. Mais le premier critère doit primer sur le second.

En clair, ce sont les films qui ont contribué à forger une partie de notre personnalité.
Il a fallu faire des choix, et ces choix peuvent exclure tous les vrais bons films, qu’on a découvert plus tard ou pendant cette période, sur le plan formel et visuel, mais qui sont moins marquant par rapport à soi.

Ainsi, voici ma liste de films d’adolescence, pour lesquels j’ai plus ou moins honte, mais qui m’ont pas mal marqué.

1. Pump Up The Volume d’Allan Moyle (1990) :

Traduit aussi Y a-t-il une vie après le lycée?, Pump Up The Volume a marqué une partie de mon adolescence, celle ou tu te sens bien mal dans ta peau et que tu veux taper du pied pour te faire attendre. Là, c’était Christian Slater, dans un de ses premiers films, qui le faisait, en étant un dee jay pirate. Le film est pas terrible, il a beaucoup vieilli, mais je crois qu’une partie de mes styles musicaux vient de là. J’avais enregristré une K7, que j’ai dû matter pas mal de fois. Et la nana qui jouait sa copine était bien cool (et elle avait de jolis seins, je dis avait parce que je ne sais pas si c’est encore le cas).

2. The Crow de  (1994) :

Ah, The Crow. En fait, ce film m’a marqué pour pas mal de choses. J’allais peu souvent au cinéma à l’époque et j’étais toujours content de voir un film. En fait, c’est le début qui est terrible, grâce à la musique. C’est une BO de malade d’ailleurs, avec tous les groupes de l’époque connu et moins comme NIN, The Cure, les Stone Temple Pilot, ect, ect. Je ne savais pas qu’à l’époque, c’était un comics. J’y étais allé pour voir le fils de Bruce Lee. Il était cool d’ailleurs en The Crow. Je me souviens que depuis, chaque année pour Halloween, il y avait 450 personnes qui devaient se déguiser en Corbac. Et depuis, j’aime plus ce film. Qui n’est de toute façon pas terrible, avec cette espèce de romance macabre. Mais le concept est sympa. On dirait juste que le mec voulait faire comme Ghost Rider, mais en version plus noire et poétique. Bref, achetez ou écoutez la BO de ce film.

3. Le dernier Samaritain (The Last Boy Scout) de Tony Scott (1992) :

Je crois (non pas croie croie comme le corbac plus haut…) que je connais maintenant ce film par cœur. Pour diverses raisons. je m’en sortais pas et j’avais en face de moi un putain de loser, un détective qui dors dans sa caisse, est crade, mais à une grosse intelligence. Pas mal de scènes cultes pour moi. Et je crois que j’en garde toujours autant de souvenir. la quintescence du Buddy movie.. et d’une certaine forme de coolitude. Pour le reste, l’eau mouille, le ciel est bleu et les femmes ont des secrets…


4. Leon de Luc Besson (1994) :

A l’époque, c’était un film que j’aimais vraiment beaucoup, à cause de la Mathilda. Elle était classe. On connaissait pas encore Nathalie Portman, dont c’était le premier film, si ma mémoire est bonne. Et elle crève l’écran, en lolita du pauvre. Je me souviens d’avoir aussi acheter la BO d’Éric Serra et de me l’avoir passé en boucle pendant quelques mois. C’est un film triste. Gary Oldman est parfait en salaud. Et C’est surtout l’histoire de deux âmes perdues dans une ville. A l’époque, j’avais perdu un de mes meilleurs amis, décédé. Et ce film m’a un peu plus touché pour ça.

5.  Batman Le Défi (Batman Returns) de Tim Burton (1992)  :

Certes le premier Batman, que j’ai vu au ciné est beaucoup marquant pour pas mal de choses : fringues, musiques, architecture de Gotham, personnage plus sombre, moins coloré. Mais il est trop stylisé selon l’époque (la fin des années 90, le début de la grosse vague hip hop, ect, ect). On sent que Burton voulait en mettre plein la vue. Et je ne me suis pas reconnu dans le premier Batman. Mais Batman returns m’a plus marqué. A cette époque, tu te sens un peu imcompris. T’aimerais bien trouver quelqu’un qui te comprenne vaguement (et que tu veux baiser aussi, accessoirement). Ce qui t’importe, c’est de faire tomber le masque et dans le 2, t’as LA putain de scène pour ça. La scène où Selina Kyle (Michelle Pieffer) et Bruce Wayne (Michael Keaton, l’acteur fétiche de Burton avant Depp) se rencontrent dans une soirée. Elle est terrible cette scène, avec la petite musique qui montre qu’ils sont grillés. Ils vont savoir qui est qui et se mettre à danser. Cette scène plus une des dernières m’ont bien marqué. On tombe pas les masques. Enfin pas toujours..

