Duplicity de Tony Gilroy

Le 25 mars 2009 par Guilhem dans Espionnage

Notes

Réalisation
59%


Casting
60%


Scénario
45%


Photo
70%


Musique
65%


Intérêt
49%


Total Score
58%

58/ 100

Genre: , ,
 
Réalisation:
 
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Scénario:
 
Photographie:
 
Musique:
 
Pays:
 
Distributeur:
 
Date De Sortie:
 
Année De Production:
 
Durée: 122 minutes
 
Crédit photographique: Universal Pictures International France
 
par Guilhem
La critique

Après Michael Clayton, Tony Gilroy, scénariste de son état (les Jason Bourne dont La Mort dans la peau, Armageddon…) repasse derrière la caméra pour réaliser le film d’espionnage Duplicity, avec Julia Roberts et Clive Owen (dont on ne se passe plus dans le septième art depuis Les Fils de l’Homme), récemment vu dans L’Enquête – The International.

C'est dur de payer les factures pour Owen et Roberts

L’officier de la CIA Claire Stenwick (Julia Roberts) et l’agent des services secrets britanniques Ray Koval (Clive Owen) ont quitté leurs fonctions gouvernementales pour le monde bien plus lucratif des affaires où une véritable guerre froide sévit entre deux multinationales. Leur mission ? Obtenir le premier la formule d’un produit qui rapportera une fortune à son entreprise mère et écrasera la concurrence.

Pour leurs employeurs, le titan des affaires Howard Tully (interpreté par Tom Wilkinson) et l’arrogant chef d’entreprise Dick Garsik (Paul Giamatti), rien n’est hors limite. À mesure que les enjeux s’élèvent, que le mystère s’épaissit et que les coups deviennent de plus en plus sournois, le secret le plus complexe à élucider s’avère être l’attraction grandissante que Claire et Ray ressentent l’un pour l’autre. Alors qu’ils essaient de toujours garder une longueur d’avance, ces deux carriéristes solitaires trouvent leurs plans compromis par la seule donnée qu’ils ne parviennent pas à contrôler : l’amour.

Ne vous y trompez pas, le pitch de merde sur l’amour est en fait un pis aller. C’est finalement l’espionnage industriel qui est au centre de ce film, dont le twist final est d’ailleurs assez intéressant mais prévisible si on a l’habitude. Je me suis laissé prendre donc il y a de grandes choses que ça soit le cas pour d’autres.

Duplicity vaut également pour le duo Roberts/Owen qui décidément enchaine les films et les actrices à son bras. Après Watts, voilà donc madame un film par an qui lui tient la réplique dans ce jeu de dupe où tous les coups sont permis. L’histoire est basée sur la non confiance à tous les étages et ceux-ci entretiennent d’ailleurs des rapports ambigus à mesure que l’action avance. De la séduction à échafaudage d’un plan génial pour finir sa vie au soleil, les deux acteurs s’en donnent à cœur joie dans leurs échanges. Les flashbacks successifs sont d’ailleurs là pour bien appuyer le propos.

Duplicity est une incursion plus détendue pour Tony Gilroy, aux antipodes de son Michael Clayton où le réalisateur retrouve Tom Wilkinson l’acteur anglais célèbre pour ses nombreux rôles dans des plus ou moins grosses productions (The Dark Knight, Valkyrie, pour ne citer que les plus récents) ou des productions plus mineures (comme RocknRolla). C’est d’ailleurs lui et Giamatti qui campent le second duo d’acteurs, en à faisant des tonnes. Mais ce dernier est bien plus fun que le premier. Car oui, Roberts commence à devenir fatigante, il faut bien le reconnaitre. Sa façon de jouer n’a pas bouger d’un poil et malgré ses quelques apparitions ces dernières années, on ne peut pas vraiment dire qu’elle nous ait beaucoup manqué. Oui, c’est moche, mais la vie est moche.

Sans être un film révolutionnaire, Duplicity fera passer un petit moment, entre deux autres bons films. Enfin, entre deux films de série B, parce qu’il faut pas déconner non plus, s’il y avait autant de bons films, je passerai pas mon temps à parler des moyens et des mauvais.


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Guilhem
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1 commentaire sur cet article



  1. avatar
     

    [...] Il fait la part belle à l’acteur Paul Gimatti,  vu récemment dans Shoot’Em up ou encore Duplicity dont le personnage et l’acteur sont ici intimement liés, dans un univers à la [...]



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