Ce qui est bien avec Une Grande année, c’est que je connais le coin. Je savais qu’il était en préparation puisque la direction du film cherchait des figurants pour filmer certaines scènes. J’aurais pu y aller mais mon emploi du temps ne me le permettait pas. C’est bien dommage d’ailleurs, j’aurais bien aimer voir de près ce que donnait un film typiquement hollywoodien, même si Ridley Scott est anglais et que cela est tourné en France.


Max Skinner (Russell Crowe), un banquier d’affaires anglais, hérite du vignoble provençal où il passait autrefois ses vacances d’été aux côtés de son oncle. Il y retrouve Francis Duflot, le vigneron qu’il a connu enfant et qui veille depuis trente ans sur les cépages.
Alors qu’il prend possession de ses terres, Max apprend qu’il est suspendu suite à une de ses transactions douteuses. Il se résout à s’installer quelque temps dans la propriété. Sachant qu’un château et un vignoble peuvent valoir plusieurs millions de dollars si le vin est bon, il envisage de vendre. Pourtant, il faut se rendre à l’évidence : le domaine ne produit qu’une horrible vinasse.

Max commence peu à peu à goûter la douceur de la vie provençale, mais une jeune Californienne, Christie Roberts, débarque soudain et prétend qu’elle est la fille illégitime de l’oncle décédé, ce qui pourrait faire d’elle l’héritière du domaine…

Une Grande année n’est pas un grand film, je tiens de suite à annoncer la couleur. L’histoire est assez banale, sans être pour autant plate. En fait, l’intrigue tient en quelques lignes. C’est l’histoire d’un homme, un trader anglais sans foi ni loi, qui hérite d’un domaine viticole provençal à la mort de son oncle chez lequel il avait l’habitude de passer ses vacances d’été. Celui-ci va donc régler les affaires de succession, avec l’objectif de le vendre et tombe progressivement amoureux de l’endroit ou il se trouve, se remémorant par là même ses souvenirs d’enfance.
Bon il n’y a pas  à dire, ils ont vraiment tournée en Provence. le soleil a bien cette couleur, les filtres quoique bien cinématographiques, reflètent quand même assez bien cette image que je connais pour y vivre.. et le réal s’éclate à mort à filmer le brouillard qui nappe le Ventoux et ses environs.

Mais sorti de là, on a avec Une Grande année un film classique, une histoire d’amour, d’altruisme cher a ce qui fait une bonne intrigue.. Enfin dans le cas présent, j’ai eu du mal a bien accrocher, même si c’est on sort de là le cœur léger… Et puis après tout, on n’est pas obligé de voir des chefs d’œuvre à chaque fois qu’on décide de voir un film..

S’il reste chez vous un petit cœur de midinette, un petit brin caché d’espoir d’être charmé par des décors provençaux (malgré les petits clichés de base, qui sont de toute manière logique pour quelqu’un venant de la perfide Albion) et qui va faire débarquer encore par chez ici, Une Grande année est fait pour vous.  Pour les autres, Election 1 de Johnnie To sort cette semaine également.