6. Génération 90 (Reality Bites) de Ben Stiller (1995) :

Et oui, Ben Stiller faisait des filmsqui n’étaient pas toujours drôle. Ca, c’est le film de circonstance, du moment, de l’époque avec des acteurs (Ethan Hawke, Winona Ryder) qui ne sont pas des vedettes, même s’ils font encore de bons films. Un film sur la fin de l’ado, le diplôme final (pour moi, le bac) et la fin de l’innocence. Et cet amer constat d’une vie qui commence, d’où le titre anglais bien plus porteur que cette merdouille sans nom, Génération 90 (vu qu’il y a pas Génération 2000, ça craint). Sans être un grand film, il m’a marqué. Mais je l’ai plus revu depuis des années et je crois que c’est pas plus mal. Typiquement le genre de film qui te renverse plus quand tu prends un peu de l’âge.

7. Légendes d’automne (Legends of the Fall) d’Edward Zick (1995) :

Zick est pas un super réalisateur. Mais un honnête, comme Ron Howard, d’ailleurs. Mais c’est l’histoire qui m’a plu, celle de trois frères, au destin différent. C’est un film qui surfe sur une vague peu commune: le mélo pour mec. Si je dis ça, c’est en toute connaissance de cause : ce film n’est que tragédie, mais d’un point de vue masculin, puisque c’est très axé sur le destin des frères, les femmes étant reléguées au second plan. C’est ce film qui m’a fait découvrir Jim Harrison, l’auteur du livre dont il est tiré et depuis, c’est un de mes écrivains préférés. D’ailleurs, Légendes n’est qu’une nouvelle parmi d’autres, le livre contenant aussi Une Vengeance, aussi adapté au cinéma avec Costner. L’auteur ne met que très peu de sentiment intempestif derrière les actes des uns des autres, même s’il explique les choses de manière didactique. Le film ne m’a touché que plus tard. Mais je l’ai vu dans la plus grande salle de cinéma de Paname à l’époque (et même d’Europe, si je me souviens du laïus à ce sujet de ma prof, puisque j’y étais avec ma classe de première). Et ça, c’était cool. J’y ai vu Die Hard 3 aussi, d’ailleurs…

8. Singles (1992) :

Singles est aussi typiquement le film générationnel. il surfe sur la vague grunge de l’époque. J’ai trop trop kiffé grave ma mère quand je l’ai vu, mais c’est pas à cause de l’histoire, un peu chiante, mais au niveau de la forme. Matt Dillon parle à la caméra, procédé qui était de temps en temps employé et j’ai toujours trouvé ça cool, parler à une caméra. Bon maintenant, c’est devenu un procédé plus classique, surtout avec le style docu. Et Malcom est passé par là, aussi. A l’époque c’est bien fun. La deuxième chose, c’est que ça se passe à Seattle, le temple de la musique Grunge et que donc tout le Groupe Pearl Jam y jouait, dans ce film, Surtout Eddie Vedder. Pour un fan comme moi, ça le faisait trop. Et il y avait aussi Soundgarden en Concert dans le film. Mais sinon, c’était un banal film choral… Je crois que celui-là aussi, j’aurais bien du mal à le voir.

9. Robocop de Paul Verhoeven (1989) :

« Murphy, c’est vous? Murphy, c’est vous? ». Robocop où le film que j’aurais pas dû voir, même à 12-13 au ciné. Hyper violent au début et trop troublant par la suite. Ce film, qualifié d’énorme bouse intersidérale et autres qualificatifs de merde par ma prof de français de seconde, une conne qui ne jurait que par les lettres, les vraies était mortel. On ferait plus de film comme ça vantant les mérites d’un flic. Ca serait plus polissé, moins violent, moins brute et moins réaliste au niveau de l’image et surtout surtout moins touchant. Tous les passages de transformation d’un humain en robot, en caméra subjective, sont mémorables. A cette époque, l »humanité n’avait pas encore peur des clones mais des robots. Et on suit cette transformation. Si ce film m’a autant marqué, c’est aussi que pour avoir une putain de bonne notes, pour être un gros fayot en classe de français, j’ai du marqué dans une copie que Robocop était une merde. C’est peut-être à ce moment précis que j’ai appris à mentir pour obtenir ce que je veux de certaines personnes, qui n’auraient de toute façon pas comprises si j’avais dû bien m’expliquer. Voilà, sale prof, c’est à cause de toi que j’ai ce travers depuis toutes ces années. Grosse conne, avec tes choix de lecture merdiques et ton dédain pour tout ce que tu comprends pas. D’ailleurs, tu m’as bien fait redoubler, toi et deux de tes potes.

10. Night Trips d’Andrew Blake (1989)

Pour la plupart des cinéphiles, le cinéma commence a A jusqu’à Z, mais saute souvent la lettre X. il faut dire que pour les trentenaires et un peu plus français (et surtout françaises) , le porno se résume aux films de feu John Love : un plombier qui vient ramoner la tuyauterie de sa cliente. Même Dorcel s’y mettait d’ailleurs. Et puis, il y avait quelques réalisateurs qui faisaient du X par amour des femmes. Blake est de ceux-là. Et Night Trips étaient pas mal. Encore un truc de réalité distendue, puisqu’une nana se soumettait à des expériences avec électrode pour être étudié par deux chercheurs. Évidemment tout cela tournait autour du sexe. En fait, pour des films de cul, l’image était pas mal soignée, les délires franchement intriguant et qu’en plus, Night Trip a été élu meilleur film porno de tous les temps. Sauf qu’il a vraiment mal vieilli et que c’est bien dommage. Mais bon, j’ai commencé à m’intéresser à ce pan de sous culture cinématographique autrement que pour faire ce que l’on fait d’habitude à ce moment là. Même si le porno, depuis le commencement d’internet, ça devient vraiment n’importe quoi… et que pour trouver du vrai film intéressant et pas une saloperie de Gonzo de merde, faut s’accrocher..

Voilà, pour les 10 films. Il y en a pas mal d’autres qui sont sorti dans ses eaux là, que j’ai aimé plus tard. Donc, ça compte pas (comme les Terminator, Alien, Heat, L’impasse, ect, ect) ou même avant (Les indy, les Die hard pour le premier, Mad Max, ect, ect).

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A propos de l'auteur

Dextarian
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Le rédacteur ciné le plus prolifique (et je ne tiens pas à perdre ce titre!)

2 commentaires sur cet article



  1. avatar
     
    moine.dorothee

    Ok pour les listes et ok pour les films d’ado enfin maintenant y’a mieux…

    On pourrait également se dires qu’il y a des film sde « filles » et des films de garçons »!

    Oui, je suis toute à fait d’accord: il y a des film s « de filles » et des films de mec! Mais…

    Je développe:

    - Pour les films de filles genre celui-là pour en citer un récent:
    http://masoireedvd.over-blog.com/article-le-plan-b-avec-jennifer-lpoez-55526280.html
    Le sujet est un sujet de fille: l’amour, la grossesse etc, le genre de chose qui « barbe » les mecs!

    - Pour les films de mecs comme celui-là par exemple:
    http://masoireedvd.over-blog.com/article-sortie-dvd-du-moi-de-septembre-2010-l-immortel-56314384.html
    ou encore celui-là:
    http://masoireedvd.over-blog.com/article-expendables-unite-speciale-55654500.html

    C’est souvent action action, des voitures, des fesses, des voitures, des flingues, des voitures et de l’action de l’action et…de l’action!

    Alors maintenant que les producteurs on compris ce principe il s y vont soit à fond dans un de ces 2 domaines soit ils font comme maintenant , un mix: action romance/humour genre:

    http://masoireedvd.over-blog.com/article-sortie-dvd-du-mois-d-aout-le-chasseur-de-primes-vs-56139249.html

    Ce qui n’est pas forcément un gage de qualité car desfois à vouloir plaire à tout le monde..ben on fini par plaire à personne!!!


  2. avatar
     

    Ce qui me fait le plus mal, c’est que j’ai chroniqué ici les films que tu cites en exemple. Je suis d’accord avec toi, il y a des films pour filles d’un côté et des films pour garçons de l’autre.

    Le chasseur de prime n’a pas réussi à allier les deux, tout simplement parce que c’est un exercice assez périlleux et aussi parce que Gerard Butler n’est pas Hugh Jackman.

    Car depuis que j’ai appris que le succès de Wolverine le film, en France est dû en très grande partie par une population féminine qui s’est précipitée pour voir un film apparemment pour les mecs, je me dis qu’un film qui allie romance et action ne peut se passer d’un Jackman.

    Et l’amour la grossesse, ça me barbe pas forcément mais il faut avouer quand même que Lopez fatigue énormément dans ce film. Et que dans le genre romance/comedie/action, Crazy Night est un peu mieux fait.

    Sans compter et ça, c’est un reproche général faite aux comédies romantiques actuelle américaines, c’est qu’elles sont toutes calquées les unes sur les autres depuis Quand Harry rencontre Sally. On a juste améliorer la technique mais rien n’a bien bougé depuis.

    Après, niveau action/romance on peut citer un Mr. and Mrs Smith pour les filles qui n’aiment pas forcément que des trucs de filles. Il doit y en avoir beaucoup d’autres mais pour le moment, je vois pas.

    Et c’était plus des films d’ado, des films qui ont contribué, pour une infime part, à construire une personnalité. Maintenant, ça serait plus des fight club ou autres mais bon… j’étais déjà plus trop ado à ce moment là.



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